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Entreprendre CCI du Lot n°154
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Au-delà de la production de truffes, le Lot s’est positionné ces dernières années comme un centre d’expertise capable de décliner les différents atouts de ce puissant vecteur d’image. Ce dossier rappelle les principaux enjeux de l’économie du diamant noir, au terme d’une saison 2011-2012 jugée « plutôt bonne » par les professionnels et les particuliers concernés.
«La truffe est-elle devenue chère parce qu’elle est bonne ou parce qu’elle est rare ? » : c’est la question que pose d’emblée Pierre-Jean Pébeyre lorsqu’on l’interroge sur l’économie de la truffe. Le fait est que la truffe lotoise se fait rare : « La production du département est passée de 300 tonnes en 1906 à 3 tonnes en 2006 », rappelle Pierre Sourzat, responsable de la station trufficole du Montat et l’un des meilleurs spécialistes du précieux tubercule au niveau mondial. Voilà en effet 38 ans qu’il se voue à la truffe, c’est-à-dire depuis qu’il a pris ses fonctions en 1974 au lycée agricole du Montat. Mais l’enjeu ne consiste plus aujourd’hui à s’en remettre à ces chiffres. La truffe génère un nombre toujours croissant d’activités, que ce soit en amont de la production (formations, plants, aménagements…) ou en aval (gastronomie et tourisme notamment).
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Le marché de Lalbenque reste pour la truffe un puissant vecteur d’image. La truffe peut potentiellement se développer dans toutes les régions calcaires du département, soit plus de la moitié de sa superficie.
DU PRODUIT AU SYMBOLE
Plus qu’un produit, la truffe est ainsi devenue un vecteur d’image pour le département et un porte-parole de son économie. Concernant l’analyse du marché français de la truffe noire, elle montre qu’il reste effectivement difficile de structurer une filière qui irait de la production jusqu’à la gastronomie et au tourisme. Pourquoi ? La première difficulté est liée à l’incertitude concernant l’importance de la production : comme ils ignorent la quantité de truffes qui sera disponible d’une année sur l’autre, les acteurs concernés sont dans l’incapacité de réaliser des plans de développement pour les présenter aux investisseurs. La seconde spécificité de ce marché est l’exception fiscale dont il bénéficie, car c’est un des rares produits en France qui n’oblige pas la facturation avec TVA pour de petits apports sur les marchés. Cela pourrait être considéré comme un atout mais, dans les faits, cette originalité fait que les chiffres des ventes sont souvent contestés, que l’argent liquide reste souvent utilisé et qu’une part non négligeable des ventes est réalisée de gré à gré et n’est donc pas comptabilisée. Il en serait autrement s’il n’y avait pas une bonne part de « cueillette » dans la mise en marché.
UNE FILIÈRE EN POINTILLÉS
Au moins deux grands points de vue sont apparus au cours des dernières décennies concernant l’économie de la truffe dans le Lot. Le premier est fondé sur une relance de la production, un entretien plus conséquent des truffières, des incitations financières à la plantation et des actions de formation. Le second est que le Lot doit plutôt se réorienter vers le symbole qu’est devenu le tubercule et se concentrer sur les activités dérivées, telles que la gastronomie, le tourisme, la valorisation des savoir-faire ou encore l’arôme de truffe. Il existe bien sûr d’autres points de vue, dont celui qui consiste à affirmer qu’il ne peut y avoir de diversification sans une augmentation continue de la production locale, mais le changement principal est que la truffe est devenue un atout fort pour l’économie du département.
Panorama des acteurs de la truffe dans le Lot
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Au terme d’une saison 2011- 2012 que les acteurs jugent meilleure que les précédentes, ce dossier propose un panorama des principaux types d’intervenants de l’économie de la truffe.
En effet, si la production lotoise se limite aujourd’hui à quelques tonnes, plusieurs centaines de personnes sont concernées par cette activité dans ce département : les courtiers, les négociants, les conserveurs, les restaurateurs, les professionnels du tourisme, les centres de formation, les pépiniéristes spécialisés dans la production de plants mycorhizés, sans oublier bien sûr les producteurs de truffes.

UNE VIE DE TRUFFE
La truffe est d’autant plus prisée que l’on peut considérer que, lorsque ce tubercule arrive à maturité à la fin de l’automne, c’est un rescapé qui a franchi de nombreux obstacles. En effet, peu de temps après sa naissance au début du printemps, la truffe est confrontée à une épreuve déterminante : première installée sur les racines des arbres dits mycorhizés, elle doit défendre chèrement sa place face à des champignons tels que les bolets, les russules ou les amanites, qui font tout pour déloger la truffe, et qui réussissent à le faire si l’environnement est trop boisé. C’est d’autant plus le cas lorsque le sol est jonché de bois morts et est devenu favorable au développement des nombreux champignons qui concurrencent la truffe.

Un autre mystère apparaît dans la deuxième partie de la vie de la truffe. En septembre, après six mois, le tubercule a en effet quasiment atteint sa taille adulte, mais sa couleur extérieure va du rouge au rose, sa chair est blanche et la truffe n’a alors ni odeur ni goût. Trois mois plus tard, la truffe devient pourtant le diamant noir que l’on sait, avec ses veinures claires caractéristiques. Que s’est-il passé durant ces trois mois ? Malgré les nombreuses thèses et articles consacrés au processus de mûrissement de la truffe, le tubercule conserve l’essentiel de ses secrets. La maison Pébeyre, dédiée à la truffe depuis 1897, a financé de nombreuses études sur le sujet à partir des années 1980. « C’est dans ce cadre que nous avons découvert l’arôme de truffe, en collaboration avec l’Institut Polytechnique de Toulouse, et que nous l’avons breveté », explique Pierre-Jean Pébeyre.

Lorsqu’elle finit sur les marchés après le cavage, la truffe est vendue jusqu’à 1 000 euros le kilo aux particuliers et jusqu’à 800 €/kg sur le marché de gros. Et quand les dernières sont ramassées, début mars, les truffes de l’année suivante germent.

COMBIEN DE TRUFFICULTEURS ?
Dénombrer les trufficulteurs reste très difficile dans la mesure où les définitions sont très différentes. Selon Alain Ambialet, Président du Syndicat des Trufficulteurs de Lalbenque, « tout propriétaire terrien est potentiellement un producteur de truffes ». Sachant que la superficie du Lot est de 5 217 km2, le nombre de trufficulteurs est théoriquement très important. « On estime que les zones de production effectives dans le Lot occupent toutes les régions calcaires du département, soit plus de la moitié de sa superficie, estime Pierre Sourzat, agent du Conseil Général et responsable de la station trufficole du Montat. Quant au nombre de trufficulteurs qui travaillent ces surfaces, ils sont plus de 2 000, dont de nombreux non agriculteurs ». Selon lui, la part des agriculteurs parmi les producteurs de truffes est toutefois en baisse, car ils préfèrent consacrer leur temps et leur argent à des productions moins aléatoires.

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Tout propriétaire terrien lotois est potentiellement un producteur de truffes, mais on estime à environ 2 000 le nombre de trufficulteurs dans le département.

LES AIDES FINANCIÈRES EXISTENT
Depuis 2003, le Conseil Général du Lot et la Région Midi-Pyrénées ont mis en place un système d’aide financière pour le développement des plantations truffières. Concrètement, l’un et l’autre prennent en charge 25% (soit 50% au total) des dépenses liées à la plantation de nouvelles truffières. Les principales conditions sont les suivantes : la dépense est plafonnée à 4 000 € par hectare et les plantations doivent avoir une taille comprise entre 0,25 et 3 hectares. Pour une nouvelle truffière de 3 hectares, ces deux aides cumulées peuvent donc atteindre 6 000 €.

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Par ailleurs, les terrains plantés « truffiers » depuis 2005 sont exonérés de taxe foncière pendant 30 ans. En ce qui concerne l’imposition des revenus générés par ces terrains, elle ne débute que 15 ans après la déclaration du terrain en chênes truffiers (10 ans pour les noisetiers), sur la base d’un revenu forfaitaire annuel qui se situe depuis plusieurs années autour de 500 € par hectare, sachant que l’impôt à payer correspond à la tranche d’imposition du contribuable. « Pour un trufficulteur dans la tranche des 20 % qui dégage un revenu de 500 € sur sa plantation d’un ha, son impôt sera de 100 €, indique Pierre Sourzat. S’il produit par bonheur plus d’une dizaine de kg, il commence à gagner de l’argent. »

ATTENTION À L’AMATEURISME
Présenté de cette façon, le fait de devenir trufficulteur présente des avantages évidents. « Il ne faut pas que les candidats à la trufficulture sous-estiment le travail qu’exige l’entretien d’une truffière, explique Alain Ambialet. En dehors de l’hiver, dédié à la récolte, il faut régulièrement veiller à la taille des arbres, à l’entretien du terrain ou à l’arrosage. Par exemple, une truffière d’un hectare plantée de 300 arbres demande une somme de travail considérable et nous conseillons aux candidats de limiter leurs ambitions, à la fois au niveau de la superficie et à celui du nombre de plants ».

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LE CAVAGE EN TROIS MÉTHODES
Le cavage désigne la recherche et la récolte de la truffe. Le terme provient du latin « cavare » (creuser) et son dérivé est le « cavadou », sorte de couteau qui permet de travailler la terre en surface et de sortir la truffe. Il existe traditionnellement trois manières de caver : avec un cochon, avec un chien dressé ou en surveillant la présence de la mouche à truffe, ou Suilla Gigantea (voir les photos cicontre). Cette dernière méthode est logiquement la moins onéreuse, mais elle impose des conditions exigeantes en termes de température, d’ensoleillement et de vent.

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Dans les faits, les trufficulteurs qui souhaitent obtenir le plus grand nombre de truffes utilisent en parallèle les trois méthodes. « Chaque méthode a ses inconvénients, précise Paul Pinsard, trufficulteur à Lalbenque, mais les combiner permet d’obtenir les meilleurs résultats. Ainsi, le cochon a tendance à manger les truffes si l’on n’intervient pas rapidement, le chien peut être distrait par d’autres odeurs et la présence de la mouche est aléatoire. »
Outre leur fonction pour le tourisme, les démonstrations de cavage sont généralement préparées par le « marquage » des truffes (le plus souvent à l’aide d’un bâton), afin d’être assuré de leur présence.
STATION TRUFFICOLE DU MONTAT :
L’INSTITUTION DE LA TRUFFE

La station trufficole du Montat a été créée à la fin des années 1970, sur le domaine acheté à un agriculteur pour y installer le lycée vini-viticole au début des années 1980. Il s’agit à la fois d’un centre de formation et d’une unité d’expérimentation des techniques trufficoles avec de nombreuses plantations (les premiers arbres mycorhizés y ont été plantés en 1979). La station trufficole du Montat publie par ailleurs chaque année des ouvrages et des articles sur la culture de la truffe.
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Le « brûlé » : il s’agit de la zone sans herbe qui entoure les arbres truffiers (chênes pubescents, chênes verts ou noisetiers). La règle communément retenue est que l’herbe ne peut pas pousser si la truffe est présente, sur un rayon d’environ une fois et demie la largeur de l’arbre avec ses feuilles .

Gérée par le Lycée agricole du Montat en liaison avec la Fédération régionale des trufficulteurs de Midi- Pyrénées, avec des aides de la Région Midi-Pyrénées, de FranceAgriMer, de l’Europe et du Conseil général du Lot, la station a désormais une renommée internationale. De nombreux pays recherchent l’expertise de la Station du Montat. C’est le cas des Etats- Unis, de l’Australie, de la Nouvelle- Zélande, de l’Espagne, de l’Italie, etc. « La culture de la truffe est en train de se répandre dans les deux hémisphères, précise Pierre Sourzat. D’autres régions françaises, qui ont également des sols calcaires, obtiennent des résultats significatifs, comme la Touraine, le Poitou-Charentes ou le Berry. C’est pourquoi il faut tout faire pour que le Lot reste en tête avec une bonne maîtrise des méthodes de trufficulture. »

POURQUOI LE QUERCY ?
Pourquoi la truffe s’est-elle installée dans le Quercy au XIXe siècle ? « Il n’y a pas une seule et unique raison, répond Pierre Sourzat, mais j’en citerai deux qui résistent à l’analyse. La première est que le sol du Quercy était particulièrement bien adapté : parce que le Lot était un terroir viticole, on a toujours trouvé davantage de truffes dans le Quercy que dans le Périgord. La seconde explication plausible est que le Lot a connu au milieu du XIXe siècle une surpopulation agricole, qui a conduit à exploiter tout l’espace rural, y compris ses parties les plus pauvres. C’est dans ces terres pauvres caillouteuses que la truffe et la vigne, avec peu de bois environnant, ont trouvé un milieu très favorable. »

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LES SYNDICATS DE LA TRUFFE
A Lalbenque, marché historique de la truffe, il a fallu attendre 1961 pour que soit créé le syndicat local des trufficulteurs, à l’initiative de Jean Delsouc, alors secrétaire de mairie, et Pierre Ambialet, père de l’actuel Président du syndicat.

« Le rôle du syndicat n’est pas uniquement de former et d’informer les producteurs, affirme Alain Ambialet. Son but est bien de faciliter une relance de la production, notamment en multipliant les rencontres entre les trufficulteurs et les professionnels des métiers de bouche. » Pourquoi n’a-t-on pas créé une appellation d’origine contrôlée (AOC) de la truffe du Lot ? « La principale explication est que l’obtention d’une AOC exige une production continue, ce qui n’est pas le cas de la truffe. La démarche conduisant à une indication géographique protégée (IGP) aurait pu être envisagée, mais la notoriété du Quercy et de Lalbenque semblait alors suffisante ».

La priorité des syndicats de trufficulteurs (celui de Lalbenque fait partie de celui du Lot, qui fait partie de la fédération de Midi-Pyrénées, qui fait ellemême partie de la fédération française des trufficulteurs) est le passage de relais entre les générations. « La population des trufficulteurs rajeunit, affirme Alain Ambialet. Nous le constatons notamment dans le cadre des stages que nous organisons : la tranche d’âge de 20 à 40 ans est de plus en plus représentée. »
QUEL COMMERCE POUR LA TRUFFE ?
Pour les négociants en truffes, qui la préparent et la commercialisent, il n’est donc plus question depuis des décennies de s’approvisionner uniquement dans le Lot. Les achats sont donc pensés à l’échelle nationale, voire plus avec l’Italie et l’Espagne.
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En ce qui concerne les négociants et les conserveurs de truffes, le Lot reste en tout cas richement doté, avec des entreprises telles que Pébeyre, Henras, Valette, Chambon & Marrel (groupe Godard), Jouglas, Delfour, etc. Ensemble, ces entreprises emploient directement plusieurs dizaines de salariés dans le département.
« La truffe représente 22% du chiffre d’affaires du groupe, explique Michèle Godard, mais son rôle est bien plus important que cela en terme d’image de marque et au niveau des ventes qu’elle génère ». Illustration de ce rôle de la truffe : Godard-Chambon & Marrel invite depuis onze ans plus de 1 000 clients chaque année à venir déguster une omelette truffée dans son local de Lalbenque.

LA TRUFFE,
AGENT COMMERCIAL LOTOIS ?

Le Lot peut devenir la capitale de la gastronomie de la truffe : c’est le parti pris de nombreux acteurs du tourisme et de la restauration, à l’image de l’Association du Site Remarquable du Goût du Marché aux Truffes de Lalbenque (voir encadré), du restaurant Le Balandre de Gilles Marre, de la table d’Alexis Pélissou (le Gindreau) et de bien d’autres restaurants lotois. Au-delà, il ne faut pas oublier que la truffe génère une littérature toujours aussi importante, dont les ouvrages des chefs lotois cités plus haut.

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De ce point de vue, la truffe devient un agent commercial du territoire, qui permet au département de mettre en avant ses autres richesses (agneaux, cabécous, canards gras, noix, safran, vins, etc.).

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Tourisme et télévision
Les prestataires lotois dans la mire du petit écran
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Territoire rural, un peu « reculé », le Lot jouit pourtant d’une reconnaissance nationale voire internationale, portée par l’intérêt des médias en général et de la télévision en particulier. Alors que recherchent les journalistes qui viennent y tourner leurs reportages ? Un patrimoine naturel préservé ? Une douceur de vivre ? Une authenticité ? La beauté de ses « Grands Sites » ? Une gastronomie riche de produits emblématiques, tels que la truffe, le foie gras ou le vin de Cahors ? Des habitants ambassadeurs de leur territoire ? En fait, tout cela à la fois… Nous vous proposons de découvrir dans ce dossier, bien sûr non exhaustif, les retours d’expérience de quelques prestataires touristiques lotois « vus à la télé ».

En août dernier, le journal télévisé de 13h de TF1 a diffusé durant une semaine une série de reportages consacrés à Saint-Cirq- Lapopie sur le thème de la vie d’un village en vacances. Au fil des épisodes, les téléspectateurs du JT de Jean- Pierre Pernaut ont ainsi découvert la fête du village, la navigation sur le Lot, ou encore une restauratrice dans le coup de feu et les commerçants du village… « Ces reportages ont été d’autant plus valorisants pour le site que le premier des cinq épisodes de la série s’intitulait « Saint-Cirq-Lapopie, l’un des plus beaux villages de France », raconte Virginie Seguin, Directrice de l’Office de Tourisme de Saint-Cirq- Lapopie / Pech Merle. Leurs retombées ont été énormes. Dès le générique de fin, des personnes nous contactaient pour obtenir des adresses d’hébergeurs et de restaurateurs. Nous avions plus d’une quinzaine de demandes par jour de documentation, ce qui est rare à cette période, car généralement les vacanciers ont déjà préparé leur séjour. De la même manière, la fréquentation du mois d’août et de l’arrière saison a été beaucoup plus importante que d’habitude. »

Si cet exemple récent témoigne de l’intérêt que portent les médias aux sites remarquables de notre département, le Lot séduit également par bien d’autres aspects les reporters du petit écran et leurs téléspectateurs.

QUALITÉ DE VIE, AUTHENTICITÉ,
GASTRONOMIE…

Sa qualité de vie et sa douceur de vivre en particulier sont aujourd’hui des valeurs devenues très « tendance ». Elles ont séduit par exemple le magazine de société « C’est ma vie », diffusé le samedi après-midi sur M6. L’émission a consacré en mai 2011 un reportage à Matthieu Giethlen et son épouse qui venaient de choisir de quitter Paris et leur confortable situation professionnelle pour s’installer à Rocamadour. Jouant sur les contrastes entre le rythme de vie endiablé de la capitale et le côté paisible du Lot, ses paysages sauvages et ses silences, le reportage met en lumière le choix de qualité de vie du jeune couple.

Mais le Lot séduit aussi par ses traditions farouchement préservées et l’authenticité de ses habitants, portées à l’écran dans des types d’émissions très différents. Quant à sa gastronomie et au savoir faire de ses chefs, ils rayonnent via le petit écran bien au-delà des frontières de l’Hexagone. La cuisine « auberge de campagne » de Monique Valette (restaurant Lou Bourdié) est célèbre Outre-manche depuis que Channel 4 lui a consacré un reportage en compagnie du célèbre chef britannique Jamie Oliver. Patrick Duler (Domaine de Saint-Géry) a, lui, fait l’objet d’un reportage sur la télévision espagnole El Mundo TV à l’occasion de la « Semana de la trufa », réunissant à Madrid des chefs européens.

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Matthieu Giethlen

dans « C’est ma vie », ou le retour aux sources du jeune propriétaire de l’Amadour Hôtel à Rocamadour

Contacté par M6 via de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot, Matthieu Giethlen, le jeune propriétaire de l’Amadour Hôtel à Rocamadour, a fait en mai 2011 l’objet d’un reportage dans l’émission « C’est ma vie ». Ancien directeur de la restauration du palace parisien Le Fouquet’s, c’est essentiellement sur le parcours et le choix de vie de ce jeune entrepreneur d’origine lotoise revenu aux sources que les journalistes de M6 ont fait le focus.

« Objectivement, je n’ai pas vraiment observé de retombées sur la fréquentation, car le reportage n’était pas axé sur l’hôtel, dont le nom était uniquement mentionné dans le générique, explique Matthieu Giethlen. En revanche, cela a permis aux personnes de la région de mieux nous connaître. » Le nouveau propriétaire de l’Amadour Hôtel se félicite par ailleurs des retours positifs qu’il reçoit depuis la mise en ligne du reportage sur son site Internet. « Il y a beaucoup d’émotion et d’affectif dans ces images. Lorsqu’au début du film, nous introduisons la clé dans la porte, c’est effectivement la première fois que nous entrons chez nous… Les journalistes ont vraiment saisi nos débuts et bien retracé notre histoire. Aujourd’hui, quand les clients viennent à l’hôtel, ils ont déjà l’impression de nous connaître. »


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Amadour Hôtel Place de l’Europe
46500 L’Hospitalet
Tél. : +33 (0)5 65 33 73 50
www.amadour-hotel.com

…À CHAQUE ÉMISSION SA THÉMATIQUE
Et ce ne sont là que quelques exemples, car de nombreuses télévisions étrangères (allemande, hollandaise, japonaise, chinoise…) ont réalisé des sujets sur le Lot. En France, les principales chaînes généralistes (TF1, France 2, France 3…), mais également des chaînes thématiques comme Cuisine TV ou Voyage, sont venues y tourner des reportages pour des émissions de formats et de thématiques divers : journal télévisé, émissions régionales ou nationales, magazines de société ou de reportage culturel. Cette médiatisation auprès de cibles hétérogènes de téléspectateurs génère bien sûr des retombées significatives, d’autant que ces reportages sont souvent rediffusés à différentes heures d’écoute, sur d’autres chaînes d’un même groupe, ou encore sur Internet.

Parfois, c’est le service de presse de l’émission qui sollicite, directement ou par l’intermédiaire d’organismes locaux, les prestataires touristiques pressentis pour les reportages. D’autres fois, ce sont les prestataires qui se manifestent auprès des médias, comme récemment le Gouffre de Padirac qui a accueilli des équipes de télévision japonaise et israélienne.

Mais une chose en tout cas semble certaine, les reportages réalisés rejaillissent positivement sur l’ensemble du département. Et c’est une bonne nouvelle, car la médiatisation du Lot ne semble pas près de fléchir. Plusieurs reportages sur divers grands sites lotois, comme Rocamadour ou la vallée de la Dordogne seront au sommaire de « Cap sud-ouest », une nouvelle émission hebdomadaire de 26 minutes sur le grand sud-ouest, qui sera diffusée sur France 3 Région le 17 mars prochain…

Monique Valette
du restaurant
« Lou Bourdié » à Bach

cuisine à quatre mains avec Jamie Oliver sur la chaîne britannique Channel 4

Renommée localement, Monique Valette, la charismatique propriétaire du restaurant « Lou Bourdié » à Bach, est également connue en Angleterre. L’initiative en revient au célèbre chef britannique Jamie Oliver, par ailleurs très engagé dans la promotion d’une cuisine de tradition à base de produits frais et locaux. « C’était en décembre 2009, se rappelle- t-elle. Jamie Oliver était de passage dans la région ; il souhaitait assister à un marché aux truffes et rencontrer des restaurateurs qui proposent une cuisine familiale traditionnelle. Son équipe m’a contactée pour savoir si je voulais bien le recevoir, naturellement j’ai accepté. »

Ce reportage diffusé entre autres en avril 2010 sur Channel 4 dans l’émission « 30 minutes », fait la part belle à l’authenticité de la restauratrice et à la saveur des recettes d’antan. Dans la petite cuisine du restaurant, Jamie met la main à la pâte, coupant le pain pour la soupe, épluchant les courgettes, pliant les feuilles des choux farcis sous le regard bienveillant de Monique. « Pour le récompenser, je lui ai préparé une omelette aux truffes », ajoute-t-elle en souriant. On y voit également Jamie aller chercher chez Dédé, un voisin du village, une magnifique citrouille et vanter les mérites des produits sains et des producteurs régionaux. « Je n’aurais pas imaginé que le reportage puisse avoir un tel impact, souligne Monique Valette. Auparavant, je recevais essentiellement une clientèle locale et quelques représentants de commerce de passage, mais en 2010 il est arrivé plusieurs fois que l’une de mes deux salles soit entièrement remplie d’anglais. Depuis, j’ai une vingtaine de clients réguliers britanniques. »

Lou Bourdié
Le Bourg
46230 Bach
Tél. : +33 (0)5 65 31 77 46

A voir ou revoir
sur You Tube à l’adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=tRfjpm5HCbY

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Le Domaine de Saint-Géry à Lascabanes

à l’affiche du magazine de reportage « Des racines et des ailes »

En février 2010, le magazine de reportage culturel « Des racines et des ailes » a offert une belle vitrine sur France 3 au Domaine de Saint-Géry. Ce reportage d’une quarantaine de minutes était centré sur la démarche inédite de Patrick et Pascale Duler, les propriétaires de ce domaine de charme rassemblant cinq chambres d’hôtes, piscine d’eau douce, restaurant gastronomique et atelier de fabrication de foie gras et de salaisons au coeur d’une propriété de 70 hectares (dont 12 hectares de truffières) cultivée en agriculture biologique. « Les journalistes ont été séduits par notre concept d’écotourisme et par l’éthique de l’écosystème que nous avons développé sur le domaine, analyse Patrick Duler. Au total, ils ont réalisé trois jours de tournage, deux durant l’été et le dernier à l’automne, et ont produit des dizaines d’heures d’images. Aucune scène n’était préparée à l’avance, ils se sont fondus dans notre quotidien. Comme tout le monde, nous avons découvert le reportage devant notre petit écran. Le résultat était épatant, ils sont allés à l’essentiel. » Quant aux retombées, Patrick Duler assure en bénéficier encore, notamment parce que le reportage est régulièrement rediffusé sur des chaînes comme France 4 ou TV5 Monde.

Domaine de
Saint-Géry
46800 Lascabanes
Tél. : +33 (0)5 65 31 82 51
www.saint-gery.com

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Le Hameau des Saveurs de Maxou

concocte son « Menu de fête » au JT de TF1


AMaxou, Le Hameau des Saveurs, petit hameau de trois gîtes dont les hôtes viennent découvrir le temps d’un séjour à la carte la cuisine de nos grand-mères, a fait la Une d’un reportage sur le thème « Menu de fête dans le sudouest », diffusé dans le journal télévisé de 13h sur TF1 en décembre 2010. On y découvre, selon les propres termes du journaliste « la brigade d’élite du bon vivre » : Maurice et son bon pain Croustilot, Henriette et ses canards gras, Pierre et ses truffes, le vin de Cahors de la famille Janicot, sans oublier le Pastis de tata Simone… « Nous sommes un trait d’union entre l’époque de notre enfance et le monde d’aujourd’hui, l’ADN du terroir en quelque sorte, analyse Michel Monteil qui dirige, avec René Janicot, le Hameau des Saveurs. Nous touchons une clientèle attachée aux traditions. Et ce type de reportage, diffusé sur la première chaîne de télévision française à une heure de grande écoute, a généré des retombées significatives sur la fréquentation de nos gîtes. Très professionnel, le tournage avait été bien préparé en amont, de manière à résumer en quelques minutes le savoir faire et les valeurs de tous les intervenants. »

Le Hameau
des Saveurs
Les Carrières
46 090 Maxou
Tél. : +33 (0)5 65 36 82 38
+33 (0)6 08 42 96 00
www.hameau-des-saveurs.com

A voir ou à revoir sur
Internet à l’adresse suivante :
http://videos.tf1.fr/jt-13h/menu-de-fete-avec-le-sud-ouest-6191041.html

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La Ferme Auberge de Martel à la Une d’« A vos régions » sur Direct 8

La Ferme Auberge de Martel et son célèbre moulin à huile de noix ont séduit de nombreuses chaînes, dont Direct 8 qui l’a retenue en août 2010 pour son émission « A vos régions ». « Notre moulin est en lui-même une curiosité, car il n’en existe pratiquement plus en France qui soient en fonctionnement », explique Marie-Claude Castagné, propriétaire du site avec son mari Jean-Luc. Cet ancien bâtiment du XVe siècle, planté sur le Causse, est adossé à une exploitation agricole spécialisée dans la production d’huile de noix et le canard gras gavé et transformé, que l’on peut déguster dans l’ambiance familiale de la ferme auberge. « Le reportage diffusé sur Direct 8 était axé sur la passion et l’amour du travail bien fait. Les journalistes ont tourné leurs premières images dans la matinée, des plans d’ensemble de la noyeraie, du moulin, de l’huile de noix en train de s’écouler…, puis nous avons déjeuné ensemble pour préparer la trame des interviews qui ont été filmées dans l’après-midi. C’était à la fois très convivial et très professionnel. »

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Ferme Auberge
de Martel
Route de Bretenoux
46600 Martel
Tél. : +33 (0)5 65 37 40 69
Très médiatique, le moulin à huile de noix de la ferme auberge est l’un des derniers en France.
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Des grands classiques conjugués au quotidien jusqu’aux coiffures les plus imaginatives réservées aux occasions festives, le métier de la coiffure s’exerce sur une vaste palette de possibilités. De la simple coupe esthétique aux traitements et soins apportés à la chevelure, les connaissances à acquérir sont en constante évolution. Toute proche de l’univers scintillant de la mode, rythmée par ses deux collections annuelles et leurs multiples déclinaisons tendance, la coiffure s’apparente à cet art un peu magique de nature à séduire très tôt les petites filles. Rien d’étonnant si le travail sur la chevelure, et par conséquent sur le visage, présente un intérêt soutenu à l’heure de s’engager dans une voie professionnelle.

DES CANDIDATURES NOMBREUSES
Même si, et c’est souvent le cas dans bien des domaines, le heurt entre rêve et réalité peut s’avérer difficile à encaisser. Comme l’exprime Nicole Gabillard, Présidente du Cercle des Coiffeurs Créateurs du Lot qui prépare des stagiaires aux examens, et par ailleurs vacataire à l’Ecole des Métiers du Lot : « De nombreux jeunes sont tentés par l’aventure. Beaucoup se forment mais la moitié seulement va jusqu’au brevet professionnel, à partir duquel on peut fonder sa propre affaire. Il faut compter six à huit ans au total pour bien forger des compétences dans un métier exigeant des qualités d’écoute et de discrétion, une bonne condition physique et de la disponibilité dans les horaires de travail. Peu en ont conscience avant de découvrir le métier. Les meilleurs trouvent tout de suite un emploi et préparent leur brevet de maîtrise. A ce niveau, ils apprennent la psychologie, la comptabilité, la gestion et pourront manager sans difficulté leur propre salon. Par contre certains posent problème : notamment ceux qui n’ont pas trouvé d’emploi et s’installent très (trop) jeunes, sans qualification suffisante. La plupart de ces derniers rencontre quelques difficultés », estime-t-elle.

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Si le quotidien du coiffeur, surtout en milieu rural, reste souvent cantonné aux basiques de la profession - shampooing, coupe, brushing, mise en plis, permanente -,
les salons implantés en ville sont parfois conduits à réaliser des créations très valorisantes, généralement destinées à célébrer tel ou tel événement particulier.


Ceux qui n’ont en poche qu’un CAP peuvent tenter la formule de coiffeur à domicile, mais la loi exige qu’ils ne réalisent ni colorations ni permanentes, en particulier par rapport aux risques d’allergies présentés par certains produits.

Là où il fallait, selon Nicole Gabillard, environ 300 clients réguliers pour faire tourner correctement la boutique, il en faut aujourd’hui davantage : le climat actuel de tension économique dissuade de nombreux clients d’avoir une fréquentation assidue de leur salon préféré. « Les gens vont moins souvent chez le coiffeur, c’est indéniable. D’autre part, les charges d’exploitation des entreprises augmentent régulièrement », souligne-t-elle avec une certaine inquiétude.

PRÉVOIR LES TRANSMISSIONS
D’ENTREPRISE

Contrairement à la situation hexagonale, la plupart des salons lotois sont repris quand le professionnel souhaite passer la main. En corollaire, le nombre de créations demeure à peu près raisonnable : ce qui peut se comprendre car l’investissement de départ n’est pas le même.
Si le quotidien du coiffeur, surtout en milieu rural, reste souvent cantonné aux basiques de la profession - shampooing, coupe, brushing, mise en plis, permanente -, les salons implantés en ville sont parfois conduits à réaliser des créations très valorisantes, généralement destinées à célébrer tel ou tel événement particulier. On y parle chignons, mèches, couleurs, qu’il s’agit d’accorder aux lignes du visage, à la teinte des yeux.
Exceptionnels dans le Lot sont ceux, en phase avec des contextes carrément urbains, qui vont jusqu’à proposer une gamme très complète de prestations : maquillage, manucure, soins de beauté, massages. Situation unique, La Villa à Cahors peut prendre en charge l’ensemble du look, depuis la coiffure jusqu’aux vêtements, bijoux et accessoires nécessaires à sa mise en valeur. Mais à part cet exemple-là, on trouve un peu partout dans le département des salons qui soignent l’accueil et le confort de la clientèle. Certains mettent à disposition des fauteuils massants, des arceaux de luminothérapie avec massages, un service perruques, une spécialité orientée chute des cheveux, la réalisation d’extensions. Les journées continues, les accueils sans rendez-vous mais avec un petit café sont entrés dans les moeurs, ainsi que la carte de fidélité. Tous les salons présentent à la vente une large gamme de produits capillaires facilitant le coiffage ou assurant un soin particulier ; cette offre permet d’augmenter le revenu pour une fraction située entre 6 et 7 % du chiffre d’affaires.

Signe des temps, ces produits évoluent dans le sens d’un moindre impact, respectant autant la santé des cheveux que la qualité de l’environnement.

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Tous les salons présentent à la vente une large gamme de produits capillaires facilitant le coiffage ou assurant un soin particulier par exemple, cette offre permet d’augmenter le revenu pour une fraction située entre 6 et 7 % du chiffre d’affaires.
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Contrairement aux régions fortement citadines, les salons sous franchise sont chez nous exceptionnels, les coiffeurs (en fait des coiffeuses pour plus de 80 %) préférant de beaucoup conserver une totale indépendance.

Quatre responsables sur cinq exercent en nom propre, seuls 20 % ont opté pour une société (EURL ou SARL) : une précaution juridique permettant de séparer les patrimoines commerciaux et privés. du chiffre d’affaires. Signe des temps, ces produits évoluent dans le sens d’un moindre impact, respectant autant la santé des cheveux que la qualité de l’environnement.

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Métier coup-de-coeur, la coiffure renouvelle régulièrement ses cadres : un tiers des professionnels a moins de 40 ans et seuls 6 % ont dépassé la soixantaine.

MOINS DE 40 ANS : UN TIERS DES EFFECTIFS Métier coup-de-coeur, la coiffure renouvelle régulièrement ses cadres : un tiers des professionnels a moins de 40 ans, seuls 6 % ont dépassé la soixantaine. Bien répartis géographiquement, les salons lotois - dont le nombre a augmenté de 20 % en dix ans - proposent aujourd’hui les services d’un coiffeur pour 700 habitants. Le rapport de confiance liant le client à son artisan est assez fort pour limiter les effets de l’évasion commerciale : le chiffre d’affaires global du marché de la coiffure se situe autour de 20 millions d’euros, ce qui en fait un secteur important de l’économie dans le département.

Laboratoire Ducastel à Castelfranc :

Une offre complète à deux pas des salons lotois

Le Lot a la chance de disposer sur son territoire d’une unité de recherche et fabrication orientée coiffure, le Laboratoire Ducastel. Fondée en 1974, cette société est une filiale du groupe Alès depuis 1997. Peu connue des non-initiés, elle est aujourd’hui le 4e fournisseur national à destination de l’activité coiffure, aux besoins de laquelle elle apporte une réponse globale : coloration, shampooings, soins, produits coiffants.

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« Dès sa fondation, le Laboratoire a défini ses priorités : l’innovation permanente, le rapport qualité-prix, la proximité avec les coiffeurs via le réseau de distribution. Tous les produits sont conçus par nos chimistes, puis fabriqués à Castelfranc ou dans d’autres unités en France », explique Clément Vignaud, directeur marketing chez Ducastel. La marque-phare, Subtil, est présentée lors de formations, notamment animées par Denis Peltriaux, coiffeur à Cahors. Ce qui permet à cette gamme de coloration, soin et coiffage d’affirmer une croissance soutenue. Pionnier des produits à base de plantes, Patrick Alès est toujours attentif au respect du cheveu et des coiffeurs en concevant des formules douces mais efficaces. En témoigne une autre marque du groupe, SECRET PROFESSIONNEL by PHYTO.
Le Laboratoire Ducastel emploie environ 70 spécialistes sur le site de Castelfranc. Il réalise un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, dont 21 % à l’export dans 25 pays. Près de 25 000 coiffeurs européens ont commandé des produits maison durant l’année dernière. Une ligne de soins experte née de la recherche végétale délivrant le meilleur de la nature et de la science pour la beauté des cheveux.
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Laboratoire Phyt’s à Caillac :

Une gamme capillaire,
100% d’origine naturelle,
pour les coiffeurs

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On trouve aussi chez les coiffeurs la gamme d’un autre laboratoire lotois : les produits Phyt’s et la marque Bionatural. Le groupe Jérodia-laboratoires Phyt’s, certifié Comébio, répond aux attentes des salons de coiffure lotois avec une gamme capillaire professionnelle composée d’un shampoing traitant, d’une lotion stimulante et huile vivifiante en ampoules mais aussi, pour continuer le soin chez soi, d’une gamme de cinq produits pour la vente dont le shampoing traitant, le masque capillaire et le démêlant…

Denis Peltriaux, « La Villa » à Cahors :

L’esquisse d’une image de pied en cap

On peut entrer dans La Villa pour une simple coupe de cheveux. Mais de nombreux clients savent qu’ils peuvent demander beaucoup plus à Denis Peltriaux, coiffeur à Cahors depuis de nombreuses années. On l’a connu dans son premier salon alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, puis tête pensante de Séduction Coiffure place de la Libération. Visant plus haut vers le relooking global, il a lancé le concept Appart boulevard Gambetta. En quête de place, il a enfin trouvé la Villa de ses rêves avenue de Monzie.

Aider un client à refléter sa personnalité à travers sa coiffure sans surtout le déguiser, travailler la coupe et la colorimétrie appropriées sans lui imposer un quelconque modèle sur catalogue, poser le soin végétal le plus adapté, telles sont les préoccupations des sept spécialistes qui oeuvrent au sein du salon. Mais l’identité c’est aussi le vêtement ou l’accessoire, proposé sur place : la dimension du conseil prend ici tout son sens.
Depuis plus d’un an, la perruque médicalisée est une activité qui tient à coeur à Denis Peltriaux. « C’est une demande hélas croissante chez mes clientes. Je travaille avec deux marques allemandes haut-de-gamme qui proposent des produits remarquables, en prothèse masculine également », confie-t-il.

Enfin, formateur dans l’âme, Denis Peltriaux consacre ses lundis et mardis à enseigner son art pour différents produits, dont la gamme Subtil du Laboratoire Ducastel. Il apprend à des professionnels, mais aussi à des particuliers « l’utilisation adéquate de nouveaux produits, qui exigent de nouveaux comportements ». Gourmand de formes et de couleurs, audacieux lors des spectacles où il se lâche, gourmand d’expériences nouvelles, Denis Peltriaux a poussé l’art du coiffeur vers une synthèse très personnelle.

Formateur dans l’âme, Denis Peltriaux consacre ses lundis et mardis à enseigner son art pour différents produits, dont la gamme Subtil du Laboratoire Ducastel.

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Marie Pélissier, Salon « Marie... » à Cahors :

Unique « Meilleur Ouvrier de France » en 2011

Bordeaux en 1987, puis Toulouse, puis Paris, enfin Cahors aux côtés de son père, décédé en 2006… Marie s’est installée dans ses murs en 2006. Elle a eu l’idée, deux ans plus tard, de tenter le prestigieux concours MOF. Bien lui en a pris : au terme de trois ans d’efforts acharnés, elle a décroché la timbale en 2011. Seule, contre 45 concurrents dont 14 finalistes. Ce concours prestigieux comportait cinq épreuves qu’il fallait toutes réussir : couple « art nouveau », coupe brushing dame, coupe en brosse homme, coiffure de mariée. Son travail a séduit le jury et montré l’étendue de ses talents.

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Marie Pélissier, « Meilleur Ouvrier de France » en 2011

Assistée de quatre employées dont une apprentie, Marie tient un salon de coiffure mixte. A la moindre occasion, elle incite à la réalisation d’un beau chignon. Pour son équipe, elle organise des trainings lors desquels elle restitue à tous ses acquis. « Il faut suivre l’évolution, les tendances, c’est très motivant. Cette année, je vais refaire le salon pour donner plus de place au massage, au bien-être, et mieux travailler la technique et la coupe. Sur la vente de produits, le conseil, je réfléchis à apporter un réel plus », précise Marie Pélissier.
Corinne Caillau,
Salon « Créa’tif » à Touzac :

Présidente de la commission artistique

Ala tête d’un petit salon de village, Corinne Caillau préside la Commission nationale artistique au sein de la Fédération nationale de la Coiffure. Une mission qu’elle prend très à coeur et qui l’envoie à Paris chaque lundi. « Nous animons des formations et des stages, nous créons deux collections annuelles qui sont diffusées sur des DVD pédagogiques. » Elle participe activement au Mondial coiffure et beauté, durant trois jours Porte de Versailles, dont le show est suivi par 3 000 personnes.

Dans le cadre de son salon, assistée par une employée et une apprentie, Corinne Caillau soigne l’aspect relaxation : elle est équipée d’une cabine de massage avec arceau de luminothérapie et diffusion d’huiles essentielles. Elle vend quelques articles, accessoires et bijoux, qui ajoutés aux produits capillaires complètent son offre commerciale.

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Corinne Caillau préside la Commission nationale artistique au sein de la Fédération nationale de la Coiffure. Une mission qu’elle prend très à coeur et qui l’envoie à Paris chaque lundi.

Laure Blanchard,
Les Ciseaux d’Argent à Gourdon :

Progresser et former

La quarantaine, Laure Blanchard a douze ans de salon derrière elle et vingt-cinq ans de métier. Elle suit aujourd’hui une formation pour atteindre le niveau Brevet de Maîtrise 3, à l’Ecole des Métiers de Cahors. Active au sein du Cercle des Coiffeurs/Créateurs du Lot, elle est jury d’examen pour les CAP et BEP.

Mais former des apprentis est pour elle essentiel : la septième fréquente le salon cette année, elle est arrivée première à l’examen du CAP pour l’épreuve de brushing.
Deux salariées complètent son équipe. La coiffeuse participe à des concours de chignons et coiffures de mariée. Mme Blanchard souligne la difficulté de son métier : la bonne écoute, l’interprétation juste des désirs du client.

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Active au sein du Cercle des Coiffeurs/Créateurs du Lot, Laure Blanchard est jury d’examen pour les CAP et BEP.

Héléna Okulski,
Salon Héléna J à Saint-Céré :

De l’importance du syndicat

Dès l’obtention de son Brevet de Maîtrise il y a six ans, Héléna Okulski a repris un salon existant à Saint-Céré. Elle a trois employées et prend régulièrement des apprentis. Présidente de la Fédération de la coiffure du Lot, elle regrette le faible nombre de professionnels syndiqués. « Nous avons l’appui d’une structure juridique pour aider aux démarches, ou en cas de litiges. Nous organisons aussi des stages consacrés aux techniques de coupe et coloration, tous les trois mois à Cahors, Montauban et Toulouse. Si l’on veut être en phase avec les attentes de la clientèle, la remise en question est primordiale », affirme-t-elle. Héléna Okulski veut mettre en avant la démarche qualité, soigner l’accueil des clients, le sérieux de la prestation. Elle caresse le projet d’une nouvelle implantation plus spacieuse afin d’aller plus loin dans le métier. Passionnée par tous ses aspects, y compris la gestion et l’administration, elle s’investit beaucoup dans la préparation des futurs Brevets de Maîtrise 3.

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Héléna Okulski est aujourd'hui la Présidente de la Fédération de la Coiffure du Lot

Bernard Laux,
Salon Boît’à Tif à Figeac :

46 ans de métier !

C’est en 1966 que Bernard Laux a démarré sa très longue carrière de coiffeur. Tout naturellement, au salon pour homme de ses parents à Aynac, il a appris le métier en faisant beaucoup de rasages et de coupes de barbes, un secteur qui a presque disparu aujourd’hui. « Si j’étais plus jeune, je relancerais cette activité. Dans les grandes villes, il y a une nouvelle demande pour les barbiers avec les soins associés », estime Bernard Laux.

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Plus de 45 ans de savoir-faire : Bernard Laux a en effet débuté sa carrière de coiffeur dans le Lot en 1966.

Depuis 1990, année de son installation à Figeac, il pratique surtout la coupe de cheveux sous toutes ses techniques. Dans ce domaine, il mesure des évolutions liées à l’outillage. Quant à la technique, elle reste liée au travail à effectuer. L’évolution est plus importante dans la coiffure pour dames : les colorations, les mèches, les permanentes, le matériel professionnel ont beaucoup changé. « Les nombreux stages que j’ai suivis tout au long de ma carrière m’ont beaucoup apporté. Aujourd’hui, en attendant de trouver un successeur, je veille à me tenir au courant, via internet ou les représentants, en ce qui concerne l’évolution des produits », explique Bernard Laux.