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Entreprendre CCI du Lot n°154
L’armurerie à la chasse aux initiatives
L’armurerie à la chasse aux initiatives
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Dans le Lot comme dans de nombreux départements ruraux dans l’Hexagone, la pratique de la chasse fait partie du patrimoine culturel, même si les pratiquants restreignent leur budget. Au niveau du département, on estime que la chasse génère directement un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Panorama des enjeux.

La courbe s’infléchit d’année en année : dans le Lot comme ailleurs, le nombre de chasseurs diminue, lentement mais constamment. Il y a plusieurs raisons à cela : la première est le coût des équipements dans un contexte économique dégradé, la seconde est liée à l’urbanisation des territoires (mais le Lot, comme d’autres départements ruraux, semble peu concerné par ce phénomène), une troisième concerne la diminution du nombre de transmissions familiales, et une autre le durcissement des règles de sécurité, sans oublier que l’image de cette pratique a été globalement dévalorisée. Et bien sûr, on ne peut pas taire la multiplication exponentielle des centres d’intérêt, en particulier chez les plus jeunes.

Pour autant, les professionnels du secteur tentent de pérenniser un loisirpassion qui conserve toute sa place dans les territoires ruraux. Ces professionnels s’adressent désormais aux jeunes en proposant une chasse sportive, technologique ou ludique, mais ils continuent à vendre, à personnaliser, à restaurer ou à réparer des armes modernes ou anciennes. Au-delà, ils savent aujourd’hui accompagner des démarches éco-responsables, respectueuses de la préservation de la nature et des espèces. Mais malgré ces nombreuses évolutions, la filière joue une partie difficile.

UN POIDS ÉCONOMIQUE INDÉNIABLE

Un calcul simple permet d’évaluer l’économie de la chasse dans le Lot : sachant que, tous postes confondus, un chasseur dépense annuellement plus de 1 500 euros pour satisfaire sa passion cynégétique, et qu’ils sont environ 10 000 à la pratiquer dans notre département, on peut estimer à environ 15 millions d’euros l’investissement global consacré à ce loisir dans le Lot. Cette somme n’inclut bien sûr pas les effets induits, tels que ceux qui concernent les structures touristiques, les gîtes ou les points de vente de produits régionaux : 20 % des pratiquants - souvent accompagnés de leur famille - viennent d’autres départements, régions ou même de l’étranger. Ils sont attirés notamment par les grands espaces caussenards, dont certains sont clôturés dans le cadre de chasses privées ou commerciales. Ces chasseurs très passionnés et bien équipés disposent en général d’un budget assez conséquent. Ils peuvent s’offrir un permis intégrant une validation pour l’ensemble du territoire national.

Vue sous cet angle purement économique, l’activité chasse pèse donc d’un poids non négligeable sur un espace très rural. Les effectifs des adeptes sont certes grevés ici par un inexorable déclin, comme sur l’ensemble du territoire national. Pourtant, l’économie globale semble indiquer une certaine stabilité, due à la légère augmentation des dépenses de chaque pratiquant.

Cette tendance est en partie expliquée par la sophistication croissante des armes, souvent dotées par exemple d’une lunette de tir performante. Résistera-t-elle aux tensions imposées par la crise économique actuelle et à la réduction des budgets loisirs, notamment au sein des jeunes ménages ? La question est posée et inquiéte bon nombre de professionnels, au premier rang desquels on retrouve logiquement les armuriers.

NOUVEAUX PERMIS DE CHASSE : 75% DE MOINS DE 25 ANS

Les Etats généraux de la Chasse, tenus en début d’année 2011 au plan national, ont visé à définir des stratégies de reconquête : s’impliquer plus fortement dans la défense de la biodiversité, renforcer les partenariats avec les autres acteurs de la ruralité à travers notamment les activités agricoles, ou encore ouvrir la pratique à de nouveaux publics. Sur ce dernier point, la réussite semble au rendezvous : parmi les candidats reçus à l’examen du permis de chasse, environ trois sur quatre ont moins de 25 ans. Par ailleurs, la population des jeunes retraités quittant la ville pour des territoires ruraux peut aussi représenter un certain potentiel.

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En ce qui concerne le gibier, le territoire lotois demeure en l’occurrence très attractif : en dépit d’une sécheresse tenace, l’ouverture du 11 septembre 2011 s’est opérée dans des conditions satisfaisantes. Les populations de lièvres et lapins sont abondantes, celles des perdrix également et les passages de palombes sont mesurés à la hausse. Les sangliers, longtemps évalués en surpopulation et facteurs de dégâts dans les cultures, semblent désormais maîtrisés, même s’ils font l’objet d’une surveillance particulière en vallée du Lot du fait des plantations de maïs semence. Seuls les effectifs de chevreuils sont en légère diminution, affectés par le manque d’eau. Ces chasses au gros gibier sont organisées par les sociétés de chasse et donnent lieu à des battues, très encadrées au plan de la sécurité. Les consignes données sont une priorité, elles sont régulièrement rappelées par la Fédération départementale du Lot. Les chasseurs doivent respecter une réglementation de plus en plus stricte, notamment lors des battues collectives aux grands gibiers. Ces consignes dictent également la bonne conduite face au respect des règles de tir, les distances aux maisons d'habitations, aux lieux publics, aux routes, etc. L’application des règles imposées par les directeurs de battues, en premier lieu lors de transport et de la manipulation des armes, est impérative, de même que le respect des propriétés et des autres acteurs de l'espace rural. Le chasseur n’exerce son activité que sur des terrains concédés par les propriétaires aux associations de chasse. Dans ce contexte général, les professionnels ayant pignon sur rue dans le Lot s’attachent à offrir des produits et services à la hauteur des enjeux. Des pratiques nouvelles, des initiatives visant à soutenir la bonne gestion faunistique, des artisans penchés sur l’esthétique des armes anciennes, tentent de relever le défi du déclin et redorer le blason d’un secteur parfois décrié. Tournée de boutiques spécialisées.
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ILS FABRIQUENT, RESTAURENT OU RÉPARENT DES ARMES
Armurerie Salcet à Prayssac : du beau fusil au projecteur hypodermique

Voici plus de dix ans, le magazine Entreprendre avait déjà rencontré Christian Salcet dans son atelier de Prayssac. Entouré d’armes à divers stades de fabrication ou de restauration, penché sur des machines créées par lui de toutes pièces, il s’affairait sur de belles crosses, des express à canons superposés ou juxtaposés, des culasses et des platines ouvragées comme des bijoux.
Aujourd’hui, c’est son fils Hervé qui tient les commandes après un passage formateur à Saint-Etienne, qui demeure la capitale du fusil « made in France ». La transmission a été d’autant mieux réussie que les fondamentaux, définis par le père, restent à l’ordre du jour. « Bien sûr je fabrique moins, car la chasse est en déclin et le coût du matériel est devenu très lourd. Les gens viennent avant tout nous consulter pour des conseils. Ils ont par exemple récupéré le vieux fusil d’un de leurs parents, souhaitent le restaurer et s’interrogent sur les munitions à utiliser », résume Hervé Salcet. Mais n’allez pas croire que Christian Salcet s’est éloigné durablement des établis : « C’est mon principal consultant, plaisante son fils. Il étudie une pièce et trouve ou imagine les outillages pour la réaliser », précise-t-il. Tous deux ont l’autorisation de manipuler et détenir des armes de première, quatrième, cinquième ou sixième catégorie. En effet, certaines armes de chasse ont un temps été surclassées en 4e catégorie, à savoir celles de la défense et des armes de poing. Mais ce qui anime essentiellement les deux hommes, c’est le goût des beaux objets, bien travaillés.

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Restaurer des armes anciennes, réparer et personnaliser des fusils modernes, c’est du noble travail d’artisan. « A l’origine, le rôle des armuriers consistait à réaliser des armes fiables et belles. Le métier a ensuite évolué pour diffuser des productions plus industrielles, mais on semble aujourd’hui apprécier de nouveau la dimension esthétique de ces objets. Je connais de nombreux chasseurs qui cultivent deux passions : un beau chien et un joli fusil », résume Hervé Salcet.

Mais n’allez pas croire que Christian Salcet s’est éloigné durablement des établis : « C’est mon principal consultant, plaisante son fils. Il étudie une pièce et trouve ou imagine les outillages pour la réaliser », précise-t-il. Tous deux ont l’autorisation de manipuler et détenir des armes de première, quatrième, cinquième ou sixième catégorie. En effet, certaines armes de chasse ont un temps été surclassées en 4e catégorie, à savoir celles de la défense et des armes de poing. Mais ce qui anime essentiellement les deux hommes, c’est le goût des beaux objets, bien travaillés. Restaurer des armes anciennes, réparer et personnaliser des fusils modernes, c’est du noble travail d’artisan. « A l’origine, le rôle des armuriers consistait à réaliser des armes fiables et belles. Le métier a ensuite évolué pour diffuser des productions plus industrielles, mais on semble aujourd’hui apprécier de nouveau la dimension esthétique de ces objets. Je connais de nombreux chasseurs qui cultivent deux passions : un beau chien et un joli fusil », résume Hervé Salcet.

UNE DIVERSIFICATION OPPORTUNE

Un coup d’oeil dans cette armurerie suffit pour remarquer, aux côtés des armes traditionnelles, d’étranges objets aux allures futuristes : après une dizaine d’années consacrées à leur conception et à leur mise au point, l’armurerie Salcet est aujourd’hui le seul fabricant français de projecteurs hypodermiques à gaz froid. « Il ne s’agit plus de tuer, mais de maîtriser un animal par injection, à toutes fins utiles : maladie, analyse, vaccination, traitement, contrôle génétique, simple prélèvement, etc. », explique Hervé Salcet.

Une cinquantaine de ces « armes » partent chaque année équiper les fédérations et les sociétés de chasse : un animal sur l’autoroute, un chien errant, une reprise d’animal sauvage ou domestique, l’hypodermie rend bien des services. La police, les pompiers, les zoos, les éleveurs figurent aussi parmi les clients. Partant du même principe, père et fils ont également cogité sur des systèmes dérivés : un lanceur de filet pour capturer des pigeons en ville, un pistolet servant à éloigner les oiseaux à proximité des aéroports, et même un propulseur capable de détruire un nid de frelons asiatiques.
L’arme classique en perte de vitesse, la belle ouvrage ne résistant que pour combler la passion de quelques collectionneurs, le projecteur hypodermique apporte à la société Salcet de nouvelles garanties de pérennité. Il s’inscrit parfaitement dans le cadre des préoccupations actuelles : le respect de la faune, de son état sanitaire, de sa gestion raisonnée et durable.

L’Atelier d’Arme à Saint-Géry : l’expertise en réparation et restauration

Le métier d’armurier requiert la maîtrise de nombreuses compétences : travail du bois et du métal, sens de l’esthétique et connaissance en balistique ; toutes ces compétences aboutissant à la réalisation et à la restauration d’armes uniques.

A 30 ans, Julien Navarro dispose d’un solide bagage dans sa spécialité. Il s’est formé un an à l’école de Liège avant de compléter son Cursus à Saint-Etienne, passage obligé d’où il est sorti major de sa promotion. Après une première expérience professionnelle chez Chapuis, le numéro un mondial de la carabine express juxtaposée et supersposée, il fut responsable d’atelier chez Manucentre, à Aurillac. Installé à son compte depuis l’été 2007 dans la vallée du Lot, à Saint-Géry précisément, il commence à se bâtir une belle réputation tant chez les chasseurs qu’auprès des collectionneurs.
Sa spécialité ? La fabrication ou l’adaptation de crosses et de canons, la restauration d’armes anciennes en 5e, 7e et 8e catégories.

 

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Julien Navarro aimerait décrocher le sésame pour les catégories 1 à 4, mais les normes de sécurité pour les locaux professionnels deviennent hélas de plus en plus draconiennes et les démarches administratives se cumulent : il faut une autorisation préfectorale de détention d’arme à renouveler tous les cinq ans, fréquenter des clubs de tir trois fois par an, une licence de tir validée pour l’année et un coffre-fort (cela s’applique uniquement au particulier, pour les professionnels il faut une autorisation de commerce et de fabrication délivrée par le Ministère de la Défense). Même pour la cinquième catégorie, l’arme de chasse, la règlementation n’a pas fini d’évoluer : « Un projet de loi devrait imposer une déclaration de possession d’arme de 5e catégorie pour les armes à canons juxtaposés et superposés. Il est même évoqué le fait de limiter le nombre à deux ou trois armes à feu », s’inquiète le jeune professionnel.

Très habile dans le travail du bois comme du métal, Julien Navarro maîtrise les techniques compliquées des revêtements de surface, comme le « bronzage » ou le « jaspage ». Le travail manuel à la lime, façon traditionnelle, ne le rebute pas davantage. De même, il n’a pas son pareil pour refaire des pièces complexes à partir d’un simple bloc de métal. Concevoir, fabriquer, adapter une crosse à la morphologie de son utilisateur ne lui pose aucun problème. Bien sûr au moment de l’ouverture de la chasse, son quotidien est plutôt consacré à des révisions et des nettoyages. Si le bouche-à-oreille commence à fonctionner dans le milieu des fines gâchettes, l’activité est encore très insuffisante pour lui : il compte sur son tout nouveau et très complet site internet, qui propose en parallèle un service de dépôt-vente, pour asseoir sa jeune entreprise. « J’ai la chance de pouvoir bénéficier des conseils et soutiens de mon ancien professeur : Jean-Charles Savin, meilleur ouvrier de France. Il m’a beaucoup encouragé et m’a fait comprendre que ce métier doit tout à l’expérience et aux découvertes permanentes », confie-t-il.

ILS VENDENT DES ARMES ET DES ÉQUIPEMENTS POUR LA CHASSE
Magasin Cerfario, Philippe Pierre à Figeac : « Nous privilégions les offres spéciales pour les premiers permis »

Champenois passé par la Vendée, Philippe Pierre est arrivé à Figeac en 2009. Il a repris et étoffé le rayon chasse suite à la retraite de son prédécesseur. Dans un magasin de dimension modeste, il réussit le tour de force de proposer tout l’éventail nécessaire au chasseur comme au pêcheur, mais aussi au tir de loisir à air comprimé, les munitions, les vêtements et accessoires (y compris pour le chien), la coutellerie, la randonnée, etc.

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Depuis peu, la vente en ligne sur le site www.cerfario.com s’installe dans le paysage du web. « Il est principalement destiné aux chasseurs. Nous y proposons beaucoup de premiers prix, des carabines à partir de 500 euros. Car il faut penser aux jeunes et aux petits budgets pour lesquels le permis est déjà lourd à supporter », estime le commerçant. Par ailleurs, Philippe Pierre vend des armes neuves, d’occasion ou en dépôt-vente. Ces deux dernières catégories sont toutefois pénalisées par les évolutions techniques, pas toujours adaptables. Il a son accès au stand de tir local, où il essaie et règle les fusils si nécessaire. Il prend en charge les petites réparations, les montages, les réglages des lunettes.
Comme on peut le comprendre, sa clientèle est plutôt âgée, très peu féminine, mais d’origine socioprofessionnelle très variée.

Dernière nouveauté : sur cerfario.com, il est désormais possible de réserver des séjours de chasse en République Tchèque, pour les petits et gros gibiers.
Gourdon Chasse et Pêche, Stéphanie Royère à Gourdon : « Il y a beaucoup de territoires de chasse en Bouriane »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Stéphanie Royère n’a pas froid aux yeux : à 26 ans, la voici à la tête d’un magasin Chasse et Pêche depuis août 2011. Une création très récente donc, et ce dans un secteur historiquement géré par des hommes relativement âgés. Mais la passion renverse les montagnes et Stéphanie n’en manque pas, non plus que d’esprit d’initiative : cette Sarladaise constatant l’absence d’armurerie à Gourdon, s’est associée avec Etienne Faujanet, spécialiste et réparateur diplômé, et assume allègrement son nouveau statut. Elle délivre des conseils très avisés, veut instaurer un lieu convivial et animé favorisant le partage d’expériences.

« J’ai attrapé le virus avec la famille de mon mari. Je l’accompagnais et devais donc posséder le permis. Je ne voulais pas tirer au départ, mais je m’y suis mise sans problème. En général je suis en poste pendant que mon époux fait travailler les chiens », explique-t-elle.

Au magasin, l’activité chasse est un peu en retrait cet automne. Le responsable est connu : un temps obstinément sec.
Heureusement, la pêche a permis de démarrer un peu l’activité, grâce aux touristes de l’été.

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Mais la jeune commerçante demeure confiante : il y a suffisamment de territoires pour le gros et petit gibier, la bécasse ou la palombe en Bouriane, pour alimenter des jours meilleurs. « Les clients avaient tendance à aller à Cahors pour s’équiper ou nourrir le chien, maintenant ils savent qu’ils peuvent trouver tout cela sur place », déclare-t-elle.
Philippe Amat à Cahors

La famille Amat est bien connue à Cahors chez les amateurs de chasse et pêche. Le père a ouvert son magasin dès 1971. Son fils Philippe l’a rejoint en 1978, avant de prendre seul les commandes en 1996. Selon ce professionnel, l’activité se tient correctement en dépit de l’érosion du nombre de chasseurs. Il vend des armes qu’il répare luimême quand c’est possible, des munitions et tout l’équipement nécessaire. « Les chasseurs sont des clients plutôt fidèles », reconnaît-il.

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Hervé De Labaca à Biars-sur-Cère

En 16 ans de présence auprès de ses clients chasseurs, ce commerçant expérimenté mesure l’évolution des pratiques : « Aujourd’hui on se consacre beaucoup plus au gros gibier. De ce fait, on a laissé croître la sauvagine et il a fallu piéger ensuite pour la réguler. » Hervé De Labaca vend et répare lui-même les armes quand c’est possible. « Auparavant, il n’y avait que quelques marques de fusils, alors qu’il en existe aujourd’hui un très grand nombre ! On ne peut avoir toutes les pièces en stock », estime-t-il. Selon lui l’activité se maintient, grâce notamment aux nouvelles pratiques : les clients adorent équiper leurs chiens en repérage électronique, et ce n’est qu’un exemple.

Denis Nouzières à Bretenoux

L’armurerie Nouzières Denis à Bretenoux est tenue par ce passionné depuis vingt ans. L’atelier « réparations » est au service de ses clients, ainsi que pour les réglages des différentes lunettes et visées électroniques, réglages faits à son stand de tir. Il constate l’engouement des chasseurs pour les battues au sanglier et au chevreuil et note également qu’il reste toujours quelques passionnés pour la chasse à la palombe et à la bécasse. Quelques chasseurs s’intéressent à la chasse à l’approche ou à l’affut qui commence le 1er juin, qui permet de tirer à l’arc ou à la carabine le brocard et le renard.

Il constate une évolution sur les modèles d’armes rayées proposées par les fabricants ainsi que sur leurs munitions. Le tir obligatoire des substituts de plomb pour les zones humides a obligé de nombreux chasseurs à changer d’armes. « L’économie “chasse” se porte bien dans notre région grâce à la passion des chasseurs pour leur loisir. Ils ne rechignent pas à s’équiper avec des produits de qualité. Il faut continuer à encourager les jeunes permis, comme le font les chasseurs expérimentés, qui leur enseignent leur savoir et transmettent cette belle passion qu’est la chasse ». Denis Nouzières est aussi expert en armes et munitions, il intervient en matière de balistique auprès des tribunaux du Grand-Ouest.
Jean-Louis Meyniel à Gramat

Licencié à la Fédération française de Tir, Jean-Louis Meyniel pratique couramment la carabine ou l’arme de poing. A ce titre, il fréquente assidûment un stand de tir situé près de Gramat. C’est donc par passion qu’il a repris le commerce de ses parents, voici 12 ans. Son rayon chasse et pêche est intégré dans une surface importante qui vend du revêtement de sol et des papiers peints. « Je ne réalise que 20 % du chiffre avec la chasse. L’activité est logiquement saisonnière et dépend des flux de migrations. La chasse au gros se porte bien, mais les plus fortes progressions concernent surtout le perdreau et le faisan. Je vois quelques titulaires nouveaux permis. C’est bien, mais ils viennent surtout s’informer. Je me lance dans le tir à la carabine, de type Winchester. De ce fait, j’espère monter dans les 1ère et 4e catégories, si cela n’est pas trop contraignant, afin de pouvoir vendre les munitions. »

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