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Entreprendre CCI du Lot n°181
Vallée du Lot et du Vignoble :
Lorsque l’on parle de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble, on pense d’abord au tourisme, au vignoble et à… l’oenotourisme. C’est oublier que l’industrie représente une des principales activités de ce territoire, avec environ 15 % des emplois. Explication.
La Communauté de Com - munes de la Vallée du Lot et du Vignoble (CCVLV) va fêter son 21e anniversaire. Cette collectivité est en effet née en 1996, comme la majorité des inter communalités de France. Première originalité de ce territoire : il cultive la rareté autant.
La Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble (CCVLV) va fêter son 21e anniversaire.
Cette collectivité est en effet née en 1996, comme la majorité des inter communalités de France. Première originalité de ce territoire : il cultive la rareté autant de 29 à 27 communes, après les départs de Caillac en 2008 et de Douelle en 2012. 17 000 HABITANTS POUR 27 COMMUNES Aujourd’hui, la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et
Un terroir industriel !

CCVLV et CCI : c’est reparti pour 2017 !

Fin 2015, la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble et la Chambre de Commerce et d’Industrie avaient signé une convention par laquelle la CCI du Lot prenait en charge la gestion des sujets économiques de la collectivité. Cette convention a été renouvelée fin 2016, pour toute l’année 2017. « Je le répète : je ne pense pas qu’il soit raisonnable pour des communautés de communes de notre taille de se doter de leur propre service économique, clame Serge Bladinières. Cela coûterait trop cher. Le fait de nous appuyer sur les savoir-faire de la CCI dans le domaine économique nous permet tout d’abord d’avoir un véritable maillage du département, à la fois pour diffuser et pour recueillir des informations. » Gérard Alazard, maire de Luzech et chargé du Développement Economique de la CCVLV, complète cet avis : « Nous ne pouvions pas rester seuls pour structurer nos actions dans ces domaines. La CCI nous apporte trois services essentiels : l’aide à la décision et la veille, notamment dans le domaine des transmissions-reprises d’entreprises ; l’aide au développement pour les entreprises qui constituent notre tissu industriel, à savoir exclusivement des TPE et des PME ; l’aide à l’export, ce qui concerne à la fois les vignerons et les industriels présents sur notre territoire ». « Nous souhaitons logiquement accompagner les intercommunalités et le Conseil Régional dans les domaines économiques, puisqu’ils montent en puissance sur ces sujets. Pour que cela soit bien fait, je considère qu’il faut établir une véritable relation de client à fournisseur, dans laquelle nous nous comportons comme un prestataire de services », explique Thomas Chardard, Président de la CCI du Lot. De fait, la CCI du Lot mène aujourd’hui des discussions avec des collectivités telles Labastide-Murat ou l’EPCI Cauvaldor (notamment au sujet de Cauvaldor Expansion, voir article en pages 26-27).

Serge Bladinières, Président de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble et Thomas Chardard, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot, en décembre 2016, lors de la signature du renouvellement de la convention de partenariat par lequel l’EPCI confie à la CCI du Lot la gestion de sujets économiques. 

 

Vallée du Lot et du Vignoble compte donc 27 communes membres et environ 17 000 habitants. « Nous sommes la troisième communauté de communes du Lot en nombre d’habitants et en dotation de l’Etat, explique Serge Bladinières, Pré si dent de cette collectivité (ndlr : en termes administratifs, on dit EPCI, pour Établissement Public de Coopération Intercommunale). Cela fait de nous un EPCI relativement conséquent, mais il n’est pas raisonnable de consacrer une part importante des deniers publics à la création de notre propre service économique. C’est ce qui explique en grande partie notre accord avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot (ndlr : voir ci-dessus). »

UN TERRITOIRE PLUS INDUSTRIEL
QU’IL N’Y PARAÎT

Le nom “Vallée du Lot et du Vignoble” présente le double avantage d’être attractif et de correspondre aux paysages que l’on peut apprécier sur ce territoire. On en prend effectivement “plein les yeux” avec ces défilés de vignes, de coteaux, de canyons, de crevasses et de rus. Ces points de vue admirables finissent par faire oublier que l’on se trouve sur une terre industrielle et industrieuse, qui a vu s’épanouir des fleurons tels que Franciaflex, Métal Formage, Albagnac, Ducastel, Virebent, M2I et bien d’autres, qui sont présentés dans les pages suivantes. A elles seules, les industries locales représentent 15 % des emplois. On ne trouvera pas de géant de l’industrie sur cette communauté de communes, tout comme on ne trouve pas une bourgade capitale : les trois principales sont Prayssac (environ 2 500 habitants), Puy- L’Evêque (environ 2 000 habitants) et Luzech (environ 1 800 habitants).

UN PEUPLEMENT ÉQUILIBRÉ

Ensemble, ces trois centres représentent un peu plus du tiers de la population de la communauté de communes. Le fait est suffisamment rare pour être souligné : l’activité du territoire ne dépend pas d’un seul et unique pôle qui réunirait une grande partie des habitants. Cette répartition équilibrée sur les 370 km2 de la collectivité a conduit les élus à travailler sur la création d’espaces de travail collaboratifs (aussi appelés “coworking”, ou “tiers lieux”). Pour les habitants, l’intérêt est de disposer près de chez eux d’un espace de travail bien équipé et disposant d’un débit Internet convenable sans avoir à se déplacer dans telle ou telle grande ville voisine. Ce type de structures répondrait aux besoins des travailleurs indépendants et des salariés qui cherchent à faire du télétravail dans de bonnes conditions, sans oublier que ces lieux peuvent également être utilisés pour dispenser des formations.

TROIS TIERS LIEUX EN 2017
Trois espaces de travail collaboratifs devraient ainsi voir le jour en 2017, à Luzech, Prayssac et Puy- L’évêque. Les plans sont prêts. « Ils feront en moyenne 150 m2, explique Gérard Alazard, Vice- Président de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot etdu Vignoble en charge du développement économique et maire de Luzech. Chacun de ces lieux disposera d’un espace de travail, d’un coin “confidentialité”, d’une salle de réunion, d’une petite cuisine, mais aussi d’une terrasse. Pour mener à bien ce projet, nous travaillons de façon étroite avec Lot Numérique, créé par le Conseil Départe men tal. » En l’occurrence, il faut noter que les intercommunalités du département détiennent 50 % des voix pour chacun des votes de Lot Numérique. De plus, il faut noter que Gérard Alazard n’est pas novice dans le domaine du numérique : il a mené l’essentiel de sa carrière chez Hewlett-Packard, l’un des leaders mondiaux du secteur, pour lequel il s’est notamment occupé de l’un des principaux clients de “hp” : Airbus.

UN BASSIN D’EMPLOIS DYNAMIQUE

Il n’y a pas de très grandes entreprises sur la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble, ce qui peut être un avantage. Le territoire voisin de Fumel, dans le Lot-et-Garonne, a eu du mal à se remettre d’aplomb après la lente agonie de l’ancien géant industriel Pont-à-Mousson, qui employait plus de 3 500 salariés, dont des habitants de cette partie de l’ouest du Lot. La Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble compte plus de 2 400 entreprises, toutes issues des catégories TPE ou PME. «Même si nous avons la chance d’avoir un taux de chômage inférieur aux moyennes nationale et départementale, l’emploi est une priorité et nous avons lancé voici quelques mois, à l’automne 2016, un site Internet dédié :
www.emploi.cc-lot-vignoble.fr », rappelle Gérard Alazard. Par ailleurs, cette communauté de communes compte quatre zones d’activités : à Castelfranc, à Luzech, à Prayssac et à Puy-L’évêque. Elle devrait en compter deux de plus si les projets de Sauzet et de Villesèque aboutissent.

VERS UNE “PHÉROMONE VALLÉE” ?

Aerospace Valley, IoT Valley (Inter - net des objets), Mecanic Vallée, Touristic Vallée(s), Acous tique Vallée… : l’Occitanie ne manque pas centres de compétences. La région pourrait bien ajouter une corde à son arc du côté de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble. Concrètement, il s’agit de ce que l’on nomme déjà la “Phéromone Vallée”, qui se formerait autour de la jeune entreprise innovante M2i, Grand Prix de l’Innovation de France en 2015 (voir Entre prendre n° 183, pages 42 et 43). Que sont les phéromones ? En résumant les différentes définitions disponibles, ce sont des substances chimiques comparables aux hormones, émises par la plupart des animaux et certains végétaux, qui agissent comme des messagers entre les individus d'une même espèce. Autrement dit, si l’on arrive à produire ces phéromones, comme le fait M2i, on arrive a éliminer de façon écologique des insectes nuisibles comme la chenille processionnaire du pin, le ver de la vigne ou la pyrale du buis ! C’est un marché immense dont le centre pourrait être situé dans le Lot. « Il ne faut pas laisser passer cette opportunité, déclare Serge Bladinières. Nous y veillons et nous y veillerons ! ».






Gérard Alazard, maire de Luzech et en charge du Développement Economique à la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble, indique que trois espaces de travail collaboratif seront créés en 2017 à Luzech, Prayssac et Puy-L’évêque.




L’oenotourisme au coeur de la communauté

Comme son nom l’indique, la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble est un territoire idéal pour évoquer le vin (80 % des terroirs de l’AOC “Cahors” y sont regroupés). L’oenotourisme ne se limite pas à la visite des caves et du vignoble. Ce ne sont que de petites parties des sessions. Dans les faits, l’oenotourisme recouvre également des initiations à l’analyse sensorielle, à la sommellerie, aux techniques de la vigne et du vin, à la classification des vins, à la connaissance des terroirs… Au final, s’il faut retenir un chiffre, c’est celui-ci : en moyenne, 90% des visiteurs participant aux sorties oenotouristiques achètent du vin. De plus, avec l’essor du commerce électronique, une majorité d’acheteurs renouvelle ses commandes sur Internet après la visite. Pour les vignerons le gain est évident. Au fil des années (l’oenotourisme s’est fortement développé sur ce territoire depuis 5 ans), il apparaît également que l’oenotourisme bénéficie aussi aux autres activités du terroir concerné : les musées, la restauration, l’hôtellerie, les randonnées organisées… sans oublier la vinothérapie. 

 

Densité de population :

un rapport de 1 à 8 A priori, ce rapport de 1 à 8 peut sembler important. Il n’en est rien : des différences bien plus importantes sont constatées sur d’autres territoires. Il faut rappeler que le record du monde est détenu par Monaco, avec 18 866 habitants au kilomètre carré. En France, Versailles, à l’ouest de Paris, compte 3 264 hab./km2. Dans ce contexte, la plus dense des communes de la Communauté de la Vallée du Lot et du Vignoble, Prayssac, apparaît peu peuplée : 104 hab./km2, soit 30 fois moins que Versailles. Les deux autres plus grandes villes de la communauté de communes, Puy L’évêque et Luzech, ne présentent pas une densité de population très importante, avec respectivement 77 et 79 hab./km2. A titre de comparaison, on compte plus de 300 hab./km2 à Cahors et environ 280 à Figeac. Certes, la collectivité compte deux communes très peu peuplées, Bélaye et Floressas, avec 12 hab./km2, mais la moyenne pour les 27 communes est de 40 hab./km2, ce qui est supérieur à la densité de population du département (33 hab./km2).

Transmission-reprise : un enjeu communautaire

La transmission et la reprise des entreprises est un enjeu qui concerne la quasi-totalité des bourgs de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble. De nombreuses transactions sont en cours dans tous les secteurs d’activité. C’est un domaine sur lequel la Chambre de Commerce et d’Industrie a l’habitude d’intervenir, pour conseiller et accompagner les cédants comme les repreneurs. Par ailleurs, la CCI est active dans les secteurs de la gestion prévisionnelle des emplois (GPE), qui concerne tout particulièrement les activités connaissant de fortes différences de besoins en fonction des saisons, notamment dans l’hôtellerie-restauration, le tourisme, mais également les entreprises artisanales.


Franciaflex, fabricant de fenêtres PVC à Luzech, se spécialise dans la rénovation 

Repreneur du fabricant Noël Menuiseries en 2012, le groupe Franciaflex a spécialisé l’unité de production de Luzech dans la fabrication de fenêtres en PVC. 

Dans le Lot, la fabrication de menuiseries et de meubles en bois a connu son apogée au milieu du XXe siècle. C’est à ce moment, en 1949, qu’est créée l’entreprise Noël Menui se - ries, par Louis Noël, à Lagardelle, près de Prayssac. Celle-ci se développe grâce à un positionnement alors peu commun : la fabrication de fenêtres et de persiennes en bois, principalement pour le marché de la restauration. A la fin des années 1980, Noël Menuiseries doit faire face à la concurrence de plus en plus forte des fabricants utilisant de nouveaux matériaux, comme le PVC et l’aluminium. L’entreprise est alors dirigée par la fille de Louis Noël, Marie-France, et par son époux, Jean-Claude Brugalières. Elle prend alors le virage de la fabrication de menuiseries en PVC, mais l’évolution ne se fait pas sans difficultés. L’entreprise tente alors une première diversification. En 2000, elle investit dans les bâtimentsd’une ancienne usine (fabrication de meubles de style) installée à Luzech, SIAQ Créations. La situation financière de l’entreprise ne s’arrange pas : en 2003, Noël Menui series est revendue à Madinvest, holding née dans le nord de la France et réunissant plusieurs fabricants de menuiseries. L’entreprise connaît alors plusieurs années de forte croissance. En 2010, alors que ses effectifs culminent à 130 salariés, Noël Menuiseries commence à ressentir le recul du marché des fenêtres, amorcé en 2008.


Le site de Luzech est spécialisé dans les menuiseries en PVC et emploie aujourd’hui 44 personnes.

NOUVEAU DÉPART EN 2012

La holding Madinvest ne parvient pas à résister à ces turbulences : elle dépose le bilan et cède l’unité de production de Luzech au groupe Franciaflex en 2012. Outre le fait qu’il reprend une bonne partie des effectifs de Noël Menuiseries, le groupe Franciaflex présente plusieurs atouts déterminants. Le premier, c’est qu’il annonce qu’il disposera à la fin de cette transaction de cinq sites de production en France : en Breta gne, dans le Loiret, dans l’Yonne, dans l’Isère et, donc, dans le Lot. 100%de la production de Franciaflex (environ 500 000 produits cha - que année) sont ainsi fabriqués en France. Cet aspect a été déterminant. Le second point fort, c’est que Franciaflex affiche plus de 50 ans d’expérience dans le domaine des fenêtres, des stores, des volets et des portes et que son expérience l’a justement convaincu de maintenir la spécialisation du site de Luzech dans le domaine des fenêtres sur-mesure en PVC. Enfin, cette reprise permet de maintenir plus de quarante emplois à Luzech, alors que l’activité menaçait de disparaître complètement en 2012, ce qui n’aurait pas surpris grand monde, tant le marché français de la fenêtre a été malmené ces dernières années.

FENÊTRES : – 20% EN HUIT ANS

Pour mesurer le niveau d’activité du marché des fenêtres, on mesure traditionnellement le nombre de fenêtres posées dans l’Hexagone. Le chiffre est en baisse continue depuis 2008. Voici huit ans, on posait plus de 11 millions de fenêtres en France. En 2015, on en n’était plus qu’à moins de 9 millions, soit une baisse de 20 %. Dans ce contexte général dégradé,  le site de Franciaflex à Luzech dispose de plusieurs spécificités avantageuses. La première, c’est que le site est dédié à la fabrication de fenêtres “sur-mesure”. La précision est importante : l’unité de production Franciaflex de Luzech ne vend pas ses produits aux clients finaux, mais aux professionnels du bâtiment. Ensuite, le groupe Franciaflex a misé sur cette unité de fabrication de Luzech. Ainsi, en 2013, 900 000 euros ont été investis dans l’outil industriel. En 2016, Franciaflex devient propriétaire des bâtiments à Luzech (dont il était locataire jusqu’à présent) : 13 000 m2, dont 6 000 m2 dédiés à la fabrication. Concrètement, l’unité de production de Luzech n’utilise pour l’instant qu’une partie de sa capacité : elle pourrait passer de 35 000 menuiseries par an à 55 000 (soit passer de 140 à 250 par jour) si elle était utilisée à plein !

CERTIFICATIONS ET FORMATIONS : FRANCIAFLEX LUZECH EN POINTE

Les autres investissements notables de Franciaflex dans le Lot concernent la certification du site et la formation des salariés. L’unité de Luzech est ainsi certifiée Socotec et CSTB / NF. Par ailleurs, l’entreprise a fait appel au service formation de la CCI du Lot pour que certains de ses salariés suivent les cursus de SST (Sauveteur Secouriste du Travail) et de CACES (Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécu - rité) “Ponts Roulants”. « Nous sommes aujourd’hui le deuxième employeur à Luzech, explique Philippe Ratinier, Direc - teur du site. La formation initiale de nos salariés est finalisée par une période d’adaptation aux process de l’entreprise, qui dure en général trois mois. Nous tenons par ailleurs à ce que nos salariés vivent à Luzech et dans les villages environnants. Enfin, nous constatons que le niveau d’activité s’améliore légèrement, ce qui est une grande satisfaction ».


Noël Menuiseries (groupe Franciaflex) maintient sa production de portes d’entrée.


Franciaflex Luzech en bref •

Création : 1949 sous le nom Noël Menuiseries (repris en 2012 par Franciaflex).
• Effectif : 44 salariés. • Activité principale : fabrication de fenêtres sur-mesure en PVC.
• Production 2016 : environ 35 000 menuiseries (500 000 pour l’ensemble du groupe et ses sept sites de production en France). 
Hostellerie Clau del Loup Douceur de vivre et gastronomie lotoise revisitée 
Nichée dans le vignoble lotois, l’Hostellerie Clau del Loup cultive la philosophie du bien vivre. A savourer sans modération ! 

Le Clau del Loup c’est d’abord l’histoire d’un coup de coeur. Le coup de coeur de Richard Rousselle, dirigeant d’une entreprise industrielle en Allemagne, pour une propriété à l’abandon nichée dans le vignoble lotois, qu’il rachète en 1991. Douze ans plus tard, après d’importants travaux de restauration de l’élégante bâtisse XIXe et le réaménagement du parc et des jardins de la propriété, l’Hos tellerie Clau del Loup accueille ses premiers clients. L’esprit de la maison ? Un cadre chaleureux, où se mêlent élégance et simplicité. En rez-de-chaussée, la bâtisse bourgeoise s’ouvre sur une vaste salle voutée au décor soigné (fresque murale inspirée de l’école vénitienne, cheminée en pierre de taille, tables de bois nappées de coton blanc…), donnant sur une terrasse ombragée qui invite à la douceur de vivre. A l’étage, une seconde salle flanquée d’un jardin d’été offre une vue plongeante sur le parc verdoyant et la piscine de l’établissement.




L’établissement propose cinq chambres de charme, meublées et décorées avec soin dans des couleurs chaudes ou des tonalités pastel.


Une oasis de verdure et de quiétude autour de la piscine chauffée, invitant à la détente et au repos.


UNE CUISINE CRÉATIVE ET GOURMANDE, DES SPECTACLES MUSICAUX


L’Hostellerie Clau del Loup propose cinq chambres de charme, toutes différentes. Côté restauration, le jeune chef Jérôme Munoz et sa brigade invitent à déguster une cuisine créative et gourmande, inspirée de ses origines quercynoises (Pot au feu de foie gras ; Tournedos de magret de canard IGP et son jus corsé aux senteurs des sous-bois…), et mâtinée d’influences méditerranéennes. Ainsi, la carte qui change au rythme des saisons fait notamment la part belle au poisson : Carpaccio de Saint-Jacques marinées et Lan - goustines snackées aux épices de Sète ; Cabillaud rôti et son jardin d’automne, Dorade sébaste, artichaut barigoule... En semaine le midi, l’établissement propose une gamme de menus compris entre 29,50 € et 58 €, ainsi que deux formules du jour à 14 € (entrée, plat, dessert) et 21 € (entrée, plat, fromage, dessert, 1/4 de vin, café). Une soirée par mois (deux en juillet/ août), l’Hostellerie Clau de Loup ouvre une scène aux artistes, régalant ainsi ses convives d’un spectacle gratuit de chansons françaises ou de musique slave... « Lissée sur l’année, notre clientèle s’équilibre entre 50 % de Français et 50 % d’étrangers. En particulier, nous accueillons de nombreux Bel - ges et Britanniques. Nous avons par ailleurs développé une offre de séjours (Découverte ou Evasion) qui séduit de plus en plus de Toulou - sains pour le week-end », précise Richard Rousselle, qui emploie aujourd’hui dans son établissement une équipe de 14 salariés, dont trois apprentis.

Diversification réussie pour l’Armurerie Salcet 
Au cours des dix dernières années, cette armurerie traditionnelle a développé ses compétences dans la conception-réalisation de matériel de capture animalière. C’est aujourd’hui le seul fabricant français de projecteurs hypodermiques professionnels. 

Hervé Salcet est entré en 2000 dans l’entreprise fondée par son père, Christian, en 1995 et dont il est aujourd’hui le dirigeant. Sous son impulsion, cette armurerie traditionnelle a investi en quelques années un nouveau marché de pointe : la fabrication de projecteurs hypodermiques et d’accessoires de capture animalière. Ainsi en 2009, l’Armurerie Salcet rachète le fabricant stéphanois Multipro pul seurs, dont elle distribuait déjà les produits (projecteurs hypodermiques, munitions, fléchettes…). « Nous avons pris le pari d’investir sur ce marché de niche. En l’occurrence, cette diversification était nécessaire pour compenser la baisse chronique de notre activité traditionnelle liée à la chasse », explique Hervé Salcet.

 EFFET DE GAMME

Pour se développer, l’entreprise complète sa gamme de projecteurs hypodermiques à gaz chaud autour de son produit phare, le Bergeron Jet. Parallèlement, elle lance une nouvelle gamme de projecteurs à air comprimé baptisés Captor. « Nous concevons et réalisons l’ensemble de ces équipements dans notre atelier de Prayssac et nous fabriquons nous même nos propres fléchettes à la marque Swift », souligne Hervé Salcet. En 2017, deux nouveaux modèles de projecteurs hypodermiques viennent enrichir le catalogue de l’entreprise. Le Bergeron N tout d’abord, fruit de deux ans de recherche et développement, qui a été présenté en avant première en octobre 2016 au Sommet européen de l’élevage à Clermont- Ferrand. Autre produit vedette : le très “design” Captor S12, propulseur hypodermique au gaz CO2, offrant une précision optimisée et une distance de tir jusqu’à 70 mètres. « Nous commercialisons exclusivement nos produits auprès de la clientèle professionnelle : nous équipons des pompiers, des policiers, des vétérinaires, des éleveurs, des parcs animaliers…, reprend le dirigeant de l’Armurerie Salcet, seul fabricant français de propulseurs hypodermiques. Nos principaux concurrents sont américains, danois, allemands… ». De fait l’entreprise lotoise commercialise aujourd’hui ses équipements sur l’ensemble du territoire national, en Europe (Suisse, Espagne, Por - tu gal, Belgique…) et jusqu’en Australie et en Nouvelle-Zélande. « Il y a deux ans, cette activité représentait 50 % de notre chiffre d’affaires, contre 70 % aujourd’hui. Elle devrait à terme générer l’essentiel de nos revenus », conclut-il.



Les modèles phares de projecteurs hypodermiques conçus et réalisés par l’entreprise prayssacoise.

Portraits de savoir-faire
Métallurgie, cosmétique, tourisme, services à la personne… les compétences réunies sur le territoire de la Communauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble vont bien au-delà du vin de Cahors, qui a été et reste le porte-étendard de ce terroir. Panorama. 

Un fringuant trentenaire ! (Sauzet)
En 2017, Albagnac Solution d’étiquetage souffle sa trentième bougie.


Cette année 2017, cela fait 30 ans que la société Albagnac fabrique des machines à étiqueter. Implantée au coeur du vignoble de Cahors, ses premiers clients ont logiquement été les vignerons. Depuis 2005, les défis ont changé. La société s’est engagée sur d’autres marchés que le vin, comme l’agro - alimentaire, la chimie et plus récemment la cosmétique. Cette évolution est une réussite. Le secteur “industrie” représente aujour - d’hui 45 % du chiffre d’affaires et affiche de belles perspectives.




L’entreprise, transmise du père à son fils en 2012, compte aujour - d’hui 48 salariés et prévoit de s’étendre sur son site de Sauzet, afin de faire face à son développement et disposer sur un même lieu de son atelier de production, de son stock et de ses bureaux. En 2016, la société a eu l’opportunité de remporter un marché décisif sur la base de solutions techniques avancées gageant d’une ingénierie de pointe. Il s’agissait d’une machine à étiqueter les tubes de mascara, commandée par le leader européen du secteur “vernis et mascara”. Aujourd’hui, elle conçoit des étiqueteuses pilotées par caméra et prévoit de participer prochainement au plus grand salon mondial du cosmétique, Cosmoprof à Bologne. Pour la société Albagnac, le prochain challenge est le développement de son chiffre d’affaires à l’export. Dans le domaine des “vins et spiritueux”, elle travaille déjà avec trois autres spécialistes français amis et complémentaires, avec lesquels ils ont créé “l’Alliance Made in France”. Cette structure permet de proposer une prestation complète pour des lignes de production complexes, depuis la dépalettisation des bouteilles vides, le rinçage, le remplissage, le bouchage, l’étiquetage, jusqu’à la mise en carton.

Métal Formage : une entreprise méconnue (Puy L’Evêque)

Les savoir-faire de Métal Formage ne datent pas d’hier : elle les peaufine depuis sa création, voici plus de 40 ans. Depuis Puy L’Evêque, l’entreprise a rayonné dans l'Europe entière grâce à ses compétences reconnues dans les domaines de la tôlerie et de la chaudronnerie. Parmi ses clients, on compte notamment des représentants de la Défense, du ferroviaire, des véhicules industriels ou du maritime. En l’occurrence, le plus gros chantier de Métal Formage en 2016 a concerné le “petit” frère du plus grand paquebot du monde : Har - mony of the Sea. De fait, l’adjectif “petit” semble peu approprié, car Métal Formage a construit et livré les 2 000 balcons du navire. L’en - treprise compte actuellement plus de 40 salariés. La liste des prestations proposées par Métal Formage est longue, mais on peut notamment citer la découpe laser, le pliage, l’emboutissage, le soudage (y compris par robot), le traitement de surface, la peinture et le montage. Si l’année 2017 s’annonce plus calme en termes de cadences de production, l’année 2018 s’annonce d’ores et déjà très occupée avec une commande très importante toujours issue des chantiers STX de Saint-Nazaire.

ESAT de Boissor : le brillant “touche-à-tout” (Luzech)
L’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Tra - vail) fête cette année 2017 son 50e anniversaire. Cette structure créée à l’origine par la Mutua - lité Sociale Agricole accompagne aujourd’hui 158 personnes en situation de handicap au sein de l’ESAT. L’association Mutualiste Agricole de Boissor, qui gère aujourd’hui cette structure ainsi  que les cinq autres établissements médico-sociaux, emploie plus de 140 salariés, ce qui en fait le principal employeur de la Com mu - nauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble. Au fil des décennies, l’ESAT a développé dix activités sur une vingtaine d’hectares : imprimerie, maçonnerie, blanchisserie, pâtisserie, caisserie, horticulture, conditionnement, sous-traitance, signalétique et nettoyage automobile.

« En 2016, au niveau de l’ESAT, nous avons réussi à la fois à poursuivre la politique d’investissement et d’amélioration des conditions de travail, et à consolider des activités récentes comme la signalétique ou l’activité de nettoyage automobile, que nous assurons aussi bien dans nos locaux de Luzech que dans des garages de Cahors, explique Christophe Caudrillier, Directeur du domaine de Boissor. Pour 2017, nos deux principaux projets sont l’ouverture d’un magasin qui proposera les produits de Boissor au sein d’ateliers rénovés et un rôle de pilote dans l’expérimentation des produits fabriqués par M2I BioControl à Parnac. » Les produits de M2I seront notamment utilisés au sein de la pépinière de l’ESAT.

Laboratoire Ducastel : une expansion continue (Castelfranc)
Spécialiste des produits capillaires, le labora toire Ducastel n’a cessé de grandir depuis son implantation dans le Lot, au milieu des années 1970. Actuel - lement, le site fait travailler 102 personnes, ce qui fait de l’entreprise le plus important employeur de la commune et des environs. « En 2016, le fait le plus marquant a été l’extension du site, explique Clément Vignaud, Directeur du laboratoire Ducastel. La surface a  été agrandie de 5 000 m2 et les chaînes de production ont été modernisées.

Cela a représenté un investissement de 7 M€ pour notre maison mère, le groupe Alès, sans qu’aucune aide locale ou européenne n’ait été reçue. » Ces investissements permettent à l’usine de Castelfranc de devenir l’une des plus modernes d’Europe dans son secteur d’activité et de préparer sa croissance. Voici exactement 20 ans que le groupe Alès a racheté le laboratoire Ducastel. “Subtil”, la marque phare du laboratoire Ducastel, est peu connue du grand public car elle est réservée aux professionnels de la coiffure : elle est distribuée par environ 150 grossistes en France et une vingtaine à l’étranger. Le laboratoire Ducastel va donc continuer à embaucher, notamment en vue de développer la part des exportations dans son chiffre d’affaires : elle est passée de 20% en 2013 à 24 % en 2016, pour un chiffre d’affaires global de 24 M€.



Pépinières Passedat : le jardin dans tous ses états (Luzech) 

Le parcours des pépinières Passedat est une belle histoire, telle que celles que l’on aime conter au coin du cantou. En effet, depuis 2011, Lucie, arrière-petite-fille du fondateur, s’investit pour poursuivre le développement de l’entreprise auprès de ses parents. C’est donc la quatrième génération de paysagistespépiniéristes qui accueille les visiteurs, tant pour la vente de végétaux que pour l’aménagement ou l’entretien des jardins. «Nos activités actuelles sont toutes orientées sur “le bien être au jardin”, explique Denis Passedat, avec la vente au détail de tous les végétaux et accessoires nécessaires au jardin. Ces végétaux sont essentiellement issus de notre production locale, dans un souci constant de respect de l’environnement. Pour partager notre savoir faire, nos pépinières organisent des ateliers gratuits permettant de s’initier ou de se perfectionner dans les techniques du jardinage (entretien, tailles, mise en place de massifs…). Pour la création des jardins, une palette très riche de services est proposée, allant des clôtures et portails aux abris de jardin en passant par les allées, les installations d’arrosage et d’éclairage, les fontaines et bassins, les terrasses en bois, pavés, ou carrelages et, bien sûr, les plantations et pelouses. Quel que soit le projet, les pépinières Passedat ont des solutions à offrir pour aider dans la conception puis l’aménagement de ces espaces de vie. Parce qu’un jardin vit et nécessite des attentions régulières, l’entreprise propose également d’entretenir les jardins dans le cadre de contrats ou d’interventions ponctuelles : taille et élagage, tonte, taille de haie, nettoyage et remise en état. » Forts d’une vingtaine de collaborateurs spécialisés dans les diverses techniques du jardin, les Pépinières Passedat font le nécessaire pour accompagner leurs clients dans leurs projets.

Rose Pression : l’invention pétillante (Prayssac)








Parmi les principaux, citons la politique de prix bas adoptée par toutes les enseignes de la grande distribution, la baisse constante de la consommation des ménages, la réduction drastique du nombre de festivités organisées par les comités des fêtes, où encore le niveau trop élevé des charges en France, ce qui nous empêche de réduire nos prix ! » Il est vrai qu’en petit fût, le prix au litre reste supérieur à 4 €. Dans ce contexte, le dirigeant s’est résolu à abandonner l’une des trois composantes de sa gamme, le Blanc Pression (aromatisé à la pêche), les volumes de ventes n'étant pas suffisant pour en maintenir une rentabilité correcte et la production est retombée à 80 000 litres par an. «Nous cherchons à étendre notre zone de commercialisation qui s'est, à ce jour, restreint au seul Sud-Ouest, zone historique. En attendant un rebond de l’activité, nous avons ramené l’effectif à trois personnes, au lieu de quatre en 2012, mais je reste convaincu du formidable potentiel de ce produit », conclut Thomas Beauvillain. 

Oenologue reconnu, Thomas Beauvillain s’était installé à Puy L’Evèque dès 2004. Audacieux, il lance en 2007, à la surprise générale (nous sommes au coeur du vignoble de Cahors), un apéritif pétillant à base de vin. C’est la naissance du Rose Pression, cocktail aromatisé à la framboise peu alcoolisé (6°), qui fête cette année son 10e anniversaire. Pourtant, Thomas Beauvillain n’est pas satisfait. Durant les cinq premières années, la croissance de la petite entreprise de vins pétillants est remarquable et remarquée : la production est multipliée par 5 (passant de 20 000 à 100 000 litres par an), la gamme s’étoffe (avec un Blanc Pression à la pêche et un Bleu Pression au curaçao. Mais, depuis deux ans, le Rose Pression ne trouve pas de nouveaux débouchés commerciaux et ses ventes stagnent, voire diminuent légèrement. « Tous nos interlocuteurs reconnaissent que le produit est innovant et apprécié mais une conjonction de facteurs a freiné le développement de Rose Pression.

Le Caveau de Vinovoialie Côtes d’Olt : plein les sens ! (Parnac)
Le nouveau caveau de la cave Vinovalie sur le site de Côtes d’Olt a ouvert ses portes début mai 2015. Avec une superficie de 180 m2, ce caveau charme par son architecture très originale : les murs, du sol au plafond, sont noirs ; les lumières sont tamisées, un bar magistral trône au centre de l’espace, pour donner une ambiance feutrée et intime. Au fond du caveau, une immense baie vitrée permet de surplomber le chai d’environ 900 barriques. A partir de début 2016, les responsables de l’endroit ont mis en place une série d’animations qui couvrent l’ensemble de l’année, afin de fidéliser sa clientèle et, surtout, pour faire découvrir ce nouvel  espace de dégustation et de vente. Parmi les moments forts de 2016, on peut citer l’animation “Vins et Truffes” (février), en présence de l’écrivain Jean-Pierre Alaux et du chef Pascal Bardet (désormais deux étoiles au Guide Michelin), le rendez- vous “Vins et Chocolat”, en présence du chocolatier Roland Perrin de Cahors (avril), l’exposition de voitures de collection pour la fête des Pères (juin), les Repas Gourmands musicaux en extérieur en juillet et en août, le repas Halloween en octobre, la sortie du vin primeur en novembre…





En 2017, le caveau des Côtes d’Olt sera notamment animé par un nouveau rassemblement de voitures de collection (en mai), par la célébration des 70 ans de la cave coopérative des Côtes d’Olt (17 juin), par un Repas Gourmand extérieur musical (18 juillet), par une animation exotique associée à un Repas Gourmand extérieur musical (22 août) ou encore par une Balade Gourmande de 8 km au départ du Château Les Bouysses (10 septembre) et par un repas “Os de canard”/Halloween (31 octobre). « Il s’agit d’un nouveau caveau dans le sens où il est né d’un réaménagement, mais nous avons voulu changer l’esprit du lieu pour lui donner un aspect “lounge”, agréable et sympathique, qui donne envie aux visiteurs de s’attarder dans cet endroit, explique David Girard, Président des Côtes d’Olt. Le pari semble être relevé car le nombre de visiteurs a progressé de 25% par rapport à l’ancienne configuraton et l’image de marque du vignoble s’est améliorée. Enfin, les trois appellations représentant Vinovalie sont présentes : cette nouvelle boutique est un lieu de partage et de découverte ».

Alpha Organics : le créateur de “Mon Carré Nat” (Mauroux)

L’histoire d’Alpha Organics démarre en 2014. C’est avant tout une histoire humaine qui réunit six hommes et femmes aux compétences complémentaires et aux expériences réussies de plus de 15 ans dans le “bio”. Leurs domaines de compétences couvrent aussi bien l’écodéveloppement d’ingrédients que l’écoconception et la fabrication de produits cosmétiques. Ils partagent tous les mêmes valeurs fondatrices, à savoir le respect de l’homme, de l’environnement et des animaux. En fait, l’activité de fabrication de produits cosmétiques à Mauroux a débuté quasiment 10 ans plus tôt, dès 2007, à l’initiative de Patrick Zeugschmitt. L’entreprise s’est spécialisée dans la formulation de produits cosmétiques bio, allant jusqu’à leur fabrication et leur conditionnement, mais toujours pour le compte d’autrui et jamais à sa marque propre. Cette stratégie a montré ses limites lorsque le plus gros client a décidé de fabriquer lui-même ses propres produits. Les commandes au laboratoire Zeugschmitt ont baissé de moitié. N’arrivant pas à redresser le volume de commande, la situation financière a empiré jusqu’au dépôt de bilan de l’entreprise, en 2013. A ce moment, à l’initiative de Christian Golden, client du laboratoire depuis plusieurs années, six associés ont décidé de reprendre l’entreprise de Mauroux avec une nouvelle stratégie. « Nous continuons à fabriquer en marque blanche, explique Christian Golden, mais nous avons aussi créé notre propre marque, “Mon Carré Nat”, qui connaît un succès grandissant tant au niveau local que sur le plan national. Nous fabriquons sous cette marque des produits d’hygiène et des produits cosmétiques “Bio” et “Vegan”. Pour 2017 et les années à venir, nous souhaitons aller plus loin dans cette démarche et développons de nouvelles gammes de produits à base de produits locaux, comme le safran, le kiwi, le raisin ou la feuille de vigne. » Rénové, le laboratoire emploie désormais trois personnes à Mauroux et trois autres à l’échelle nationale, notamment dans les domaines commerciaux et administratifs.

 

 

 

 

Un multiple rural en vue (Saint-Martin-le-Redon) 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas Saint- Martin-le-Redon, c’est un pittoresque village situé à l’extrême ouest de la Commu - nauté de Communes de la Vallée du Lot et du Vignoble. Alors qu’il comptait près de 1 000 habitants à la fin du XVIIIe siècle, on en dénombre aujourd’hui un peu plus de 200. Pour aller faire leurs courses ou pour se dépanner de quel - ques victuailles, les habitants de la commune n’ont d’autres solutions que de se rendre à Montayral, dans le département voisin du Lot-et- Garonne, ou de faire quelques kilomètres supplémentaires pour rejoindre Duravel, Puy L’Evèque, voire Fumel. Or le village comptait encore plusieurs cafés et commerces voici quelques décennies. Cette situation a donné à l’équipe municipale l’idée d’acheter une maison au centre du bourg pour en faire un multiple rural et éviter aux autochtones comme aux visiteurs (Saint-Martin-le-Redon est au croisement des GR 36 et 652) de faire de la route. « Le projet concerne 300m2, sur trois niveaux de 100m2 chacun, explique le maire de la commune, Roger Lassaque. Cela nous permettra de proposer à la fois une petite épicerie, un bar, un restaurant et environ cinq chambres d’hôtes, ce qui serait apprécié à la fois par les locaux et par les touristes. » Pour l’heure, l’équipe municipale travaille à rassembler les subventions nécessaires à la réalisation du projet. « Il devrait voir le jour en 2018 mais plusieurs candidats ont déjà déclaré leur intérêt pour le projet », conclut Roger Lassaque. 

M2i : l’éclaireur de la Phéromone Vallée (Parnac)









 M2i est ce que l’on peut appeler une startup “mûre” : l’entreprise va fêter ses cinq ans et entrer dans la catégorie des “jeunes entreprises innovantes”. Elle a été récompensée par le Grand Prix de l’Innovation du Ministère de l’Environnement fin 2015. Pour - quoi ? Parce qu’elle a conçu et fabrique des solutions écologiques pour lutter contre les insectes nuisibles, comme la chenille processionnaire du pin, le ver de la vigne ou la pyrale du buis (voir Entreprendre n° 183, p. 42-43). Dans ce contexte, elle s’est notamment installée à Parnac, dans une partie de l’ancienne unité d’embouteillage des Caves d’Olt. Un an après l’arrivée de M2i dans le Lot, on commence à parler de la constitution d’une “phéromone vallée”, qui créerait un trait d’union entre la nouvelle Aqui taine et l’Occitanie. Où en est-on aujourd’hui ? « En un an, nous avons commencé à nous approprier les lieux en installant une machine à remplissage et un espace de stockage froid, explique Olivier Guerret, vice-président de M2i en charge du BioControle. Par ailleurs, nous avons gagné en notoriété à l’étranger en remportant le Business Award for environment de la Commission Européenne 2016 - 2017. Cela nous a permis de développer nos exportations vers l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, mais également vers le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne ! » Un autre point qui favorise le développement de M2i et de la Phéromone Vallée est l’évolution de la réglementation. La loi Labbé interdit l’usage des pesticides aux collectivités et espaces publics depuis le 1er janvier 2017 et prévoit la suppression de la vente de pesticides pour les particuliers à partir du 1er janvier 2019. La réduction drastique des usages de pesticides en agriculture à l’horizon 2020 est également un objectif affiché des pouvoirs publics. L’utilisation de produits du type de ceux que proposent M2i va donc se généraliser et créer de gigantesques débouchés.

Virebent : la porcelaine qui monte (Puy L’Evêque) 

APuy L'Evêque, l’entreprise Vire bent est une institution. Fondée en 1924, l’entreprise a employé plus de 120 salariés, au milieu du siècle dernier. Les crises économiques et la concurrence étrangère ont eu raison de l’usine lotoise. Elle était au bord de la faillite en 1998, lors - qu’elle été reprise par Frédérique Caillet, officiellement en 1999. Après avoir traversé une période difficile en 2007-2008, l’entreprise a retrouvé le chemin de la croissance et a clôturé le différend juridique qui l’opposait au maire de la commune. « Cette procédure a mobilisé notre énergie pendant sept longues années, mais c’est désormais terminé et nous pouvons nous consacrer entièrement à ce que nous savons faire de mieux, concevoir et fabriquer des créations originales et appréciées par des clients “haut de gamme”, ce qui nous a notamment permis d’obtenir le label “Entreprise du Patrimoine Vivant”, ajoute Frédérique Caillet. L’année 2016 s’est bien passée, puisqu’elle s’est achevée sur une croissance de 50 % du chiffre d’affaires et la création de deux nouveaux emplois. « L’année 2017 a débuté sous les mêmes bons auspices et nous prévoyons d’ores et déjà de recruter deux nouveaux salariés cette année », conclut Frédérique Caillet. 


V-Lot : louée soit l’assistance électrique (Albas)

Le siège social de V-Lot est situé à Albas, mais l’essentiel de son activité commerciale est réalisée à Cahors, en face de l’embarcadère du bateau Le Fénelon et à quelques mètres du pont Valentré. V-lot livre également sur les lieux de résidence dans la vallée du Lot entre Prayssac et Cahors. Lorsqu’il crée l’entreprise, au printemps 2016 (voir Entreprendre n° 185, p. 56- 57), Frantz Manier a deux intuitions : la première est que la montée en puissance du vélo à assistance électrique en France en est juste à ses débuts ; la seconde est que le département du Lot est doté d’un paysage à la fois plein de charme et très accidenté. De fait, seuls les cyclistes aguerris sont en mesure de parcourir les reliefs du Lot. « J’ai développé deux activités distinctes, qui rencontrent toutes deux un succès appréciable, explique Frantz Manier. La première concerne les particuliers et peut inclure la remorque pour les enfants, les sacoches, les casques, les antivols ou les guides de visite fournis par Lot Tourisme. La seconde concerne les professionnels, soit pour organiser des journées d’excursion, “Incentive” (V-Lot dispose d’une flotte de 12 vélos à assistance électrique), soit pour organiser des locations de plus longue durée, à l’année, et personnaliser les cycles aux couleurs de l’entreprise (campings, hôtels…). » A titre indicatif, la location d’un vélo à assistance électrique est facturée 35 € pour la journée, les nouvelles batteries Bosch des VAE Moustache (fabriqués en France), assurent désormais une autonomie théorique de 100 kilomètres. « Pour l’instant, aucun client n’a atteint cette limite de 100 km », conclut Frantz Manier.