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Entreprendre CCI du Lot n°181
Construction métallique : un panorama du marché lotois
Depuis l’activité industrielle de transformation du minerai en métal (métallurgie) jusqu’à la fabrication de produits, l’industrie métallique alimente un large éventail de secteurs de notre économie. Aussi avons-nous choisi dans le cadre de cet article de nous focaliser sur l’un de ses sous-segments : la fabrication d’éléments en métal pour la construction et les ouvrages d’art. Quelles sont les tendances d’évolution de ce marché ? Qui sont les acteurs lotois ? Quels sont leurs projets de développement et les défis qu’ils doivent relever ? Tour d’horizon d’un secteur dynamique et innovant, émaillé de portraits d’entreprises.


A l’échelle mondiale, le secteur de la construction constitue le premier pôle d’utilisation de l’acier, dont il absorbe 50 % des tonnages*, c’est dire le poids de ce marché. Parmi les plus gros consommateurs, figurent l’Europe, les Etats-Unis et le Japon qui captent, à eux trois, près des deux tiers des volumes mondiaux. Profitant de la croissance économique et de la rapide urbanisation de puissances émergeantes telles que l’Inde et la Chine, le marché de l’acier dans la construction a, en outre, encore de beaux jours devant lui. Ainsi, selon un rapport de l’OCDE, il devrait enregistrer une croissance de 67 % jusqu’en 2020 pour atteindre le seuil de 12 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires. A cet horizon, sept pays – la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Canada, l’Australie et la Russie – devraient capter les deux tiers du marché mondial. Ramené à l’échelle de l’Europe, quatre pays (l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie) représentent les deux tiers de l’acier usiné sur le territoire par les entreprises de construction métallique. Et c’est le secteur du bâtiment (bâtiments industriels, non résidentiels et logements) qui utilise la plus grosse part de cet acier (73 % des tonnages sur la moyenne des pays européens et 81 % en France), contre 27 % pour les infrastructures (ponts, autres infrastructures et génie civil).* A l’échelle mondiale, le secteur de la construction constitue le premier pôle d’utilisation de l’acier, dont il absorbe 50 % des tonnages*, c’est dire le poids de ce marché. Parmi les plus gros consommateurs, figurent l’Europe, les Etats-Unis et le Japon qui captent, à eux trois, près des deux tiers des volumes mondiaux. Profitant de la croissance économique et de la rapide urbanisation de puissances émergeantes telles que l’Inde et la Chine, le marché de l’acier dans la construction a, en outre, encore de beaux jours devant lui. Ainsi, selon un rapport de l’OCDE, il devrait enregistrer une croissance de 67 % jusqu’en 2020 pour atteindre le seuil de 12 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires. A cet horizon, sept pays – la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Canada, l’Australie et la Russie – devraient capter les deux tiers du marché mondial. Ramené à l’échelle de l’Europe, quatre pays (l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie) représentent les deux tiers de l’acier usiné sur le territoire par les entreprises de construction métallique. Et c’est le secteur du bâtiment (bâtiments industriels, non résidentiels et logements) qui utilise la plus grosse part de cet acier (73 % des tonnages sur la moyenne des pays européens et 81 % en France), contre 27 % pour les infrastructures (ponts, autres infrastructures et génie civil).*

UN MARCHÉ ATOMISÉ
En France, ce marché est aujourd’hui majoritairement composé de PME et TPE innovantes et créatrices d’emplois, dont le Lot fournit d’ailleurs un bel échantillon représentatif. Ainsi, notre département abrite (à Bagnac-sur-Célé) un site de production de la société Matière, l’un des principaux leaders du marché des grands ponts métalliques, qui réalise désormais 60% de son chiffre d’affaires à l’international, ou encore la société Hugon (à Mercuès) qui figure dans le Top 3 national des fabricants de tribunes téléscopiques (voir portraits). Ces deux entreprises familiales, dirigées à ce jour par la troisième génération d’entrepreneurs, présentent la particularité de réaliser l’essentiel de leur activité hors des frontières du département. Parallèlement, le marché lotois fédère un tissu de PME industrielles dédiées au secteur de la construction métallique (voir portraits). Polyvalentes et réactives, ces entreprises de proximité, qui interviennent principalement sur le Lot et les départements voisins, construisent et implantent des hangars, des bâtiments industriels ou commerciaux, fabriquent et posent des charpentes, des fermetures, des escaliers, des portails, des passerelles ou encore des pergolas… «Nous sommes à la fois des spécialistes de la charpente métallique et de la serrurerie des bâtiments. D’une part, parce que ces deux activités sont complémentaires dans notre stratégie d’offre. Par ailleurs, elles contribuent toutes les deux à soutenir notre chiffre d’affaires et notre développement », explique ainsi Franck Vanthomme, qui a créé fin 2011 l’entreprise Métal Fer Création à Fontanes.

UN MIX D’ACTIVITÉS DE NICHE
De son côté, la société GFM, créée en 1995 à Figeac et dirigée par Philippe Gasquez, a complété son expertise historique dans la construction de bâtiments industriels par une activité d’étanchéité il y a douze ans. Elle a ajouté récemment une corde à son arc et propose également ses compétences dans le domaine du désamiantage. Autre exemple de la diversité de savoir-faire des acteurs lotois de la construction métallique : la SARL Bacsystems (anciennement Les Profilages du Centre), fondée en 2011 à Livernon par Gérard Forestié, est aujourd’hui la seule dans le Lot et les départements environnants à s’être spécialisée dans la fabrication sur mesure de tôles bac acier. En complément, elle a lancé une activité de distribution de panneaux sandwich de bardages et toitures métalliques. De la même manière, le modèle économique de la plupart de ces acteurs repose sur un large spectre de clientèle : des particuliers aux professionnels des secteurs privé et public. « Le segment des particuliers représente environ 20 % de notre chiffre d’affaires, les 80 % restants sont partagés entre les professionnels et les collectivités », confirme Benoît Richard, le dirigeant de l’entreprise Richard Métallerie à Biars-sur-Cère.

DES CHANTIERS SPÉCIFIQUES
Afin d’apporter un service complet à leurs clients, ces PME industrielles ont développé leurs compétences sur l’ensemble de la chaîne des besoins et interviennent sur toutes les phases des projets. « Nous disposons de notre propre bureau d’études, d’un atelier de fabrication de 1 800 m2 et d’une équipe de montage intervenant sur les chantiers », témoigne ainsi Michael Bar, qui a repris en juillet dernier la société Deguilhem Tanié à Cajarc, où il était entré comme ingénieur en 2002. En l’occurrence, la construction de structures acier est un métier bien spécifique, puisque la plus grosse part du travail s’effectue en amont du chantier lui-même, où elles sont ensuite simplement assemblées. Ces structures préfabriquées nécessitent ainsi un minutieux travail de conception au sein des bureaux d’études, mais également d’interface avec les architectes, les maîtres d’ouvrage et les autres corps de métiers intervenant dans les projets (maçons, électriciens, plombiers…).

DE NOUVEAUX ACTEURS
Quelles sont les tendances d’évolution de ce marché ? «Nous avons enregistré plus de 50 % de croissance en 2012 et 2013 et notre activité reste bien orientée, même si ces dernières années nous subissons davantage la concurrence de sociétés étrangères (portugaises, polonaises, belges ou italiennes) sur certains projets », souligne Jean Hugon, directeur de la société Hugon, qui réalise de son côté 10 % de son chiffre d’affaires à l’international. A une échelle plus locale, Patrick Mambert, gérant de l’entreprise familiale Mambert SARL (à Biarssur- Cère) estime lui aussi être confronté à l’arrivée de nouveaux concurrents. «Nous voyons arriver des entreprises qui se positionnent sur des projets de l’ordre de 200 000 à 400 000 euros et ont tendance à tirer les prix vers le bas », expliquet- il. « Par un logique effet de rebond, la conjoncture morose dans le bâtiment impacte notre activité, qui devient plus concurrentielle », confirme Philippe Gasquez (GFM). Ceci étant, si le marché de la construction métallique tend globalement à se concentrer (regroupements ou fermetures de structures, notamment dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne ou la Corrèze), ce n’est pas le cas dans le Lot, où plusieurs entreprises ont été reprises ou créées ces dernières années.

FORTES TENSIONS SUR L’EMPLOI
« Paradoxalement, le principal frein à notre développement est aujourd’hui lié à nos difficultés
de recrutement », analyse Franck Vanthomme (Métal Fer Créations). Un constat partagé par la plupart des chefs d’entreprises que nous avons rencontrés et qui vaut pour la palette de métiers concernés par leur activité, depuis les dessinateurs au sein des bureaux d’études, en passant par les soudeurs en atelier, les monteurs, ou les chefs d’équipes qui pilotent les relations avec les autres corps de métiers sur les chantiers, sans oublier la pénurie de profils spécialisés dans l’entretien des parcs d’équipements. Quant aux raisons de cette pénurie ? Le manque de formations à proximité (voir encadré), la localisation souvent excentrée des entreprises, mais également la mauvaise image dont pâtissent encore (à tort) les métiers de la métallurgie, alors que les évolutions techniques du secteur (conception 3D, machines à commande numérique…) engendrent une élévation des qualifications des postes, sont principalement pointés du doigt par les dirigeants. « Sur les profils d’ingénieurs ou de techniciens en bureau d’études, qui conçoivent et modélisent les projets en 3D, nous subissons la concurrence du secteur aéronautique et l’attrait exercé sur les jeunes par la métropole toulousaine », estime Jean Hugon (société Hugon). « Le recrutement est particulièrement tendu dans le secteur et l’alternance joue un rôle très important dans nos métiers. En l’occurrence, le dernier dessinateur que nous avons recruté dans notre bureau d’étude a suivi en alternance, auprès de l’IUT de Génie Civil d’Egletons (19), une licence pro Génie Civil et Construction - Projeteur structure, qu’il a obtenue », ajoute, quant à lui, Patrick Mambert (Mambert SARL). « Ces six dernières années, nous avons eu la chance de pouvoir embaucher deux apprentis que nous avons formé aux spécificités de nos activités de fabrication et de pose, nécessitant une polyvalence des compétences », poursuit Benoît Richard (Richard Métallerie). «Dans certains domaines les formations sont inexistantes, c’est le cas par exemple pour le métier de monteurcouvreur en charpente métallique », déplore enfin Philippe Gasquez (GFM). Cette pénurie de profils, qui conduit aussi certains dirigeants à recourir ponctuellement à l’Interim, met en évidence l’enjeu majeur que représente le transfert des compétences pour l’ancrage des acteurs de la construction métallique sur le territoire local.

DÉVELOPPEMENT DURABLE ET INNOVATION :
DEUX MOTEURS DE LA COMPÉTITIVITÉ

Parmi les autres défis à relever figurent le développement durable et l’innovation, perçus par les dirigeants comme deux puissants leviers de croissance de leurs entreprises. Concernant les aspects environnementaux, rappelons tout d’abord que la construction métallique, qui appartient à la filière sèche, n’utilise pas d’eau et évite ainsi les risques de pollution associés. Par ailleurs, tout comme le verre, le métal dispose depuis de nombreuses années d’une filière de récupération et de recyclage des déchets parfaitement organisée. « Ceci étant, le développement durable est une problématique que tout bon gestionnaire se doit aujourd’hui d’aborder, tout simplement parce que nos clients y sont eux-mêmes de plus en plus sensibles, mais aussi parce que cela permet d’optimiser notre productivité et donc notre compétitivité », estime Michaël Bar (Deguilhem Tanié), qui s’apprête à engager dans son entreprise une démarche de développement durable avec le soutien de la CCI du Lot (voir encadré). De son côté, la société Hugon s’est investie depuis plusieurs années dans une démarche d’écoconception visant à réduire l’impact environnemental de ses tribunes. Cette démarche passe notamment par une gestion des déchets en fin de vie, l’utilisation de matériaux offrant un plus faible impact environnemental, l’approvisionnement en matières premières auprès de fournisseurs locaux autant que possible, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ou encore la mise en place dans l’entreprise d’une politique de gestion de l’eau pour le nettoyage des ateliers et des véhicules, et l’utilisation de produits d’entretien écolabellisés. « Cette démarche rejaillit positivement sur l’image de l’entreprise et nous permet de prendre une longueur d’avance sur une problématique qui sera de plus en plus cruciale dans les années à venir », analyse Jean Hugon. Enfin, difficile de conclure ce panorama sans évoquer les enjeux liés à l’innovation dans le secteur de la construction métallique. « Le sur-mesure nous impose d’innover sans cesse et nous sommes en permanence à la recherche de nouveaux systèmes permettant d’optimiser la fiabilité et la pérennité de nos tribunes. Nous disposons notamment d’un système de contrôle et de diagnostic des tribunes à distance via Internet », poursuit Jean Hugon. De la même manière, l’innovation fait partie de l’ADN de la société Matière, à l’origine en 2004 du concept de l’Unibridge® (voir encadré). « Matière a placé l’innovation au coeur de sa stratégie de développement et c’est à l’innovation qu’elle doit d’avoir relevé le défi de la mondialisation », assure Philippe Matière, le Directeur Général de la société qui est désormais présente dans plus d’une trentaine de pays sur les cinq continents. A ce jour par ailleurs, une vingtaine d’entreprises sont dépositaires des licences de brevets et du savoir-faire de Matière.


Le pont Raymond Barre à Lyon
Matière : l’expertise des grands ponts métalliques sur les marchés internationaux 
En 1983, Marcel Matière inventait un nouveau procédé d’ouvrage en béton armé préfabriqué : “le conduit Matière”. Dix ans plus tard, le dirigeant orientait le développement de son entreprise dans le domaine des grands ponts métalliques (avec le rachat de l’usine Larive à Bagnac-sur-Célé), avant de révolutionner ce secteur en 2004 en brevetant un concept de pont industriel évolutif à montage rapide et facilement transportable, baptisé Unibridge®. Au cours des dix dernières années, de nouveaux concepts innovants ont vu le jour sur les sites de production de la société Matière, à l’instar de ponts à panneaux de nouvelle génération (Matière® Panel Bridge) ou de systèmes de passerelles modulaires préfabriquées (Matière® Fly Bridge). « Aujourd’hui, ces activités et nos réalisations de grands ouvrages d’arts spécifiques tirent notre chiffre d’affaires à l’export », déclare Philippe Matière, Directeur Général. La société, qui emploie 420 salariés et dispose de dix sites et agences en France (dont le site de production de ponts métalliques de Bagnac-sur-Célé), a signé ses premiers grands contrats à l’export en 2008. Elle fédère aujourd’hui huit implantations permanentes dans le monde (Philippines, Algérie, Cameroun, Australie, Irak, Gabon, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire) et a passé en 2014 la barre des 50 % de chiffre d’affaires réalisé à l’international. Ce seuil devrait être porté à 60 % dès 2015 et à 70 % en 2017.

Action de la CCI du Lot
La CCI du Lot a accompagné la société Matière sur des problématiques liées aux déchets et à l’environnement en général.

MATIÈRE
Route d’Aurillac
46270 Bagnac-sur-Célé
Tél. : 05 65 34 90 17
www.matiere-tp.fr 

Quelques références
• Le pont des Civilisations à Nasiriya en Irak
• Le pont de Kisangani en République Démocratique du Congo
• Le pont de Mirebalais à Haïti
• Le pont Raymond Barre à Lyon 

Mambert SARL : des hangars agricoles aux bâtiments
industriels et commerciaux

Bel exemple d’entreprise familiale lotoise, Mambert a été créée dans les années 1930. Historiquement spécialisée dans les métiers de la forge, elle s’est orientée vers la construction métallique de bâtiments agricoles au tournant des années 50, en complément d’une activité de distribution de matériels aux agriculteurs. Aujourd’hui dirigée par Patrick Mambert, petit-fils du fondateur et ingénieur, qui a rejoint l’entreprise en 1992 aux côtés de son père Michel, Mambert SARL a développé son expertise sur toutes les facettes de la construction métallique. Elle conçoit, fabrique et implante des hangars agricoles et autres bâtiments industriels ou commerciaux au sein d’une zone de chalandise étendue sur le Lot, la Corrèze et le Cantal. Sur son site de Biars-sur- Cère, où sont regroupés les locaux administratifs, le bureau d’études et l’atelier de production, l’entreprise emploie aujourd’hui 21 salariés. « Depuis une dizaine d’années, nous pouvons de par notre capacité de production (bureau d’études, fabrication et pose), nous positionner sur des dossiers de plusieurs centaines de milliers d’euros, sans pour autant délaisser le marché agricole, secteur d’activité et clientèle historique très importante pour nous. En corrélation avec la diminution du nombre d’exploitations agricoles, notre activité dans ce secteur diminue toutefois sensiblement depuis quelques années, compensée par notre développement dans le secteur industriel et de la grande distribution, où la construction métallique gagne du terrain », souligne Patrick Mambert. 

Action de la CCI du Lot
La CCI du Lot a accompagné la société Mambert pour la prévention des accidents du travail et pour des actions environnementales.

MAMBERT SARL
Z.I. – 15 rue des Landes
BP 9 – 46130 Biars-sur-Cère
Tél. : 05 65 38 42 39
www.mambert.com

Quelques références
• Seroma (bâtiment de Biars-sur- Cère)
• Centres E. Leclerc (bâtiments de Gramat, Biars-sur-Cère, Souillac, Saint-Laurent-les-Tours, Tulle (19) et, actuellement, Lubersac (19)
• Ets Benoit Tocaben (bâtiment de Lacapelle-Marival)
• SDIS du LOT (caserne des pompiers de Bretenoux et de Leyme)

La construction acier : une tendance lourde
De plus en plus utilisé dans la construction, l’acier présente de nombreux avantages. Tout d’abord, sa souplesse d’utilisation qui laisse aux architectes une grande liberté de création. Ainsi, la résistance de l’acier et sa capacité à supporter de lourdes charges sur de grandes portées permettent d’alléger les structures, de jouer sur les volumes... Par ailleurs, il se marie parfaitement avec les autres matériaux (béton, bois…) et répond aux exigences des techniques industrielles dans la construction (préfabrication et rapidité d’exécution sur les chantiers). Enfin, les bâtiments acier facilitent, de par leur structure, les interventions ultérieures de remodelage des espaces ou d’extension. 

Hugon dans le Top 3 national des
fabricants de tribunes
La société Hugon est spécialisée depuis 1980 dans la fabrication de tribunes fixes, démontables et téléscopiques (tribunes dont les éléments peuvent être repliés pour limiter l’espace occupé). Dirigée par Jean Hugon, elle emploie une trentaine de personnes réparties au sein du bureau d’études, de l’atelier de fabrication, sur les chantiers (équipes de montage) et dans son service de maintenance après-vente. « Toutes nos tribunes sont conçues sur mesure et notre maîtrise globale des projets nous permet d’être réactifs. Mais surtout, nous accordons une importance particulière à la qualité et à la sécurité de nos tribunes, qui bénéficient de la qualification Qualisport (NDLR : organisme de certification indépendant reconnu par le Ministère des sports) », souligne Jean Hugon. La société lotoise réalise 100 % se son chiffre d’affaires sur le marché professionnel, dont 70 % pour l’équipement de salles polyculturelles, 20 % pour les salles de sport et 10 % pour les salles de conférences (entreprises, écoles…). Intervenant sur toute la France, elle réalise aujourd’hui 10 % de son chiffre d’affaires en Europe et au Moyen- Orient. « Nous travaillons actuellement dans un musée de Milan, dans une salle de sport au Luxembourg, et nous allons démarrer courant octobre l’équipement d’un centre culturel au Koweït. Notre objectif est de développer notre part à l’export, en particulier au Moyen-Orient et en Russie, précise le dirigeant de la société, installée depuis 2014 dans ses nouveaux locaux de Mercuès. Nous avons investi plus d’un million d’euros dans notre outil de production, qui nous permet aujourd’hui de nous positionner sur des chantiers plus importants en France et à l’international. » 
HUGON
Z.I. des Grands Camps
46090 Mercuès
Tél. : 05 65 35 11 17
www.hugon-tribunes.fr 
Quelques références
• Salle des fêtes de Limogne (tribune télescopique)
• Salle polyculturelle La Quintaine à Chasseneuil-du-Poitou (86) (tribune télescopique)
• Salle de concert Nelson Mandela à La Chapelle-d’Armentière (59) (tribune télescopique)
• Grande scène du Chesnay (78) (tribune télescopique) 

Métiers en tension : où se former à proximité ?*

Dessinateur(trice)
• BTS Conception de produits industriels
LP G. Monerville – Cahors : 05 65 20 58 00
• Licence Professionnelle Génie Civil et Construction - Option Projeteur Structures
Centre Universitaire Génie Civil – Egletons (19) : 05 55 93 96 00

Serrurier(ière)-Métallier(ière)
• CAP Serrurier(ière)-Métallier(ière)
Ecole des métiers de Tarn-et-Garonne – Montauban : 05 63 03 53 39

Soudeur-soudeuse
• CAP Réalisations en chaudronnerie industrielle
• Bac Pro Technicien en chaudronnerie industrielle
LP et CFA Lavoisier (Brive – 19) : 05 55 86 44 00
• BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle
LP La Découverte (Decazeville – 12) : 05 65 43 61 61

Technicien(ne) de maintenance
• Bac Pro Maintenance des systèmes industriels
LP G. Monerville – Cahors : 05 65 20 58 00
LP L. Etienne – Caussade (82) : 05 63 26 11 20
LP A. Monteil – Rodez (12) : 05 65 67 25 00

GFM : constructions métalliques, étanchéité et désamiantage 
Créée en 1995 à Figeac par Philippe Gasquez (ancien salarié de la société Larive à Bagnac), GFM (14 salariés) est depuis vingt ans un spécialiste de l’étude, de la conception et du montage de bâtiments en construction métallique. Particularité : l’entreprise réalise depuis l’origine 50 % de son activité hors du département Lot, en Midi-Pyrénées et Languedoc- Roussillon. « Depuis une douzaine d’années, nous proposons également des prestations d’étanchéité des bâtiments. Cette offre très complémentaire nous a permis de nous positionner sur des chantiers plus importants, analyse Philippe Gasquez. De la même manière, dans le but d’anticiper le revers de conjoncture du secteur du bâtiment et pour répondre à un nouveau marché, nous proposons depuis un an des prestations de désamiantage (sol, dalle, couverture, carrelage, etc.). » En l’occurrence, GFM est la première entreprise lotoise à avoir obtenu début 2015 la certification de l’AFNOR pour son activité de désamiantage. « C’est une démarche de longue haleine, qui représente un investissement significatif, sachant que nous sommes accompagnés par un bureau d’études spécialisé et que trois de nos salariés suivent régulièrement des formations. Mais cette nouvelle expertise nous permet de gagner des parts sur un marché où la demande est forte », conclut le dirigeant, qui estime que le désamiantage devrait représenter à terme 30 % du chiffre d’affaires 

GFM
Lafarrayrie
46100 Figeac
Tél. : 05 65 50 01 95
www.desamiantage-lot-gfm.fr 

Quelques références
• Gendarmerie de Figeac (charpente métallique et couverture de la caserne, étanchéité des terrasses des logements)
• Hôpital de Gourdon (charpente, couverture et étanchéité)
• Caserne des Pompiers de Bédarieux (34) (charpente métallique, couverture et étanchéité)
• Port département du Grau d’Agde (34) (extension de la Criée) 

Richard Métallerie : un déménagement en perspective pour fin 2015

Créé en 1970, l’Atelier Richard est devenu en 2005 la SARL Richard Métallerie dirigée aujourd’hui par Benoît Richard, le petit-fils du fondateur. Installée sur la Zone Industrielle de Biars-sur-Cère, l’entreprise est spécialisée dans la serrurerie du bâtiment (portes métalliques, rideaux, portails roulants…) et les ouvrages de métallerie tels que portiques, escaliers, marquises, passerelles, auvents… Employant une équipe de 10 personnes, elle intervient sur les différentes phases des projets qui lui sont confiés : étude et conception, fabrication et pose. « Nous réalisons la totalité de notre chiffre d’affaires dans les départements du Lot et de la Corrèze et sommes très attachés aux notions de qualité de service et de proximité, souligne Benoît Richard. Nous servons à la fois des professionnels et des particuliers, ce qui nous conduits à travailler sur des projets de taille très diverses, certains chantiers s’étalant sur un ou deux jours, d’autres pouvant mobiliser jusqu’à quatre ou cinq personnes sur plusieurs mois. Globalement, nous percevons aujourd’hui un tassement sur le segment des “petits” projets, plus concurrentiel, et nous nous positionnons davantage sur des chantiers plus importants. » Pour accompagner cette évolution et poursuivre son développement, l’entreprise Richard Métallerie a entamé la construction d’un nouvel atelier à Gagnac, plus spacieux et plus fonctionnel. Le déménagement est programmé en décembre 2015. 

Action de la CCI du Lot
La CCI du Lot a accompagné la SARL Richard Métallerie dans le montage d’un contrat d’appui Région Midi-Pyrénées, lui permettant d’obtenir une subvention pour la construction de son nouveau bâtiment. 



RICHARD MÉTALLERIE

Z.I.– 46130 Biars-sur-Cère
Tél. : 05 65 38 43 04
www.richardmetallerie.com 
Quelques références
• Cirque d’Autoire (aménagement d’un garde-corps de 450 ml en milieu naturel et réalisation de trois escaliers)
• Centres E. Leclerc de Saint-Laurent-les-Tours et de Biars-sur- Cère (escaliers, passerelles, portes, portails, clôtures)
• CCI du Lot à Cahors (escaliers, planchers et garde-corps extérieurs 2 x 4 étages)
• Société Pierrot Gourmand à Altillac (19) (structure métallique environ 6 x 12 tonnes et 18 portes sectionnelles) 

Bacsystem, seul fabricant lotois
de tôles bac acier 
Créée en 2011 à Livernon par Gérard Forestié (ex dirigeant de la société Profilage du Centre), la SARL Bacsystem est aujourd’hui la seule entreprise du Lot spécialisée dans la fabrication de tôles bac acier pour la couverture et le bardage de bâtiments. Aux côtés de Gérard Forestié, sa fille Céline et son fils Eric, respectivement Responsable administrative et financière et Responsable de la fabrication, constituent l’effectif de la TPE lotoise. « Nous avons investi dans une machine permettant de réaliser du profilage à froid et nous assurons la fabrication à la demande, sous 72 heures, de tôles répondant à l’ensemble des normes et critères de qualité en vigueur. Notre clientèle se compose pour moitié de particuliers et pour l’autre de professionnels : charpentiers, monteurs, exploitants agricoles…», explique la jeune femme. Bacsystem fabrique également toute une palette d’accessoires de finition (faîtières, angles, jambages…) et est distributeur de panneaux sandwich pour bardages et toitures métalliques, ainsi que d’une gamme complète de visserie. L’entreprise garantit ses livraisons sous une semaine dans toute la France, un axe de différenciation commerciale qui nécessite une logistique rigoureuse et de qualité.
BACSYSTEM
Z.A. Coupille
46320 Livernon
Tél. : 05 65 10 61 15
www.bacsystem.fr
Un nouveau dirigeant à la tête des Etablissements Deguilhem Tanié 
Spécialisée dans les constructions et les charpentes métalliques, l’entreprise Deguilhem Tanié a été créée en 1983 à Cajarc. Elle a été reprise en juillet 2015 par Michaël Bar. Diplômé de l’INSA Toulouse (Institut National des Sciences Appliquées), ce dernier est entré en 2002 dans la société lotoise, où il occupait depuis deux ans des fonctions de direction commerciale et de développement. Structurés autour d’une équipe de 13 personnes, les Etablissements Deguilhem Tanié réalisent des bâtiments agricoles, industriels et commerciaux. Le domaine d’activité de l’entreprise s’étend également sur le bardage, la couverture, la zinguerie, l’isolation et la serrurerie. Elle intervient pour ses clients dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de Cajarc, sur les départements du Lot, de l’Aveyron, du Tarn et du Tarn-et-Garonne. « Le marché de la construction métallique est porteur pour les entreprises telles que la nôtre, qui misent sur la qualité et le service de proximité », assure Michaël Bar. Sous l’impulsion de son nouveau dirigeant, l’entreprise (titulaire de la certification Qualibat), s’apprête à engager une démarche de développement durable, prévoyant notamment une restructuration de ses locaux destinée à améliorer les conditions de travail de ses salariés et la compétitivité de l’entreprise. 

Action de la CCI du Lot
Michaël Bar a bénéficié d’un prêt d’honneur Initiative Lot lors de la reprise de la société Deguilhem Tanié en juillet 2015. L’entreprise est par ailleurs accompagnée par la CCI du Lot dans le cadre de la mise en oeuvre d’une démarche de développement durable. 

ÉTABLISSEMENTS
DEGUILHEM TANIÉ

Andressac
46160 Cajarc
Tél. : 05 65 40 70 85
www. deguilhemtanie.com 
Quelques références
• Figeac Aéro (bâtiment de Figeac)
• Intermarché (bâtiments de Cajarc, Espère, Cahors-Labéraudie (46), Rabastens (81) et Villefranche-de-Rouergue (12))
• Gifi (bâtiments de Capdenac (12), Montauban (82) et Mont-de-Marsan (40))
• Zone d’Activités de Cambes (bâtiments CCI du Lot, pépinière d’entreprises, MCM, AT2D et Lotoquine). 
Métal Fer Créations diversifie
ses compétences 
Créée fin 2011 par Franck Vanthomme et basée sur la Zone d’Activités de Cahors Sud, Métal Fer Créations propose ses services dans la conception, la réalisation et la pose de charpentes industrielles, de bâtiments agricoles ou d’habitations, ainsi qu’en serrurerie métallique (pour des constructions neuves ou en rénovation). Fédérant une équipe de 10 personnes, l’entreprise dispose d’un bureau d’études, qui réalise les projets en 3D et effectue des calculs de charge pour les différentes réalisations. Elle intervient principalement dans le Lot, mais aussi ponctuellement dans le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, pour des clients professionnels et particuliers, et réalise environ 60 % de son chiffre d’affaires avec les marchés publics. « Notre secteur d’activité reste dynamique et 2015 devrait être une bonne année, sachant que nous avons déjà atteint en septembre notre chiffre d’affaires de 2014 », se félicite Franck Vanthomme. Seule ombre au tableau : les difficultés rencontrées par l’entreprise pour renforcer son équipe de monteurs-soudeurs, embaucher un chef d’équipe et un responsable de l’entretien du parc d’équipements… D’autant que confortée par ses bons résultats, Métal Fer Créations doublera prochainement la surface de son atelier (passant de 600 à 1 200 m2), afin d’y intégrer une salle de peinture et un espace dédié à la découpe laser, deux activités qui étaient jusqu’alors sous-traitées. 

MÉTAL FER CRÉATIONS
40, rue Boutic
Z.A. Cahors Sud
46230 Fontanes
Tél. : 05 65 30 63 90
www.metalfercreations.fr 

Quelques références
• Syded du Lot, chaufferie bois à Cahors
(charpente métallique et serrurerie)
• Conseil Départemental du Lot, Collège Gambetta de Cahors (extension service restauration : charpente métallique et serrurerie)
• Mairie de Cahors (pergola métallique)
• Hôtel Best Western de Cahors (charpente métallique et serrurerie) 
Chiffres-clés
L’industrie des produits métalliques*
en France…

57,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
20 400 entreprises, dont 72 % ont moins de dix salariés.
290 100 salariés (en équivalent temps plein).
Ce secteur contribue à 6,4% du chiffre d’affaires
et à 9% de la valeur ajoutée de l’ensemble de l’industrie manufacturière,
employant 10,8 % des salariés (équivalent temps plein).
Source : INSEE – 2013
(*) hors machines et équipements

…et dans le Lot
Au RCS du Lot, 71 entreprises, employant
351 salariés, sont recensées sous les codes APE :
2511Z Fabrication de structures métalliques et de parties de structures.
4332B Travaux de menuiserie métallique et serrurerie.
4391A Travaux de charpente.
Ce secteur représente 4,9% des établissements lotois des secteurs de l’industrie
et de la construction inscrits au RCS (hors artisans purs) et 3,2% de l’emploi salarié.