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Entreprendre CCI du Lot n°181
Zones d’activités régionales : la future donne

La réunion des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées donne naissance à un vaste territoire qui compte plus de 35 zones d’activités de dimension régionale, dont les 28 zones d’intérêt régional (ZIR) de Midi-Pyrénées. Le point sur les atouts des trois ZIR lotoises opérationnelles : les Landes à Biars, Quercypôle à Cambes (près de Figeac) et Cahors-Sud.

La France a créé un si grand nombre de zones économiques qu’il est aujourd’hui impossible de savoir combien il en existe précisément : la fourchette proposée sur la plupart des sites concernés (y compris ceux de l’Etat) va de 24 000 à 36 000 ! Il faut dire que ces outils développés à partir des années 1960 ont été conçus à l’origine pour arriver à un développement harmonieux et équilibré des activités sur les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains.

Au fil des décennies, plus de dix types de zones ont ainsi été créés, les zones d’activité commerciale (ZAC), les zones industrielles, aussi appelées zones d’activités industrielles (ZI), les zones logistiques (stockage et distribution des produits), les zones d’activités de services, les zones mixtes (activités industrielles, entreprises de logistique, activités technologiques, commerce…, autrement dit la plupart des secteurs d’activités), les zones portuaires et aéroportuaires, les zones d’activités technologiques, les zones spécialisées (activités industrielles spécifiques), les technopoles (entreprises, centres de recherche, et universités), sans oublier les “clusters”, les pôles de compétitivité ou les zones régionales.
Finalement, si l’on retient l’estimation haute de 36 000 zones économiques, il en existe autant que de communes en France. Pour éviter une trop grande dispersion des subventions accordées par les régions, ces territoires ont pour la plupart décidé de créer une catégorie supérieure.
En Midi-Pyrénées, le dispositif choisi a été celui des zones d’intérêt régional, dites « ZIR » (voir l’encadré ci-dessus). Hormis quelques exceptions, telles que Grand Sud Logistique à Montauban ou Pyrène Aéropôle à Tarbes, les ZIR sont aujourd’hui des zones d’activités considérées comme mixtes en termes de secteurs d’activité.


Une centaine d’entreprises sont réunies sur les trois ZIR du Lot, représentant une large palette d’activités, comme ici (de gauche à droite) : l’entrée de Quercypôle à Cambes, APR à la ZIR Les Landes ou Le Hameau des Saveurs à Cahors-Sud.
GRANDE RÉGION : LE NOUVEAU CONTEXTE
Le rapprochement des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées conduit à un changement de contexte qui favorise les zones de dimension régionale. La première difficulté est que les deux régions n’avaient pas retenu la même définition des zones régionales. La région Languedoc-Roussillon avait opté pour une vision sélective et avait nommé ces zones « Parcs Régionaux d’Activités Economiques » (PRAE), dans lesquelles elle investissait directement en tant qu’aménageur : moins de dix sont actives aujourd’hui.
La région Midi-Pyrénées avait de son côté choisi une approche plus ouverte et parlait de « Zone d’Intérêt Régional » (ZIR) : 28 ont reçu le label à ce jour, selon l’agence régionale chargée de la promotion des ZIR, MADEELI.
Résultat : la nouvelle grande région se retrouve au 1er janvier 2016 avec plus de 35 zones d’activités de dimension régionale, plusieurs centaines de zones d’activités et – comme indiqué plus haut – plusieurs milliers de zones économiques au sens large. Il est clair que c’est d’abord entre ces zones d’activités de dimension régionale (ZIR ou PRAE) que la concurrence sera la plus forte.

PLUS DE 500 KILOMÈTRES
Pour aller de la zone située la plus au nord (le futur Parc du Haut-Quercy à Cressenssac, au nord du Lot) à celle située le plus à l’est (le futur parc de l’Ardoise à Laudun, à l’est du Gard), il faudra parcourir plus de 520 kilomètres d’autoroute et la durée du trajet sera proche de 5 heures (la distance n’est que de 400 kilomètres en passant par Mende mais la durée passe à environ 7 heures).
Cette configuration nouvelle va amener au moins quatre zones d’activités de dimension régionale à revendiquer le statut d’entrée “nord” dans ce vaste territoire.

L’ACCÈS AUX AUTOROUTES N’EST PAS TOUT
Comme va le montrer ce rapide focus sur les trois ZIR du Lot déjà opérationnelles, la proximité d’une autoroute et d’un échangeur n’est pas tout : le dynamisme d’une ZIR telle que Quercypôle à Cambes montre qu’il est possible de se développer rapidement sans cet atout et sans la proximité d’une grande ville.
De même, la ZIR des Landes à Biars-sur-Cère/Gagnac-sur-Cère a passé le cap des 2 000 emplois (avec les saisonniers et les intérimaires), alors que nombre d’entreprises locales – dont le groupe Andros, leader européen de la confiture – estiment que ce territoire est pénalisé par son enclavement routier.

ZONES, MODE D’EMPLOI
On trouve donc aujourd’hui en France plus de dix types de zones économiques. En fonction de leur typologie et de leur localisation, chaque zone peut accéder à différents types d’aides, au sujet desquelles les entreprises se renseignent logiquement avant de s’installer. Un autre facteur important concerne l’historique des différentes zones d’activités, certaines ont été développées “autour” d’une grande entreprise, pièce pour “désengorger” d’autres zones locales, d’autres sont “spécialisées” dans tel ou tel domaine d’activité. Les trois ZIR du Lot, qui représentent ensemble environ 2 750 emplois*, ont chacune des spécificités relevant de ces trois thématiques.

(*) Le nombre d’emplois est supérieur au nombre de salariés. Selon la définition de l’INSEE, l’emploi total est en effet l’addition de l’emploi salarié et de l’emploi non-salarié (dont les gérants non salariés, par exemple).

Qu’est-ce qu’une ZIR ?
Une ZIR est une zone d’intérêt régional. Ce dispositif a été créé au début des années 2000 afin que chacun des 8 départements de la région sélectionne les zones d’activités présentant le potentiel le plus important (respect d’un cahier des charges environnemental et paysager, fournitures de services aux entreprises présentes…).
En 2008, l’appellation ZIR est devenue un label vers lequel la région Midi-Pyrénées a concentré la quasi-totalité de ses subventions. Par ailleurs, la plupart des ZIR sont situées dans des territoires qui donnent accès aux “aides à finalités régionales” (AFR).
De plus, les collectivités qui portent les ZIR peuvent bénéficier d’aides pour étendre la zone ou les bâtiments des entreprises implantées. Aujourd’hui, les 28 ZIR réunissent 750 entreprises et représentent 14 000 emplois. L’agence régionale MADEELI estime que le taux d’occupation des ZIR est de 68 % (32 % des parcelles sont donc disponibles) et que le rythme moyen de croissance annuelle d’une ZIR, en surface, est de 2,3 hectares.
A la différence de Midi-Pyrénées, dans la région Languedoc-Roussillon, les zones de dimension régionale (PRAE) sont moins nombreuses mais c’est la région qui est l’investisseur-aménageur et non les intercommunalités.

Cahors-Sud voit très grand
Le syndicat mixte (le Grand Cahors pour 54,5 %, le Département pour 45% et la Communauté de Communes du Quercy Blanc pour 0,5 %) prévoit d’aménager trois nouvelles parcelles : le Cap del Bos sur dix-huit hectares (sur les communes du Montat et de Cieurac), Falguières sur douze hectares (sur la commune de Fontanes) et enfin la Crozette sur cinq hectares (sur la commune du Montat).
Les travaux sur les deux premières parcelles débuteront au premier semestre 2016, ceux qui concernent la troisième parcelle, de cinq hectares, ne seront entamés que plus tard.
Pour rendre possibles ces aménagements – et notamment celui du Cap del Bos – il a fallu s’approcher de la piste de l’aérodrome et donc le reclasser : il ne peut plus accueillir d’avions d’une taille supérieure à celle d’avions de type ATR42 ou équivalent (environ 40 passagers).

Cahors-Sud dispose d’un aérodrome et d’un restaurant (photo), d’une pépinière d’entreprises, d’un parc des expositions, d’une piste de karting, d’un centre d’apprentissage au pilotage d’avions ou de drones, d’une école pour les permis bateau…

 

UNE CENTAINE DE NOUVEAUX EMPLOIS ATTENDUS
Selon les chiffres avancés par le SMOCS, la zone d’activités de Cahors-Sud a fortement progressé depuis sa création en 2008.
Labellisée Zone d’Intérêt Régional (ZIR) dès 2009, elle a vu le nombre d’emplois passer de 212 à 745 en sept ans et le nombre d’entreprises de 22 à 65 (déménagements et créations confondus).
Selon les prévisions du SMOCS, l’aménagement de 35 nouveaux hectares devrait conduire à la création de 80 à 100 nouveaux emplois sur la zone.
Une des évolutions les plus spectaculaires sera la création d’un nouveau rond-point qui desservira directement la zone d’activité et l’aérodrome, sur la D 820 (ancienne Route Nationale 20), au niveau de l’école d’aviation. Il devrait être achevé en 2018.
Ces évolutions impliquent un investissement global de 9 millions d’euros (7 pour le Grand Cahors et 2 pour le département du Lot). Les travaux débuteront lorsque les études auront validé la faisabilité du projet, notamment sur le plan environnemental. Elles ont été menées en concertation avec la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), la Direction Départementale du Territoire (DDT) et après un diagnostic archéologique et la vérification de la conformité des travaux prévus avec la Loi sur l’eau, le tout en informant le Groupement Associatif de Défense de l’Environnement du Lot (GADEL).

DU FONCIER DE PLUS EN PLUS RARE POUR LES ENTREPRISES
«D’une part, le cadre réglementaire rend la création de nouveaux parcs d’activités au sein des zones naturelles de plus en plus difficile ; d’autre part, viabiliser des terrains est désormais très coûteux, expliquait Jean-Marc Vayssouze à l’automne 2015 lors de l’annonce de ces nouveaux aménagements. Il est donc plus pertinent de renforcer les zones d’activités existantes. »
Ainsi, même dans un département dit « rural » et considéré comme peu peuplé, il devient très compliqué et long de créer des espaces dédiés aux entreprises.
Au-delà des exigences légitimes des entreprises dans les domaines des dessertes routières, des accès à l’eau, au réseau de tout-àl’égout ou à l’électricité, la possibilité d’avoir une liaison Internet très haut débit devient déterminante dans le choix d’implantation des entreprises. Sur ce point également, le contexte favorise les zones existantes.


La zone de Cahors-Sud compte aujourd’hui 745 emplois, soit le triple que lors de sa création en 2009.

Parc d’activités de Cahors-Sud
Année de création : 2008, (2010 pour le Syndicat Mixte Ouvert de Cahors-Sud, ou SMOCS)
Surface : 77 hectares (plus 35 hectares en création)
Particularités : Le Parc d’activités de Cahors-Sud héberge également une pépinière d’entreprises, un karting et un aérodrome.
Nombre d’emplois : 745
A noter : la zone met en avant un potentiel de développement énorme (l’emprise globale est de 524 hectares).

Cadurcia, pépinière d'entreprises
La pépinière d’entreprises Cadurcia propose aux jeunes entreprises (immatriculées depuis moins de cinq ans) des bureaux à partir de 16 m2 et des ateliers de plus de 100 m2. Située à quelques centaines de mètres du péage de l’échangeur n° 58 de l’autoroute A20, elle est implantée sur une zone donnant accès aux dispositifs “Zone de Revitalisation Rurale” et “Aides à Finalités Régionales”. Elle est par ailleurs située en face du Parc des Expositions de Cahors (4 500 m2), à proximité du karting Karthors, de l’aérodrome de Cahors-Lalbenque, d’hôtels et de restaurants. Tél. : 05 65 21 72 10


L’aménagement de 35 nouveaux hectares sur la ZIR de Cahors- Sud a été présenté aux entreprises présentes sur la zone à l’automne 2015.
LA VOCATION LOGISTIQUE DE CAHORS-SUD
Depuis sa création en 2008, la zone d’activités de Cahors-Sud entend faire de sa proximité avec l’autoroute A20 et l’échangeur n° 58 un atout majeur. A l’heure du rapprochement entre les deux régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, le discours consiste même à présenter cette ZIR comme la porte d’entrée “nord” de ce vaste territoire. Cette vocation logistique est illustrée par la présence d’entreprises telle que Mr Bricolage (plateforme logistique pour le grand sud de la France), France Boisson, Geodis, le centre de tri de La Poste, Jardel, les établissements Souilhol-Noyer… Mais il faut également citer des entreprises comme Valeco, la brasserie Ratz, Lafage, La Maison des vins du Valentré, Hit Music, AVM Import, Karthors, etc. Au final, on trouve une grande variété d’activités parmi les 65 entreprises présentes (agroalimentaire, services aux entreprises, électronique, loisirs…).
La zone d’activités des Landes passe le cap des 2 000 emplois
La zone d’activités des Landes s’est fortement développée à partir de 1996, avec l’implantation du groupe Andros. Elle a passé le cap des 2 000 emplois.
Zone d’Intérêt Régional depuis 2010, elle couvre aujourd’hui plus de 60 hectares.

La zone d’activités des Landes s’est considérablement développée à partir 1996. Dans les faits, elle a entamé son développement avec le déménagement du groupe Andros, qui était auparavant implanté près de la gare de Biars-sur-Cère et qui manquait d’espace. Pour débuter, la collectivité a alors fait l’acquisition de 12 hectares de terrain, qu’elle a viabilisés, l’idée de départ étant de réunir autour des locomotives économiques Andros et Boin de nouvelles entreprises. Par ailleurs, le Conseil général du Lot (désormais Conseil départemental) a investi dans l’aménagement de la route départementale RD 940 et de sa mise aux normes pour desservir correctement la zone d’activités. En 2010, elle a obtenu le label “Zone d’activités d’Intérêt Régional” (ZIR), ce qui a conforté son développement en attirant de nouvelles entreprises.


Francis Ayroles, Président de la Communauté de Communes de Cère et Dordogne, territoire qui héberge la plus importante zone d'activités du Lot en nombre d'emplois :
1 863.

Fer de lance de l’économie du nord du Lot, la ZIR.
Les Landes s’impose à la fois comme la zone d’activités située la plus au nord dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et comme l’un des premiers bassins d’emplois dans le département du Lot.

Un territoire dense et peu étendu
Dans sa configuration actuelle, la Communauté de Communes de Cère-et-Dordogne est à la fois la moins étendue du Lot (124 km2 contre plus de 1 100 pour le Grand Figeac, par exemple) et celle qui porte la zone d’activité la plus importante du département en nombre d’emplois.
« La taille d’une communauté de communes n’est pas un critère déterminant pour mesurer son dynamisme, estime Francis Ayroles. Les responsables et les élus de Cère-et-Dordogne sont déterminés à oeuvrer pour la croissance du bassin d’emploi dont il fait partie et affichent une volonté forte en matière de développement économique. »
Enfin, il faut noter que la Communauté de Communes de Cère-et-Dordogne compte quatre autres zones économiques (voir la typologie en introduction), à Laval-de-Cère, Puybrun, Belmon-Bretenoux et Saint-Michel-Loubejou.


Si le développement de la zone d’activités des Landes s’est fortement accéléré à partir de 1996 après
l’installation d’Andros, cette ZIR poursuit sa diversification et compte désormais 25 entreprises.

La ZIR des Landes se diversifie
L’agroalimentaire représente toujours le pôle majeur du site, avec le groupe Andros (et Materne-Boin).
Viennent ensuite la mécanique et l’aéronautique avec les unités ArcelorMittal, CFM 46, SEROMA, APR, Prat Mécanique ou TCA 2000, puis la société SOB "fabrique de peinture", la charpente métallique et la métallerie avec les entreprises Mambert et Richard Métallerie, ainsi que la filière bois avec Arobois, sans oublier (hors zone) l’atelier de fabrication de traverses bois de la SNCF ou Jauzac (granulés de bois, charpentes et menuiseries). Par ailleurs, on trouve sur la zone des représentants des filières du transport (Dumont et Chaylac), de l’énergie (Hydrau-Elect) ou encore des plats cuisinés (Le Traiteur du Val-de-Cère).
Enfin, la ZIR des Landes pourrait poursuivre sa diversification avec l’attribution des lots encore disponibles, qui représentent ensemble une superficie de 6 hectares.

UNE ZIR FORTE DE 2 000 EMPLOIS
De fait, l’emprise de la zone d’activités est passée de 12 hectares à sa création à plus de 60 hectares aujourd’hui, sur les communes de Biars-sur-Cère et de Gagnac-sur-Cère. Elle accueille actuellement 25 entreprises et représente – compte tenu des variations liées au travail intérimaire et saisonnier – plus de 2 000 emplois en moyenne sur l’année.
« Il est certain que le groupe Andros a joué et joue un rôle moteur dans la vie de cette zone d’activités, explique Francis Ayroles, Président de la Communauté de Communes de Cère et Dordogne, mais elle a accueilli et continue d’accueillir des entreprises représentant d’autres secteurs d’activité que l’agroalimentaire, tels que l’aéronautique, la mécanique, l’énergie, la peinture, la préparation de plats cuisinés, etc.
On ne doit plus considérer que la ZIR des Landes est entièrement dédiée à une seule activité et une seule entreprise. »

L’ENCLAVEMENT ROUTIER RESTE UNE PRÉOCCUPATION
Le principal frein au développement de cette zone d’activités reste son enclavement au niveau routier. « Le désenclavement routier de ce territoire demande beaucoup de volonté et de persévérance, poursuit Francis Ayroles. Nous en faisons tous preuve ici, même si nous constatons que les entreprises qui cherchent à s’implanter sont de plus en plus sensibles à la présence d’une connexion Internet hautdébit ou au câblage en fibre optique.
L’accès Internet est un argument de poids mais le transport routier demeure incontournable pour de nombreuses entreprises présentes. »

En l’occurrence, le Conseil départemental du Lot a pris de nouveaux engagements pour désenclaver le nord-est du Lot dans le domaine du transport routier.


L’emprise actuelle de la ZIR Les Landes est aujourd’hui d’environ 60 hectares. Si elle représente officiellement 1 863 emplois, le cap des 2 000 est dépassé si l’on prend en compte les emplois saisonniers ou intérimaires.
La ZIR Les Landes
Surface : 60 hectares environ
Nombre d’emplois : 1 863
Nombre d’entreprises : 25 en 2015

UN BASSIN DE VIE RURAL ET DYNAMIQUE
« La dynamique de développement est forte ! », affirme Francis Ayroles.
La progression économique de ce territoire est d’autant plus notable que son enclavement a préservé son caractère rural. Selon le Président de la communauté de communes, il serait faux de penser qu’il s’agit d’un endroit où l’on travaille sans vivre sur place. « La grande majorité des salariés de la zone d’activité habite dans ce bassin de vie », précise Francis Ayroles.
Quercypôle : la zone bouge
Zone d’Intérêt Régional (ZIR), Quercypôle héberge de nombreuses entreprises en forte croissance et /ou médiatiques. Panorama d’une zone “tranquille à l’extérieur” et “bouillonnante à l’intérieur” qui a fêté ses dix ans.

L’atelier de production d’Aérofonctions a doublé de surface en 2015.

Jean-Pierre Lamamy, patron d’Aérofonctions.
La zone d’activités de Cambes fêtait en 2015 son dixième anniversaire. Sa vocation première était de favoriser le développement économique du Figeacois en désengorgeant la zone d’activités de l’Aiguille et en positionnant ce territoire comme un point névralgique de la Mecanic Vallée (plus de 100 entreprises dans les régions du Limousin et de Midi-Pyrénées, avec environ 12 500 salariés et un chiffre d’affaires supérieur à 2 milliards d’euros).
Si c’est la moins étendue des quatre zones d’intérêt régional du Lot (ZIR), avec 35 hectares, c’est en revanche l’une des plus dynamiques, notamment grâce à la force médiatique et à
la croissance soutenue de ses entreprises “étendards”, telles que Aérofonctions, Lotoquine ou Whylot.
Par ailleurs, la zone héberge la pépinière d’entreprises Calfatech et peut potentiellement doubler de surface pour s’étendre sur 68 hectares.
Pour appréhender ce potentiel, le plus simple est de faire un rapide état des lieux.
Commençons par Aérofonctions, installée à Quercypôle depuis l’année de création de la zone. En 2015, l’entreprise a agrandi ses locaux (3 400 m2 aujourd’hui), notamment en doublant la taille de ses ateliers de fabrication.
«Notre métier est de fabriquer des matériaux composites, activité qui demande une importante surface au sol, et le développement de notre carnet de commandes imposait d’étendre les locaux », se félicite le dirigeant de l’entreprise, Jean-Pierre Lamamy. Cette extension a permis à Aerofonctions de prendre en charge deux importants projets en 2015 en partenariat avec son client ATR. « A ce jour, l’export ne représente que 10 % de notre activité alors que nous savons que notre potentiel de développement à l’international est considérable, précise Jean-Pierre Lamamy. Désormais nous avons donc un Volontaire International en Entreprise (ndlr : VIE) en Allemagne et un autre en Grande-Bretagne. »
Dans ce contexte, l’entreprise prévoit d’accélérer son rythme de croissance et de doubler son chiffre d’affaires 2014 (6 M€) avant 2020, « puis de doubler le CA tous les cinq ans ensuite », s’enthousiasme Jean-Pierre Lamamy.


Romain Ravaud, dirigeant et fondateur de Whylot.
Les nouveaux locaux de l’entreprise sont cinq fois plus importants que les précédents.

VERS UN GRAND WHYLOT
En octobre 2015, alors que la jeune entreprise venait d’emménager dans ses nouveaux locaux, Whylot a reçu la visite du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. En quel honneur ? En dehors du fait qu’elle inaugurait un bâtiment cinq fois plus grand que sa précédente installation à la pépinière d’entreprises Calfatech – « nous sommes passés de 300 à 1500 m2, en restant fidèles à cette zone de Quercypôle », rappelle le dirigeant et fondateur, Romain Ravaud – l’entreprise lotoise est devenue la figure emblématique de l’industrie française innovante.
Il faut dire que depuis sa création quatre ans plus tôt, en 2011, Whylot a déposé vingt brevets et reçu plus de dix récompenses, dont un prix au concours mondial de l’innovation 2014.
En résumé, l’une des principales inventions de Whylot est le “moteur à aimant permanent”.
Faire fonctionner un moteur sans quasiment recourir aux énergies fossiles : voilà une invention plus que prometteuse. Romain Ravaud maintient toutefois un plan de développement raisonné et raisonnable :
« nous employons aujourd’hui une quinzaine de personnes et nous prévoyons une croissance supérieure à 30 % par an, mais nous n’en sommes en 2015 qu’à 1 million d’euros de chiffre d’affaires. »
Pour autant, Whylot a toutes les caractéristiques d’un futur “champion” de l’industrie mondiale, ce qui n’a échappé ni au Grand Figeac ni à l’Etat français.

La pépinière d’entreprises CalfaTech
La pépinière d’entreprises CalfaTech propose aux jeunes entreprises des bureaux et des ateliers sur une surface totale d’environ 600 m2, du bureau de 18 m2 (297 € HT/ mois, services inclus) jusqu’aux ateliers de plus de 160 m2 (822 € HT/mois). Les services inclus dans ces forfaits sont l’accueil des visiteurs, la gestion du courrier, le secrétariat, la cafétéria, la salle de réunion, l’accompagnement du projet (business plan, mise en réseau, sortie de la pépinière…). Tél. : 05 65 100 200

Parc d’activités Quercypôle
Année de création : 2005
Surface : 35 hectares (pouvant être étendue à 68 ha)
Particularités : Quercypôle héberge également une pépinière d’entreprises, un hôtel d’entreprises et l’espace de réunion et de formation de la CCI du Lot.
Nombre d’emplois : 140
La CCI du Lot à Cambes
La CCI du Lot est présente sur le zone d’activités de Cambes avec un bâtiment qui héberge à la fois la médecine du travail, des locaux dédiés à la formation et deux espaces de conférence et de réunion, respectivement de 190 m2 et de 50 m2. La location de la salle de réunion pour 20 personnes coûte 75 euros par jour. Tél. : 05 65 10 07 55
LOTOQUINE : CARTON PLEIN !
C’est également à Quercypôle que l’on trouve le numéro 1 français des fabricants de matériels de loto (cartons, bouliers, accessoires de jeu…). Installée dans la zone depuis plus d’un an, cette entreprise créée en 1984 a enregistré cet été 2015 la plus importante commande de son histoire : cinq millions de cartons pour le groupe Ouest France. Par ailleurs, Lotoquine a lancé l’automne dernier une vaste opération commerciale vers sa clientèle d’associations (principaux organisateurs de lotos en France) : du 7 septembre au 6 novembre, elles pouvaient gagner un voyage aux Etats-Unis, avec séjour à Las Vegas au Caesar’s Palace. « C’est une clientèle très importante pour nous, avec les salles de loto et les revendeurs, explique Eric Jacquart, le patron de Lotoquine, et nous souhaitions notamment leur présenter nos nouvelles offres. » Aujourd’hui, Lotoquine emploie à Cambes une trentaine de personnes et, depuis septembre, l’entreprise a une nouvelle responsable commerciale, Laetitita Layrac (auparavant responsable marketing).

Laetitia Layrac, Responsable Commerciale de
Lotoquine depuis l'automne 2015. Implantée
à Quercypôle depuis 2014, l’entreprise lotoise
emploie désormais plus de 30 personnes.

Béatrice Barlerin, fondatrice et dirigeante de l’entreprise de formation Néolot.
UN LARGE ÉVENTAIL D’ACTIVITÉS
Alors que de nombreuses zones d’activités cherchent à revendiquer une spécialité dans tel ou tel domaine et que Quercypôle se trouve sur un territoire historiquement fort dans les domaines de l’aéronautique et de la mécanique, notamment avec des champions tels que Ratier-Figeac ou Figeac Aéro, la ZIR entretient depuis dix ans son caractère de “multi spécialiste”, voire le cultive. France Département Actif – l’une des dernières entreprises installées au sein de la pépinière d’entreprises Calfatech – est ainsi spécialisée dans la création de sites Internet pour les professionnels. « Mes deux principaux messages sont qu’il est aujourd’hui possible de créer un site Internet pour un prix raisonnable et qu’il n’est plus pertinent d’aller chercher les compétences ailleurs lorsqu’elles existent localement », explique Olivier Bardiau, le dirigeant et fondateur de l’entreprise, dont l’activité commerciale n’a réellement débuté qu’en juin 2015.

MCM est de son côté une entreprise bien plus “traditionnelle”, spécialisée dans la charpente, la couverture, la plâtrerie et la menuiserie. « L’entreprise a été créée en 1992 en plein Figeac, mais nous avons fini par nous y sentir à l’étroit et nous avons été parmi les premières entreprises à nous implanter à Quercypôle, en 2007 », se souvient Jean-Marc Chapoulié, dirigeant de MCM (six salariés aujourd’hui).
Autre exemple de cette diversité : Néolot, entreprise spécialisée dans la formation. « Nous quittons la pépinière, ce qui est le signe que l’entreprise se développe mais nous restons installés dans le bassin de Figeac, car le Lot représente plus de 50% de l’activité », explique Béatrice Barlerin, dirigeante de l’entreprise.


Jean-Michel Windak, fondateur et dirigeant de l’Atelier Aéronautique du Sud.
SOUS-TRAITANCE DE SOUS-TRAITANTS
Une des forces de Quercypôle est ainsi de compléter l’écosystème industriel du bassin de Figeac, notamment en hébergeant de petites structures innovantes, qui interviennent souvent comme sous-traitants des grands soustraitants locaux. C’est le cas de RB Projets avec Figeac Aéro, de VPM Automation ou de l’Atelier Aéronautique du Sud.

Richard Bellot, fondateur et dirigeant de RB Projets, prestataire informatique de Figeac Aéro.
Martin Malvy : une vision équilibrée de l'économie régionale
Toujours à la tête du Grand Figeac après plus de 45 ans de vie politique, Martin Malvy a quitté son poste de Président de Midi-Pyrénées le 31 décembre 2015, après avoir multiplié les initiatives dans le domaine économique à l’échelle régionale durant près de 18 ans.
Né en février 1936.
1960-1977 : journaliste à Sud-Ouest, la Nouvelle République du Centre-Ouest et la Dépêche du Midi.
1970 : Conseiller Général du Lot.
1972 : vice-Président du Conseil Général du Lot.
1978-1998 : Député de la 2e circonscription du Lot.
1984-1986 : Secrétaire d'État auprès du Ministre du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur, chargé de l'Énergie.
1992 : Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du Gouvernement.
1992-1993 : Ministre du Budget.
1993-1995 : Président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale.
1998-2015 : Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées.
2014-aujourd’hui : Président de la Communauté de Communes du Grand Figeac (il présidait auparavant la Communauté de Communes de Figeac, créée en 1996).
Martin Malvy a eu l’élégance de quitter ses fonctions la veille de la naissance de l’immense région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Il a activement participé à cette fusion des deux territoires. Avant, depuis 1970 (il n’avait alors que 34 ans), il a été élu Conseiller Général du Lot, Maire de Figeac, Député du Lot, Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées… Parallèlement, il a été nommé deux fois Secrétaire d’Etat et a également été Ministre du Budget. En l’occurrence, c’est avec une approche du budget très rigoureuse qu’il a géré la région Midi-Pyrénées pendant quasiment 18 ans.
La liste complète des initiatives qu’il a prises dans le domaine économique serait trop longue.
On doit rappeler la mise en place du Contrat d’Appui aux Entreprises, les efforts décidés pour développer l’apprentissage, la création des Grands Sites de Midi-Pyrénées, le développement des Zones d’Intérêt Régional (ZIR), la montée en puissance des pépinières d’entreprises dans toute la région, le lancement du réseau régional de bases Internet « Cyber-Base » (51 communes équipées à ce jour)…
Dans tous les cas, sa préoccupation majeure a été de ne pas sacrifier les zones les plus rurales en concentrant tous les investissements sur une ou plusieurs métropoles régionales. Le secteur aéronautique est en une bonne illustration : il a son champion à Toulouse (Airbus) mais il draine l’ensemble des départements de Midi-Pyrénées (dans le Lot, citons notamment Ratier-Figeac, Figeac Aéro, Aérofonctions…).
Martin Malvy est et demeure Président du Grand Figeac, qui compte plus de 80 communes et s’étend sur plus de 1 100 km2, avant de nouveaux développements prévus d’ici fin 2016, notamment avec le regroupement de plusieurs communautés de communes du département.