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Entreprendre CCI du Lot n°181

Pôle Commercial de Vayrac : une offre de proximité complète et résistante
Le village de Vayrac est doté d’atouts déterminants, dont le charme de son patrimoine et son dynamisme démographique. Il a ainsi pu développer une offre commerciale de proximité complète. Ces derniers mois, le commerce local a toutefois dû faire face à une baisse importante de la fréquentation, principalement liée aux travaux routiers qui incitaient à éviter le centre du bourg. Dans ce contexte peu favorable, les commerçants ont dû faire preuve d’une capacité de résistance remarquable.

Vayrac compte aujourd’hui environ 1 350 habitants. C’est 200 de plus que dans les années 1970. Le dynamisme démographique est l’un des atouts forts de ce village. Un autre atout du bourg est son charme et la richesse de son patrimoine architectural, dont l’église Saint-Martin, classée puis plus d’un siècle. Un programme d’aménagement et d’embellissement de la place du Fort, des rues et cheminements piétons, réalisé il y a cinq ans, a bien mis en valeur les espaces et les commerces. Commune de plus de 1 000 habitants située la plus au nord du Lot, Vayrac est très proche de la Corrèze (quelques kilomètres), à une demi-heure de Brive-la-Gaillarde. Pourtant, c’est un pôle commercial important, avec une offre de proximité quasi complète, limitant ainsi fortement l’évasion commerciale.

L’association des commerçants, artisans et professions libérales de la commune assure un rôle essentiel dans l’animation du village depuis de nombreuses années. La nouvelle présidente, élue en mars 2016, est Véronique Leroux, qui tient l’épicerie fine “Saveurs des Terroirs”. L’association compte désormais plus de 70 adhérents. « Nos principales actions cette année ont été l’organisation de cinq repas-concerts durant l’été, certains jeudis, ou encore le lancement de la “Semaine Folle”, du 10 au 15 de chaque mois, de juin à octobre, qui permettait aux clients entrer dans le village, l’association a fait poser des banderoles aux entrées de Vayrac avec la mention “80 professionnels vous accueillent” ». Le commerce de Vayrac peut par ailleurs compter sur la forte proportion des maisons secondaires (28% de l’ensemble des logements de la zone de chalandise). « Les propriétaires de maisons secondaires sont des clients très fidèles et cela permet au commerce local d’être moins dépendant des flux touristiques », précise Véronique Leroux. Cela amène au sujet qui a préoccupé tous les commerçants entre avril et octobre 2016 : les travaux routiers. La route étant coupée à la sortie de Vayrac, des panneaux de signalisation incitaient les automobilistes à éviter le centre du bourg. Pour certains commerçants, le manque à gagner a été jusqu’à 30 % sur la période. « Cette situation a été pénalisante pour le commerce comme pour l’animation de Vayrac, car les travaux ont eu lieu durant le printemps et l’été, souligne Véronique Leroux. On ne pouvait pas trouver plus mauvais moment ! » Les professionnels du commerce veulent oublier cette période compliquée pour les affaires et préfèrent penser à l’avenir. Vayrac doit retrouver son rythme d’activité et l’association des commerçants, artisans et professions libérales (ACAPL) prépare déjà les actions pour les fêtes de fin d’année.

DES FLEURS ET DES COLIS Julie Chaumeil est fleuriste à Vayrac depuis 14 ans. Elle a changé d’emplacement voici trois ans pour s’installer au centre du village et mettre le magasin plus en avant. « Le métier de fleuriste est très exigeant, surtout dans les zones rurales, précise la commerçante. Cela explique sans doute que j’ai peu de concurrence locale : les fleuristes les plus proches sont situés à Martel ou aux Quatre- Routes. » Comme tous les commerçants vayracois rencontrés, elle estime que le fait de compter de nombreuses résidences secondaires est une chance pour la commune et pour son pôle commercial. « Les propriétaires de résidences secondaires sont pour la plupart très attachés au commerce local et ils génèrent chaque fois qu’ils viennent une activité additionnelle considérable », estime la fleuriste de Vayrac. Par ailleurs, elle a intégré le réseau de livraison de fleurs à domicile ’Florajet’. Depuis cinq ans, le magasin est également point de retrait de colis par le réseau “Pick-up”. L’activité est loin d’être anecdotique dans une commune de cette taille. « Cela représente en moyenne une centaine de livraisons par semaine. Il est fréquent que les personnes qui viennent chercher un colis en profitent pour acheter des fleurs ! »


# en haut : Véronique Leroux, Présidente de l’association des commerçants, artisans et professions libérales de Vayrac, devant son épicerie fine “Saveurs des Terroirs”.
#en bas : Julie Chaumeil, fleuriste à Vayrac depuis 14 ans, a développé une activité de relais-colis qui lui permet d’augmenter le flux de clients
Le chantier de la RD 720
Les travaux sur la route “RD 720” portaient sur la sécurisation de la circulation entre Saint-Michel-de-Bannières et Vayrac, notamment avec la rectification de plusieurs virages et carrefours sur ce tronçon. Initialement, les travaux auraient dû avoir lieu durant l’automne 2015 et l’hiver 2015-2016, ce qui permettait de ne pas trop pénaliser le commerce à Vayrac. Dans les faits, diverses complications ont conduit à reporter ces travaux jusqu’au printemps 2016, ce qui a privé le centre de Vayrac d’une grande partie de la circulation pendant le printemps et l’été 2016, considérés comme les plus fortes saisons et les travaux n’ont été terminés qu’en septembre 2016. Concrètement, le système de déviations mis en place a incité les automobilistes à éviter le centre de Vayrac pendant plusieurs mois, ce qui a notamment pénalisé l’axe principal de Vayrac vers Brive-la-Gaillarde : l’avenue d’Uxellodunum et le début de la voie appelée « route de Brive », juste avant la RD 720.
Attention travaux ! Un dialogue indispensable…
La réalisation des travaux sur la voie publique entraîne généralement de fortes perturbations sur l’activité des commerces. Bien sûr, les travaux sont nécessaires et nul ne le conteste, mais il est indispensable pour les représentants des collectivités responsables desdits travaux de prévoir une phase de communication, plusieurs semaines avant le début des chantiers. Cela permet aux professionnels d’anticiper les difficultés en adaptant leur activité en fonction des travaux ou de prévoir des périodes de congés.

Daniel et Cathy Lage, pâtissiers

« Nous remercions tout d’abord les clients de venir acheter nos produits », expliquent Daniel et Cathy Lage, qui tiennent la pâtisserie installée sur la place principale du village. Voici 30 ans qu’ils ont créé cette entreprise artisanale. En 30 ans, le couple a vu le village évoluer et observé les changements dans le commerce en fonction des comportements de la clientèle. « Nos horaires ont également évolué. Nous sommes désormais ouverts jusqu’à 13 heures à la mi-journée et, le soir, nous baissons rarement le rideau avant 19 heures 30 ! La clientèle est de plus en plus motorisée et il faudrait réfléchir au stationnement et à la rotation des voitures avec des parkings de courte durée. Autre point : il faut rappeler que les propriétaires de résidences secondaires représentent un bon complément de chiffre d’affaires, non seulement en période estivale, mais aussi pendant les week-ends longs et les vacances scolaires le reste de l’année ».
UNE OFFRE ALIMENTAIRE COMPLÈTE
La population de Vayrac est bien servie en commerces alimentaire avec un supermarché, un magasin de producteurs, deux boulangeries, une pâtisserie, un bouchercharcutier, un commerce de produits régionaux et épicerie fine, auquels il faut ajouter le marché hebdomadaire du jeudi et des commerçants non sédentaires. Les professionnels sont bien implantés dans la commune et sont attachés à leur territoire comme le montrent les trois témoignages qui suivent.


La pâtisserie de Daniel et Cathy Lage a fêté son trentième anniversaire durant l’été 2016.
»"Après les travaux routiers qui ont affecté l’activité entre avril et septembre 2016, les commerçants et artisans ont une démarche offensive pour retrouver leur niveau d’activité."

la suite est : graf/cci/entreprendre/185-html/E185_mdweb

UN ÉTAT D’ESPRIT POSITIF
D’autres commerçants ont été contactés dans le cadre de cet article, axé sur les conséquences de travaux sur l’activité d’un pôle commercial : restaurateur, toiletteur pour animaux domestiques, quincaillier... Tous les avis convergent : les travaux ont fragilisé ce pôle commercial. Maintenant que les travaux sont achevés, le commerce
vayracois se tourne vers l’avenir et espère retrouver l’ensemble des clients ainsi que son niveau d’activité...

Pour compenser la baisse du niveau d’activité, la boulangerie de Nathalie et Frédéric Tronche a développé une activité
de dépôt de pain qui lui permet d’être également présente à Turenne, à Bétaille et à l’Hôpital Saint Jean (Sarrazac).

Nathalie et Frédéric Tronche, boulangerspâtissiers

A quelques dizaines de mètres de là, sur l’avenue qui était directement concernée par les travaux, on trouve la boulangerie tenue par Nathalie et Frédéric Tronche. Dans son cas, la baisse de l’activité a été beaucoup plus importante. « Cela a été principalement sensible d’avril à juin, précise Nathalie Tronche.

Cela fait 18 ans que nous sommes installés à Vayrac. Nous avons donc logiquement connu des hauts et des bas en ce qui concerne le niveau d’activité, mais les longs travaux d’aménagement routiers ont été très perturbants pour une partie de nos clients qui, craignant de prendre la route de déviation, ne venaient plus chez nous… Depuis la réouverture de la route, on a senti une reprise qui nous rassure et nous sommes heureux de revoir nos clients. Cette période nous a permis de resserrer les liens entre commerçants et artisans et au sein de notre association. » Cette boulangerie approvisionne trois dépôts de pain dans les communes voisines : l’épicerie de Turenne en Corrèze, le multiservices de l’Hôpital Saint-Jean à Sarrazac et l’épicerie de Bétaille.

Une boucherie créée en 1885 !
Vayrac peut s’enorgueillir d’avoir l’une des plus anciennes boucheries du Lot. Elle a en effet été créée voici plus de 130 ans, en 1885. En janvier 2016, David Calmon a succédé à son père Jean-Pierre (avec lequel il travaille depuis 2009). La “Maison Calmon” en est ainsi à la sixième génération. C’est la seule boucherie dans le village et si les travaux routiers ont eu un impact sur l’activité du magasin, les professionnels préfèrent parler de la transmission et de l’avenir de l’entreprise. En fait, la boucherie a diversifié son activité avec l’arrivée de David en 2009. Celui-ci, quatre ans de formation au lycée hôtelier et deux ans au CEPROC à Paris (Centre Européen des Professions Culinaires), a eu ses premières expériences professionnelles chez des traiteurs de renom à Paris et sur la Côte d’Azur. Depuis un an, il a fortement développé le rayon traiteur. Par ailleurs, il a créé un site internet (www.calmon-traiteur.fr) et communique à travers les réseaux sociaux (page Facebook). De ce fait, son champ d’intervention dépasse les limites de la zone de chalandise et s’étend sur les départements limitrophes.

 

La boucherie Calmon a débuté son activité en 1885 et David (à droite) devient le représentant de la sixième génération à tenir ce commerce en succédant à son père Jean-Pierre.

Vayrac, le commerce et les services

Si Vayrac peut compter sur son patrimoine architectural pour attirer les chalands, il est également riche de vitrines soigneusement aménagées.

Vayrac est un pôle commercial de proximité complet avec tous les commerces et services pouvant satisfaire les besoins de la population locale et assurer l’accueil d’une clientèle touristique en période estivale.
• Secteur alimentaire (avec point de vente) : un supermarché, un magasin de producteurs, deux boulangeries, une pâtisserie, un boucher-charcutier, un commerce de produits régionaux et épicerie fine.
• Secteur habillement et textile : trois magasins de vêtements et accessoires du vêtement.
• Secteur santé beauté : une pharmacie, quatre salons de coiffure, trois instituts de beauté, une activité de bien-être, un ambulancier, un audioprothésiste.
• Automobile et équipement du foyer : deux garages, deux stationsservice, une fleuriste, une quincaillerie-arts de la table, une activité d’informatique.
• Cinq restaurants, pizzeria, activités de restauration rapide.
• Autres activités : deux agences bancaires, deux agences immobilières, des assurances, un commerce d’antiquités, un toiletteur pour animaux, une auto-école, une librairie-presse… En outre, le village compte deux terrains de campings (deux et trois étoiles) et des villages-vacances. Cela représente une cinquantaine d’activités de commerce et de services avec un point de vente. Ces entreprises sont dirigées majoritairement par des femmes
(55 % des dirigeants sont des femmes).

Le village compte cinq commerces de restauration (restauration traditionnelle,
à thème et rapide).

Vayrac a complété son offre de services avec l’ouverture, début 2016 d’un salon de toilettage pour chiens et chats, Coiff’Toutou, située avenue d’Uxellodunum. Flora, le nouvel artisan, est satisfaite de son début d’activité et s’est très bien intégrée dans le commerce local (elle a notamment intégré l’association des commerçants).

 

La quincaillerie “Les Galeries Vayracoises” propose, outre les produits de bricolage et d’entretien, une gamme d’articles de décoration et d’arts de la table “Maison à vivre”.

La zone de chalandise de Vayrac

La zone de chalandise (ou d’attraction commerciale) est le secteur géographique sur lequel se situe la population potentielle susceptible de venir effectuer tout ou partie de ses achats chez les commerçants de la ville (voir la carte ci-dessus).
Cette zone est découpée en secteurs auquels sont attribués des taux d’emprise selon les caractéristiques et la nature des produits. Elle se compose de dix-huit communes (voir le tableau) qui totalisent 7 699 habitants, soit environ 3 000 ménages. A cela, il faut ajouter la clientèle des 1 181 résidences secondaires qui vient occasionnellement dans les commerces locaux.

 

Action de la CCI du Lot
L’Observatoire du commerce et de la consommation,
proposé par le réseau des CCI, permet d’analyser le marché et le tissu économique local.

Commerce de centre-ville : la bonne dynamique de Cahors
A contre-courant du phénomène de vacance commerciale (proportion de magasins vides), qui progresse d’années en années dans les centresvilles des petites et moyennes agglomérations françaises, Cahors affiche une belle vitalité. Explications et portraits de ces nouveaux commerçants cadurciens qui viennent enrichir l’offre locale, contribuant ainsi à renforcer le dynamisme et l’attractivité du coeur de ville.

Les chiffres témoignent bien de cette évolution du paysage commercial. Ainsi selon l’Observatoire de la Fédération Procos*, la vacance commerciale (soit la proportion de magasins vides) s’est de nouveau accrue dans les centres-villes entre 2014 et 2015, passant en moyenne de 8,5 % à 9,5 % du parc de locaux commerciaux. En fait, régulièrement depuis 2012, cette proportion bondit d’un point chaque année. Le phénomène est particulièrement sensible dans les coeurs d’agglomérations de moins de 50 000 habitants, où le taux moyen de vacance commerciale a dépassé le seuil des 11 % l’an dernier. En cause : de nombreux facteurs induisant un affaiblissement de la demande (diminution ou stagnation de la population des centres - villes, baisse des revenus…), mais également le développement de nouvelles formes de commerces et l’accroissement continu du parc de surfaces commerciales. « En France, depuis les années 2000, le parc de surfaces commerciales croit à un rythme deux fois plus rapide (+ 3% par an) que celui de la consommation (+ 1,5 %) », souligne ainsi l’étude la Fédération Procos.

(*) La Fédération Procos (Fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé) regroupe 260 enseignes en France.

CAHORS : UN CAS D’ÉCOLE ?

Pour autant, si les centres-villes de nombreuses agglomérations voient le commerce décliner au profit des zones de périphérie, Cahors ne s’inscrit pas dans cette tendance.

En partie, en raison des caractéristiques géographiques de la ville, insérée dans une boucle de la rivière Lot et entourée de collines. Deux “obstacles” naturels qui ont permis de contrôler le développement commercial en périphérie et de maintenir un équilibre entre les trois principaux pôles commerciaux de l’agglomération (centre-ville / Route de Toulouse / ZA de Labéraudie). Aujourd’hui, 70 % des commerces et des services dotés d’un point de vente sont installés dans le coeur de ville de Cahors, où le taux de créations et de reprises reste dynamique et qui séduit régulièrement de nouvelles enseignes nationales de commerce associé.

Ainsi, nous vous proposons de découvrir dans le cadre de cet article les portraits de ces nouveaux commerçants qui ont fait le choix de s’installer en centre-ville, contribuant ainsi à enrichir l’offre proposée et à renforcer l’attractivité de la zone.

DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL : DES ENJEUX FORTS…

Bien sûr, le coeur de ville de Cahors ne manque pas d’atouts pour séduire la clientèle. A commencerpar le patrimoine architectural de son secteur sauvegardé. “Ville d’Art et d’Histoire” depuis 1998 et comptant deux monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco (le Pont Valentré et la cathédrale), la cité lotoise attire en effet chaque année de nombreux visiteurs qui viennent abonder le chiffre d’affaires du commerce local. De manière intrinsèque, cet atout patrimonial confère au centreville de Cahors un certain nombre de spécificités avec lesquelles les commerçants doivent composer : des magasins de petite taille (moins de 100 m2 en moyenne), des rues étroites pénalisant l’accessibilité des commerces pour les livraisons ou encore des difficultés de stationnement qui empoisonnent la vie des clients.

 

… ET DES DÉFIS À RELEVER


Si les initiatives prises par la municipalité (notamment la nomination d’un manager du commerce il y a une dizaine d’années, la mise en place de navettes gratuites ou encore plus récemment la gratuité des parkings du centreville le samedi), sont jugées positives par les professionnels, ces derniers estiment avoir plus que jamais besoin de conditions favorables pour développer (ou maintenir) leur volume d’affaires. En d’autres termes, disposer de beaux magasins, de bons produits et d’un réel savoir-faire est une condition essentielle, mais plus suffisante, pour attirer des clients en centre-ville.

Un commerce dynamique, oui mais…

Ces deux dernières années, le Centre de Formalités des Entreprises de la CCI du Lot a enregistré sur Cahors plus d’une centaine de mouvements de commerces ou de services avec un point de vente (reprises d’activités avec changements de propriétaires ou créations de nouveaux commerces). De nouveaux commerçants et de nouvelles enseignes viennent ainsi étoffer l’offre commerciale de la ville. Cela ne signifie pas pour autant que le commerce de Cahors ne connait pas de difficultés. Comme partout en France, le commerce traditionnel est touché par le développement du e commerce et doit s’adapter aux nouveaux comportements d’achat. Cahors offre des rezde-chaussée d’immeubles occupés par des magasins esthétiques et bien achalandés, ce qui est bénéfique pour l’image de marque et l’ambiance de la ville. Mais il faut rappeler que beaucoup de commerçants travaillent seuls et que les chiffres d’affaires ont tendance à stagner, voire à régresser.

Cette corporation a besoin d’être soutenue et encouragée. Pour se développer, le commerce nécessite un environnement favorable (accessibilité du centre ville, stationnement, circulation, signalétique, communication…) et les questions sur la fiscalité locale et le coût des loyers commerciaux devront faire l’objet d’une plus grande attention. Elaboré sur la base d’une étude de terrain, le Diagnostic du commerce réalisé en juin 2016 par la CCI du Lot**, égraine des pistes de réflexion et des propositions destinées à favoriser le développement commercial au coeur de Cahors. Il souligne notamment la nécessité de développer le dialogue avec les commerçants, de les associer davantage aux projets d’aménagements et de travaux sur l’espace public, d’imaginer ensemble des actions de communication et des animations, ou encore de rester vigilent sur les questions de fiscalité et l’évolution des loyers commerciaux.

Plus largement, le fonctionnement du commerce dans la ville s’inscrit aujourd’hui dans le cadre d’une réflexion globale sur développement économique du territoire et passe nécessairement par la mise en oeuvre de stratégies et d’actions mutualisées, impliquant des secteurs aussi divers que l’habitat, la mobilité, la culture ou le tourisme.

(**) L’Observatoire du commerce et de la consommation de Midi Pyrénées, mis en place par le réseau des CCI de Midi- Pyrénées, permet d’établir des études sur les flux de consommation des ménages et fournit des informations sur la situation et l’évolution du commerce. La CCI du Lot propose dans le cadre de partenariats avec des collectivités locales de réaliser des études et des diagnostics commerciaux. A la demande du Grand Cahors, un diagnostic a été réalisé dans le courant du premier semestre 2016. Contact : Service Appui aux entreprises (secteur Commerce) -
Tél. 05 65 02 35 27

Barber Shop surfe sur un métier qui revient en force
C’est après avoir obtenu son Bac technologique qu’Elie Célarié, originaire de Cahors, a décidé de donner libre cours à sa passion : la coiffure. Il s’oriente alors vers la formation en apprentissage et obtient son CAP puis son BEP de coiffeur, assorti d’une spécialisation de barbier. « J’ai eu l’occasion de découvrir l’art du rasage à l’ancienne lors de mes voyages à l’étranger, aux Etats-Unis et au Maghreb, raconte-t-il. En juillet 2015, j’ai saisi l’opportunité d’ouvrir mon propre salon à Cahors, où il n’y avait pas de coiffeurbarbier. Ces dernières années pourtant, la barbe redevient très tendance, notamment chez les jeunes de 16 à 35 ans qui représentent une bonne partie de ma clientèle. L’activité de barbier génère aujourd’hui 50 % de mon chiffre d’affaires, soit autant que la coiffure ». Elie Célarié, qui maîtrise parfaitement la technique traditionnelle du rasage et du modelage de la barbe, manie avec dextérité blaireau, rasoir “coupe-choux” et ciseaux. Il accompagne sa prestation de soins complémentaires, comme l’application de serviettes chaudes. « Le fait d’être installé en centre-ville est incontestablement un atout pour mon activité, car le passage y est important, notamment les mercredis et samedis, jours de marché. L’été, je travaille également très bien avec les touristes, en particulier les britanniques et les néerlandais très férus de barbes », se félicite-t-il en conclusion.

BARBER SHOP
75, rue Joffre – 46000 Cahors
Tél. : 05 81 70 56 04
https://fr-fr.facebook.com/Barber-shop-cahors-405898672926904/

Les Citadines, la chaussure passion

LES CITADINES
18, boulevard Gambetta -– 46000 Cahors
Tél. : 05 65 23 47 13

A la tête de la boutique de prêt-à-porter “La Foly en Douce” (rue du Portail Alban) depuis 2007, Martine Samson a ouvert en novembre 2014 le magasin “Les Citadines”, donnant ainsi libre court à sa passion pour les chaussures. « J’ai cherché un local pendant trois ans avant de trouver mon bonheur sur le boulevard Gambetta », explique la commerçante. Refaite à neuf et décorée en collaboration avec des artisans lotois, sa petite boutique très cosy offre un parfait écrin pour des collections élégantes constamment renouvelées.

« Je suis à l’écoute des dernières tendances de la mode féminine. Concrètement, j’effectue plus d’une vingtaine de déplacements par an pour visiter des salons professionnels, assister à des défilés de créateurs, à Paris, à Bordeaux ou à Toulouse », poursuit Martine Samson. La boutique présente plus d’une cinquantaine de références de chaussures griffées Luciano Padovan, Repetto, Sessun, Free Lance… Quant à la “Citadines Touch” ? « C’est un mélange de styles branché et classique, piochés dans tous les univers de mode. Car il est important d’avoir du choix, de proposer des hauteurs et des styles différents, pouvant plaire aux jeunes comme aux femmes d’âge plus mûr », estime la commerçante. La boutique, où est employée une vendeuse, présente également quelques accessoires “branchés” et une petite ligne de prêt-à-porter chic et originale.

Casino Shop : une grande épicerie en centre-ville
Le concept du Casino Shop est de développer en centre ville un magasin franchisé, dimensionné à la taille de l’agglomération. A Cahors, le magasin lui-même occupera une surface relativement modeste : 140 m2 (325 m2 avec les bureaux, les espaces de stockage, etc.). Le projet a été lancé par François Sol, Lotois revenu dans le département après plusieurs décennies passées à Paris en tant que restaurateur.
A son retour, il avait pris les rênes du bureau de tabac “Le Balto” et s’était impliqué dans la vie commerçante locale : Président de l’association des commerçants cadurciens Cahors Actif, élu à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot, Président de l’association “Bouge Cahors” (en charge de l’organisation de la patinoire de décembre pendant cinq ans). Cet automne 2016, il relève un nouveau défi en créant un magasin qui sera ouvert 7/7 jours (de 8 h à 20 h, du lundi au samedi, et de 8 h 30 à 13 h le dimanche). Le magasin est installé au 67 boulevard Gambetta. « Cette position en plein coeur de la ville est un atout et nous voulons fidéliser les clients en leur donnant la possibilité de manger sur place sur des mange-debout, et même de réchauffer leur plat grâce au four à micro-ondes que nous mettons à leur disposition », explique François Sol. En plus de François Sol et de son épouse Vivianne, deux personnes viennent compléter l’effectif de ce Casino Shop. « La création de ce magasin ne remet pas en cause le supermarché Casino, qui est intégré au groupe, alors que nous allons, grâce à notre statut de franchisé, avoir un circuit d’approvisionnement différent ! »

CASINO SHOP
67, boulevard Gambetta – 46000 Cahors

Armand Thiery habille les hommes chics et tendance

ARMAND THIERY
65, rue Foch – 46000 Cahors
Tél. : 05 65 20 57 34
www.armandthiery.fr

Précédemment occupé par la jeanery “Myriam Gutman”, le numéro 65 de la rue Foch abrite depuis juin 2016 la première boutique lotoise Armand Thiery. Avec plus de 430 magasins, cette enseigne du commerce associé (appartenant au groupe Deveaux) s’affiche aujourd’hui comme l’une des références du prêt-à-porter. « La société connaît un développement régulier aussi bien en centre-ville qu’en périphérie des agglomérations, car les deux approches sont complémentaires, souligne Pierre-Alexandre Godard, Animateur Commercial Toulouse / Côte Basque de l’enseigne Armand Thiery. Historiquement spécialisée dans la confection pour homme, notre enseigne s’est ouverte au prêt-à-porter féminin avec la création d’Armand Thiery Femme dans le courant des années 90, puis de Toscane (spécialiste des grandes tailles) en 2007. Notre magasin de Cahors, qui est dédié à la mode masculine, emploie trois salariés, dont un directeur et deux vendeuses. On peut y découvrir des collections d’un excellent rapport qualité/prix, pour les hommes de tous âges, déclinées en version ville (costumes, vestes, chemises, cravates, manteaux…) et en version sportswear (T-shirts, polos, jeans, pantalons de toile, parkas, blousons…). »
Carré blanc, rien que du beau linge !

Enseigne internationale, fédérant 250 magasins dans le monde, dont 160 en France, la marque Carré blanc n’était pas représentée à Cahors. C’est désormais chose faite. « Il y avait une véritable attente et beaucoup de Cadurciens se rendaient à Montauban pour trouver les produits de la marque Carré blanc », explique Claude Pélissier qui, après avoir travaillé 25 ans dans le secteur du linge de maison, a ouvert en août 2016 son magasin franchisé aux couleurs de Carré Blanc. Installée rue Foch, l’enseigne décline éponges (serviettes, draps de bain, peignoirs…), linge de maison (nappes, torchons…) et de literie (housses de couette, taies d’oreillers…), ainsi qu’une ligne bébé et enfant. « Nous proposons des produits haut de gamme à des prix attractifs. Notre marque de fabrique : des matières de belle qualité, des finitions soignées, un design artistique original, reconnaissable entre tous, et une forte dynamique de créativité, sachant que nous proposons de nouveaux thèmes toutes les deux semaines », poursuit la commerçante.
Autre particularité : Claude Pélissier dispose de l’équipement et du savoir-faire pour réaliser elle-même des broderies personnalisées sur le linge de ses clients.

CARRÉ BLANC
86, rue Foch – 46000 Cahors
Tél. : 09 67 87 06 56
www.carreblanc.com

« Le commerce de centre-ville offre une relation de proximité privilégiée avec la clientèle, souligne-t elle. Grâce à l’enseigne Carré blanc, nous sommes également visibles sur Internet et pouvons proposer à nos clients le service Click & Collect, qui leur permet de réserver un article en ligne et de le retirer en boutique dans l’heure qui suit ».

 

Maison à vivre, l’art de bien vivre chez soi

MAISON À VIVRE
Rue Fondue-Haute – 46000 Cahors
Tél. : 05 65 22 75 44
www.maison-a-vivre.com

Forte d’une expérience de plus de 30 ans dans le secteur de la distribution des ustensiles de cuisine, Fabienne Mention a ouvert en mai 2016 le magasin “Maison à vivre”, situé rue Fondue Haute (entre la mairie et la Maison de la Presse). Le concept : proposer à la clientèle tous les ustensiles indispensables pour bien vivre dans sa maison, ainsi que les conseils de professionnels. « Le culinaire constitue le coeur de notre offre. Nous avons travaillé le chaînage de prix pour répondre aux besoins d’une clientèle variée, composée de personnes de tous âges et de toutes catégories socioprofessionnelles », précise la commerçante, qui emploie un salarié. En vedette sur les rayonnages du magasin robots de cuisine et machines à expresso côtoient cocottes et casseroles colorées.

On y trouve également des accessoires design et des produits malins comme ces petits cubes de glaçons sans eau en granit du Sidobre ou de Bretagne. « Nous mettons l’accent sur la qualité des produits », précise Fabienne Mention, qui distribue notamment les marques KitchenAid, Magimix, Barbantia, Cristel, Leonardo… Proposant environ 3 000 références, la boutique comprend aussi un rayon de petit électroménager et un espace droguerie (“Le petit coin qui sent bon”), où l’on peut notamment redécouvrir les produits ménagers naturels utilisés par nos grand-mères, ou encore de jolis petits savons au lait de brebis.

Elle sera complétée d’ici la fin de l’année par un espace dédié aux arts de la table et à la décoration. « Je crois fondamentalement au commerce de proximité et je n’imaginais pas m’installer ailleurs qu’en centre-ville », conclut la commerçante, dont le magasin est prolongé par un espace extérieur lui permettant d’être visible depuis le boulevard Gambetta.

 

Olea Bio Cosmétiques, pour les belles au naturel

Infirmière depuis 25 ans dans le Lot-et-Garonne, Valérie Spoladore a décidé fin 2015 de se tracer une nouvelle voie professionnelle. Sensibilisée aux risques liés aux substances nocives qui entrent dans la composition de nombreux produits du quotidien, dont les cosmétiques, elle a mûri son projet pendant près d’un an. « Habitant Montaigu-de-Quercy, je venais de temps en temps à Cahors, que je trouve jolie et animée. J’ai eu l’occasion de voir “mourir” un certain nombre de centres-villes, mais ce n’est pas le cas ici », témoigne la commerçante.
Installé au 91 boulevard Gambetta (précédemment occupé par le magasin de jouets “Bulle de jeux”), Olea Bio Cosmétiques a ouvert ses portes le 14 septembre 2016. Le concept : une ligne de produits de beauté, de bien être et de cosmétique bio, pour les femmes, les hommes, les enfants et les bébés. « Nous avons sélectionné une quinzaine de marques françaises sur la base de critères très qualitatifs.

OLEA BIO COSMÉTIQUES
91, boulevard Gambetta – 46000 Cahors
Tél. : 05 81 70 43 26
www.oleabio-cosmetiques.com


Nous proposons une gamme de produits d’hygiène et de soins du visage et du corps (shampoings, gels douche, dentifrices, infusions de bains, soins anti-âges, maquillage…), ainsi qu’une ligne de parfums, Acorelle, créée par les Laboratoires Odysud dans le Lot-et- Garonne » poursuit Valérie Spoladore. Parmi les références d’Olea Bio figurent également le lotois Laboratoires Phyt’s et la société montalbanaise Ibbeo, qui conçoit et fabrique des cosmétiques certifiés sous le label Nature & Progrès.

Biocoop Cahors, l’enseigne 100% bio essaime près de la cathédrale

BIOCOOP CATHÉDRALE
75, place Clément Marot – 46000 Cahors
Tél. : 05 65 24 14 00
www.biocoopcahors.com

Implanté depuis 2007 chemin de Belle Croix, Biocoop Cahors, dirigé par Denis et Sophie Pacaud, a installé un deuxième magasin en centre ville en novembre 2015. Trois ans de travaux ont été nécessaires pour rénover ce superbe local de 200 m2, niché au coeur du Cahors médiéval et classé au titre des Bâtiments de France, qui hébergeait auparavant une galerie d’art. Biocoop y propose 400 références de produits. « Nous sommes concentrés sur l’alimentaire : les fruits et légumes, livrés quatre fois par semaine par les producteurs locaux, le frais (yaourts, fromages…) et l’épicerie, précise Denis Pacaud. Nous proposons notamment une large gamme de produits en vrac (pâtes, fruits secs, biscuits…), car l’absence d’emballage permet non seulement d’offrir des tarifs intéressants, mais aussi de contribuer à réduire le problème de la gestion des déchets, particulièrement sensible en centre-ville. »
Autre point fort du magasin : son rayon de vins bio richement achalandé. « Nous avons aussi le projet de créer une cave bio de prestige, destinée à une clientèle de restaurateurs », confie Denis Pacaud, qui emploie aujourd’hui dans son magasin de centre-ville, une équipe de 3,5 équivalents plein temps, dont Aurélien Brugères, ancien sommelier du restaurant Le Gindreau. « L’expérience de notre premier magasin nous a servie, même s’il est plus difficile d’entreprendre en centre-ville, notamment pour des problématiques d’ordre logistique. De même, le panier moyen est logiquement inférieur (15 €, contre 35 € pour l’enseigne de Belle Croix) car le client vient à pied et n’achète que ce qu’il peut porter.

En revanche, nous bénéficions ici d’une image très qualitative et d’un taux de passage quotidien plus important (environ 200 personnes), lié notamment au flux de clientèle touristique », conclut-il.

Rentrée 2016-2017 du Pôle Formation
Du 24 août au 10 octobre, les différentes promotions du Pôle Formation de la CCI du Lot ont repris le chemin des salles de cours. Morceaux choisis.
INSTITUT DE FORMATION EN ALTERNANCE

Les 16 apprentis de la promotion 2015-2017 (2e année) du Brevet de Technicien Supérieur de Management des Unités Commerciales (BTS MUC) ont ouvert le bal. Rentrés en cours le 24 août, ils s’engagent dans la dernière ligne droite de leur formation, avant leur examen qui se déroulera en mai. Les mois à venir vont leur permettre de finaliser leurs projets, de préparer leurs oraux, mais aussi d’aiguiser leurs compétences professionnelles sur le terrain afin d’être directement opérationnels pour intégrer le marché de l’emploi.

Le 5 septembre, c’était au tour de la nouvelle promotion du BTS MUC de regagner les salles de cours. Cette année, 18 jeunes ont démarré ce cursus en alternance.


La nouvelle promotion de BTS “MUC”.

Misez sur l’alternance, pour développer votre entreprise !

Voie privilégiée d’insertion professionnelle, l’alternance permet aux entreprises de s’adapter aux mutations du marché de l’emploi et à la nécessaire évolution des compétences. Elle passe par le développement de cursus complets de formation en lien avec le tissu économique local et, en particulier, avec les PME-TPE. A ce jour, plusieurs jeunes apprentis des filières BTS MUC, VCC et RMD sont encore en recherche de leur employeur. N’hésitez pas à faire appel à eux pour développer votre entreprise.
Contact : Tél. 05 65 20 48 60 – formation@lot.cci.fr

Le 10 octobre, rentrée studieuse pour les huit apprentis de la formation de Responsable Manager de la Distribution (RMD). Ouvert en octobre 2015 par la CCI du Lot, ce cursus les prépare au diplôme de niveau Bac + 3 (niv. II) porté par le réseau Negoventis.

De leur côté, les apprentis de la promotion 2016-2017 de Vendeurs Conseillers Commerciaux (VCC) ont fait leur rentrée le 23 septembre.

Cette formation d’un an en apprentissage va permettre à ces 14 jeunes d’obtenir le diplôme professionnel de niveau Bac (niv. IV) du réseau Negoventis.

Les apprentis de BTS “MUC”
2e année pour la dernière ligne droite.
Enfin, félicitations aux quatre jeunes de la promotion RMD 2015-2016, qui ont tous obtenu leur diplôme fin septembre. Merci également à l’entreprise Jauzac d’avoir accueilli et accompagné ces jeunes alternants. Cette belle réussite vient clôturer les résultats des formations diplômantes du Pôle Formation pour 2016, qui s’affirme comme un très bon millésime.


Les “RMD” fraîchement
diplômés.