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Entreprendre CCI du Lot n°154
Reforme des Chambres de Commerce et d’Industrie : ce qui va changer
La réforme des CCI va s’appliquer dans les mois qui viennent. Elle implique de nouveaux enrichissements dans les relations entre les chambres consulaires et les entreprises ressortissantes. Panorama des enjeux.


A l’instar des services publics, les chambres de commerce et d’industrie sont engagées dans une réforme dont les principaux objectifs sont la mutualisation des moyens, l’optimisation de la gestion des fonds et une amélioration des services rendus aux entreprises. Cette réforme est également l’aboutissement d’un historique de plus de quatre siècles. La première CCI française a en effet été créée à Marseille en 1599. En 2007, année du bicentenaire du code de Commerce, on dénombrait 170 CCI dans l’Hexagone. Dans de nombreux départements, l’évolution des villes et des métropoles régionales a conduit à la création de plusieurs CCI. Le département du Nord en a ainsi compté jusqu’à 10 et en a encore 7 à ce jour. Dans ce contexte, le Lot fait partie des départements qui ont toujours su conserver l’unité de leur CCI, ce qui est notamment expliqué par sa taille et par l’histoire de son tissu industriel et commercial. La Loi qui précise les différentes modalités de cette réforme a été définitivement adoptée le 12 juillet dernier et entrera en vigueur d’ici la fin de l’année. Sachant qu’elle marque une évolution des rapports entre les CCI et les entreprises, il est important de préciser les changements attendus dans des domaines tels que la fiscalité, le mode d’élection, les missions, la gouvernance, le personnel ou le patrimoine des CCI.

Les 6 points cles de la reforme
chambre Le changement le plus visible pour les entreprises concerne la fiscalité, et donc les revenus à venir des CCI. La situation actuelle est la suivante : le budget des chambres de commerce et d’industrie est principalement abondé par la taxe additionnelle à la taxe professionnelle (TATP). CGOOGLE,GOOGLette taxe additionnelle est fixée au niveau local et s’élevait, pour le département du Lot, à un taux de 1,81%. Chaque CCI doit ensuite reverser une partie de ces revenus à l’échelon régional (les chambres régionales de commerce et d’industrie) et à l’échelon national (l’Association des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie). La réforme doit notamment prendre en compte la suppression de la taxe professionnelle. La TATP devait donc être remplacée par un nouvel impôt, qui sera calculé sur base du patrimoine foncier (pour 40%) et de la valeur ajoutée (pour 60%) de l’entreprise. Quelles seront les conséquences de cette évolution ? La première est une baisse des versements des entreprises vers les CCI. Dans le cas du Lot, la diminution sur les quatre premières années sera d’environ 100 000 € .
 
Un nouveau mode de scrutin
Une autre évolution importante concerne le système des élections pour l’ensemble des chambres de commerce et d’industrie. Jusqu’à présent, il s’agissait d’un scrutin de liste plurinominale à un tour qui concernait chaque CCI et les entreprises concernées. Une fois ses représentants élus, une CCI nommait ses représentants à la chambre régionale de commerce et d’industrie et à l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie. Par ailleurs, chaque secteur disposait d’un nombre de sièges proportionnel à son poids dans le tissu économique du territoire géré par la CCI. Désormais, il s’agira d’un double scrutin, à la fois « territorial » (au niveau de chaque CCI) et au niveau régional. Le nombre de sièges attribués aux différents secteurs est donc calculé à l’échelle régionale. Cette modification donnera logiquement davantage de place aux filières les plus représentées à l’échelle de la région plutôt qu’à celles qui dominent l’économie d’un département ou d’un bassin économique.
Des missions renforcées
Actuellement, les missions des CCI sont, d’une part, liées au cadre réglementaire (le Centre de Formalité des Entreprises, le Registre du Commerce, l’accompagnement dans les formalités à l’exportation, l’apprentissage, etc.) ; d’autre part, centrées sur l’appui aux entreprises, aux créateurs et repreneurs d’entreprises. Par ailleurs, ses missions portent également sur la production d’informations économiques et sur le développement de la formation. Enfin, les CCI assurent la gestion d’infrastructures à vocation économique, telles que des ports, des aéroports, des espaces de congrès, des pépinières d’entreprises, etc. La réforme ne remet pas en question ces missions : elle y ajoute une démarche plus proactive, notamment dans des domaines tels que l’exportation et la formation professionnelle, initiale ou continue. Cette dimension proactive concerne également la création de nouveaux équipements, le développement d’activités marchandes lorsque cela s’avère nécessaire pour l’accomplissement de ses autres missions, ou encore la réalisation d’études et d’expertises à la demande des pouvoirs publics.
Une gouvernance plus régionale
L’évolution des missions conduit naturellement à aborder le sujet de la gouvernance des CCI. En la matière, chaque CCI jouissait jusqu’à présent d’une complète autonomie. La réforme met en place une gouvernance à la fois locale et régionale. Par exemple, le budget reste voté et géré au niveau local, mais le niveau de la fiscalité sera déterminé au niveau régional. Le même principe vaut pour la gestion du personnel, qui relève de chaque CCI. Ainsi, si le recrutement et la gestion du personnel restent sous la responsabilité des Présidents et des Directeurs Généraux des CCI locales, les salariés dépendront à partir du 1er janvier 2013 de la chambre régionale. Ceci concerne le personnel statutaire et non celui de droit privé (travaillant par exemple dans les ports, les aéroports et les autres structures « satellites »). Sur tous ces sujets, le renforcement de l’échelon régional a pour premier objectif de donner davantage de cohérence et de coordonner les actions des CCI à l’échelle d’une région.
CCI du Lot : plus d’un siEcle d’Evolutions
La CCI du Lot a été créée voilà 112 ans et a accompagné le développement industriel et touristique du département. Depuis plusieurs années, elle s’est également fortement investie dans la formation professionnelle et l’aide à l’exportation. Les priorités définies par la réforme sont déjà les siennes.


La CCI du Lot a été créée à la toute fin du XIXe siècle, en 1898, alors que le département vivait une mutation démographique et économique sans précédent. La population lotoise est en effet passée de 300 000 habitants en 1850 à 150 000 en 1950. Durant les premières décennies de son existence, la CCI a notamment accompagné le développement de plusieurs entreprises industrielles qui restent des piliers de son économie. Citons notamment le démarrage en 1904 des activités de Paulin Ratier, fabricant d’hélices dont le nom est aujourd’hui « Ratier-Figeac ». Rappelons également, entre autres exemples, la création en 1910 de l’Eclairage Général, devenue ensuite la MAEC, puis Groupe Cahors. L’entreprise a fêté cet été son centenaire (voir page 38). Juste après la seconde guerre mondiale, entre 1945 et 1948, le département s’est également doté d’entreprises industrielles majeures, telles que Andros, Larnaudie, Pivaudran ou Boin.

La dynamique du tourisme
En matière de tourisme, la CCI du Lot était également présente à l’ouverture du Gouffre de Padirac au public, à l’aube du XXe siècle. Dans ce domaine, une de ses actions déterminantes est sans conteste la navigabilité de la rivière Lot. Elle avait en effet été interdite à la navigation en 1926. Après plusieurs décennies d’efforts et de travaux, elle a pu être rouverte à la navigation en 1990, voilà exactement 20 ans. Pour parvenir à ce résultat, la CCI a notamment pris directement à sa charge l’aménagement des bases nautiques de Bouziès, de Cahors, de Douelle et de Luzech. Elle demeure la CCI française qui gère le plus grand nombre de ports de plaisance fluviaux. Cette réouverture à la navigation a contribué à renforcer l’attractivité touristique du département, dont la population double désormais chaque année entre le 15 juillet et le 15 août. Son action structurante a également concerné le transport. Malgré l’achèvement de l’électrification de la voie ferrée Paris-Toulouse via Cahors en 1943, le département est longtemps resté enclavé. L’ouverture du tronçon autoroutier Brive-Montauban via Cahors ne date que de 2003, 15 ans après la publication du décret de programmation.
Priorité à la formation professionnelle et à l’exportation
La CCI s’est par ailleurs fortement impliquée dans deux domaines que la réforme définit comme prioritaires : la formation professionnelle, initiale ou continue, et le développement des exportations. En ce qui concerne la formation, la CCI a créé dès 1988 l’Institut des Forces de Vente du Lot (désormais appelé Negoventis) et a ouvert 2008 un BTS de Management des Unités Commerciales (MUC), dont la première promotion a été diplômée en juin dernier. Plus de 600 vendeurs et commerciaux ont ainsi été formés à la CCI depuis 1988. La CCI travaille à d’autres développements dans le domaine de la formation, notamment initiale (plusieurs projets sont actuellement à l’étude). Et afin d’accroître les exportations des entreprises lotoises, la CCI a créé l’an dernier le Club Export et organise régulièrement des visites d’acheteurs étrangers, en partenariat avec d’autres CCI de Midi-Pyrénées.
Une gouvernance plus régionale
L’évolution des missions conduit naturellement à aborder le sujet de la gouvernance des CCI. En la matière, chaque CCI jouissait jusqu’à présent d’une complète autonomie. La réforme met en place une gouvernance à la fois locale et régionale. Par exemple, le budget reste voté et géré au niveau local, mais le niveau de la fiscalité sera déterminé au niveau régional. Le même principe vaut pour la gestion du personnel, qui relève de chaque CCI. Ainsi, si le recrutement et la gestion du personnel restent sous la responsabilité des Présidents et des Directeurs Généraux des CCI locales, les salariés dépendront à partir du 1er janvier 2013 de la chambre régionale. Ceci concerne le personnel statutaire et non celui de droit privé (travaillant par exemple dans les ports, les aéroports et les autres structures « satellites »). Sur tous ces sujets, le renforcement de l’échelon régional a pour premier objectif de donner davantage de cohérence et de coordonner les actions des CCI à l’échelle d’une région.
 
(Entreprendre n° 6)
Convaincue que le désenclavement
et le développement économique
du Lot passent par
l’aménagement d’un axe autoroutier
entre Brive et
Montauban, la CCI se félicite en
1988 de l’inscription du projet
dans le schéma routier national.
L’autoroute sera finalement
ouverte dans son intégralité
15 ans plus tard, en 2003.
(Entreprendre n° 29)
L’année 1990 est d’abord marquée
par l’arrivée des premiers
touristes « fluviaux » sur le Lot.
Grâce à la rénovation de treize
écluses et à la création d’un
quatorzième ouvrage d’art au
lieu dit Galessie, la rivière est
d’emblée navigable sur 65 kilomètres.
La société Blue Line est
la première à se « jeter à l’eau »
en proposant sept bateaux à la
location. Aujourd’hui nommée
Crown Blue Line (voir article
page 41), la même entreprise
dispose d’une flotte de
20 embarcations, ce qui correspond
assez justement à la progression
du tourisme fluvial sur
le Lot au cours des deux dernières
décennies.
Pour mémoire, le premier locataire
d’un house boat sur la
rivière était un ressortissant
des Etats-Unis. Aujourd’hui
comme en 1990, près de 80%
de la clientèle est étrangère.
(Entreprendre n° 9)
L’investissement de la CCI dans
la formation se concrétise en
1988 avec l’ouverture de
l’Institut des Forces de Ventes,
aménagé sur 450 mètres carrés
dans les locaux de la Chambre
consulaire. Durant 9 mois, la
première promotion de l’IFV
suivra 1 200 heures de formation,
dont 360 heures de stage
pratique en entreprises.
Parallèlement, le nouvel aménagement
de la CCI permet de
mettre à la disposition du
public un nouveau Centre de
Documentation.
(Entreprendre n° 50)
Fin 1992, le magazine fête son
50e numéro en présentant le
bilan très positif des exportations
des entreprises lotoises.
Le chiffre d’affaires à l’export
était en effet passé de 435 millions
de francs (66,5 millions
d’euros) à 848 millions (129,3
millions d’euros) entre 1986 et
1991, soit une progression de
95%. Si 30% des exportations
étaient alors réalisées par l’industrie
mécanique, aéronautique
et électrique, le premier
exportateur lotois restait de
loin l’agriculture et l’agro-alimentaire,
avec 62% du chiffre
d’affaires. Au niveau des entreprises,
le top 5 des exportateurs
lotois était en 1991, dans
l’ordre : Andros, Crassat, Ratier,
Boin et MAEC. Le chiffre d’affaires
du Lot à l’export était de
202 millions d’euros en 2005,
soit une progression de 56%
par rapport à 1991.

 

aeroport de brive-souillac

Comment Brive-Vallée de la Dordogne Devient le 5eme aéropport de Midi-Pyrénées.

L’aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne est à la fois le 1er aéroport inauguré en France au XXIe siècle et probablement le dernier qui sera créé avant des décennies. Au-delà du débat qui concerne l’appellation de la plateforme, on constate que le Lot pourrait bénéficier d’importantes retombées économiques, essentiellement en matière de tourisme, notamment grâce aux liaisons vers Paris, Londres et, dès 2011, vers Manchester.


S i l’on devait aborder le sujet de l’aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne sous son angle le plus anecdotique, il faudrait bien sûr parler longuement des changements de noms successifs de cette plateforme aéronautique : ce fut d’abord « Brive-Cressenssac », puis « Brive-Souillac », puis « Brive-Vallée de la Dordogne ». Le département du Lot, et la région Midi-Pyrénées toute entière, ont logiquement estimé que cette dernière appellation les dépossédait de cette nouvelle infrastructure. Le débat était d’autant plus tendu début 2010 que le nom « Dordogne » allait être affiché sur le fronton de l’aéroport alors que ni le département éponyme ni la région Aquitaine ne prévoyaient de participer financièrement au projet. Le fait est que ni l’un ni l’autre ne se sont exprimés lors de l’inauguration de l’aéroport de « Brive-Vallée de la Dordogne », le 9 juillet dernier. Le Lot et Midi-Pyrénées doivent-ils pour autant s’estimer lésés ? Ce n’est pas évident. Le président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a d’ailleurs déclaré lors de cette inauguration officielle que ce nouvel aéroport devait être considéré comme « la cinquième plateforme internationale de Midi-Pyrénées, après Toulouse-Blagnac, Tarbes-Lourdes, Castres et Rodez. » Pour rappel, précisons que le département de la Dordogne doit de son côté faire face à la gestion complexe de ses deux aéroports de Bergerac et de Périgueux, pour lesquels l’ouverture de la plateforme de Brive n’est pas une évolution bien accueillie. Sans oublier qu’au sein même de la région Limousin, il faudra organiser la concurrence entre les plateformes de Limoges et de Brive. En d’autres termes, quel que soit son nom, cette infrastructure aura bien pour vocation de desservir une large partie nord du département du Lot.

Un potentiel touristique conforté
Ces discussions sur le nom du nouvel aéroport n’ont au final que peu d’importance, au vu du temps qu’il a fallu pour le réaliser : 27 années ! Plus important encore, le ministre des transports, Dominique Bussereau, a clairement précisé qu’il s’agissait à la fois du premier aéroport français ouvert au vingt-et-unième siècle et probablement du dernier : il n’existe pas d’autre projet de plateformes à vocation internationale (en dehors du déplacement de l’aéroport de Nantes et de la rénovation de l’aéroport de Mayotte). En clair, l’Etat ne prévoit pas de soutenir la création de nouveaux aéroports en France après celui-ci. C’est une autre manière de dire que c’est à prendre ou à laisser. Dans ce contexte, les différents contributeurs lotois (dans l’ordre décroissant : le Conseil Général, la CCI et la ville de Souillac) portent moins de 10% des parts du Syndicat Mixte de l’Aéroport de Brive-Souillac. Par contre, les différentes études menées en amont de la construction de l’infrastructure indiquent que le Lot réunit environ 30% du potentiel touristique de la zone de chalandise de l’aéroport* (contre 26% pour le sud de la Corrèze et 44% pour l’est de la Dordogne), notamment grâce à des sites touristiques très fréquentés, tels que le gouffre de Padirac, la Forêt des Singes ou le Rocher des Aigles de Rocamadour. Les retombées indirectes, pour le tourisme du nord du Lot sont donc en théorie importantes.
Brive-Vallée de la Dordogne : les horaires vers Londres, Paris et Manchester (2011)

Seuls les horaires sont précisés ci-dessous. En ce qui concerne les tarifs, les prix d’appel pour 1 trajet (aller ou retour) peuvent être plus élevés si la réservation est faite tardivement, notamment en haute saison.

BRIVE-PARIS :
07h05 – 08h30 (du lundi au vendredi)
11h15 – 12h35 (du lundi au vendredi)
17h50 – 19h10 (du lundi au vendredi plus le dimanche)

PARIS-BRIVE :
08h55 – 10h20 (du lundi au vendredi)
16h00 – 17h20 (du lundi au vendredi)
19h40 – 21h00 (du lundi au vendredi plus le dimanche)
Renseignements : www.airlinair.com ou 0810 478 478

BRIVE-LONDRES :
17h40 – 18h15 (le vendredi)
11h20 – 11h50 (le samedi)
19h25 – 20h00 (le dimanche)

LONDRES-BRIVE :
14h35 – 17h10 (le vendredi)
08h15 – 10h50 (le samedi)
16h20 – 18h55 (le dimanche)
Renseignements : www.cityjet.com ou 36 54

BRIVE-MANCHESTER :
17 h 45 – 18 h 45 (mardi)
19 h 25 – 20 h 25 (samedi)

MANCHESTER-BRIVE :
14 h 15 – 17 h 15 (mardi)
15 h 55 – 18 h 55 (samedi)
Renseignements : www.jet2.com

Et après ?
Et après ? Après Paris et Londres, l’aéroport de Brive Vallée de la Dordogne annonce la création d’une troisième ligne, vers Manchester, le deuxième aéroport anglais. La durée du trajet sera d’environ deux heures. L’accord a été passé avec la compagnie low cost Jet2.com, avec un prix d’appel de 39,99 € TTC. Les vols, effectués par des Boeing 737-300 d’une capacité de 148 sièges, commenceront pour la saison estivale 2011, les allers-retours ayant lieu les mardi et samedi*. (La commercialisation est ouverte sur www.aeroport-brive-vallee-dordogne.com) Selon le discours de l’Etat et des collectivités territoriales dans le Lot, le désenclavement du département au niveau aérien est donc acquis et sera bientôt finalisé en ce qui concerne la route. C’est donc le train qui occupe à nouveau le devant de la scène politique et médiatique. Des travaux colossaux et onéreux sont programmés dans ce domaine dans les années à venir. Ils permettront notamment de placer Bordeaux et Limoges à 2 heures de Paris, Toulouse et Brive à 3 heures, mais le trajet Cahors-Paris en train restera dans tous les cas supérieur à 4 heures. Pour l’axe ferroviaire ToulouseLimoges-Paris, l’ancienne voie du Capitole, ex train le plus moderne de France, la principale évolution devrait être « cosmétique », dans la mesure où les rames des TEOZ devraient être remplacées par d’anciennes rames de TGV à partir de 2010.
L’urgence et la patience
Par rapport à l’ancien aérodrome de Brive-Laroche, cette nouvelle plate-forme propose d’emblée trois nouveautés. La première concerne la liaison vers Paris-Orly, qui existait déjà mais pour laquelle la compagnie Airlinair propose désormais un prix d’appel de 59 euros TTC l’aller. La seconde est la création d’une ligne entre Brive et l’aéroport central de Londres (City Airport, situé à 20 minutes du centre de la ville). Le prix d’appel défini par la compagnie CityJet, filiale d’Air France-KLM, est lui aussi de 59 euros TTC. L’exemple de cette liaison vers l’Angleterre est une bonne illustration des contraintes contradictoires qui pèsent sur la toute nouvelle ligne aérienne. D’une part, les contraintes économiques conduisent CityJet à décider de la suite de sa présence à Brive-Vallée de la Dordogne moins de trois mois après l’ouverture de l’aéroport. La ligne est en l’occurrence prolongée jusqu’ à la fin octobre, alors qu’elle devait être mise en repos dès le 2 septembre. D’autre part, les professionnels du tourisme savent pertinemment que la promotion d’une nouvelle ligne doit débuter très en amont de son ouverture, au moins six mois avant. Or, l’accord entre l’aéroport et CityJet n’a été finalisé qu’au premier trimestre 2010 et la compagnie n’a pu entamer sa campagne de promotion en Angleterre qu’en avril (voir interview page 10). La troisième nouveauté est donc l’ouverture en 2011 d’une ligne vers Manchester (voir plus haut). Les prochains mois seront donc déterminants. * Soit dans un rayon de 30 minutes en voiture autour de l’aéroport. Cette zone compte 360 000 habitants, 15 000 entreprises, 38 000 résidences secondaires et 6 500 chambres d’hôtel.
Action de la cci du lot
Afin de conforter l ouverture de cette nouvelle porte d entrée vers le Lot que représente l aéroport, et en particulier pour soutenir la ligne avec Londres, la CCI s est notamment rapprochée des professionnels du tourisme et de la compagnie CityJet pour étudier les différentes pistes d action de promotion. C est logiquement le média internet, permettant une bonne réactivité, qui a été choisi : une campagne de promotion de la destination a été lancée avec le site de réservation en ligne www.expedia.co.uk, en partenariat avec l ADT Lot Tourisme, le Comité Régional du Tourisme Midi-Pyrénées, Atout France Grande-Bretagne et Cityjet. Renseignements : Anne Simon, Service Tourisme de la CCI du Lot (05 65 20 35 33).
Laurent Petitmangin, Directeur Commercial de CityJet :
Nous atteignons pour cette premiEre saison estivale des taux de remplissage pouvant aller jusqu’A 80%
Filiale d’Air France-KLM, la compagnie CityJet propose 16 destinations depuis l’aéroport de London City, au coeur de Londres, dont quatre en France (Paris, Nantes, Deauville et Brive-vallée de la Dordogne). C’est donc en théorie le contraire d’un « low cost », même si elle s’est engagée à proposer un premier prix très bas pour cette première saison (59 euros TTC l’aller).

Qu’est-ce qui a convaincu CityJet de créer une liaison vers Londres à Brive ?
Laurent Petitmangin : On pourrait poser la question autrement en demandant pourquoi nous avons pris cette décision aussi tardivement. C’est pourquoi il est nécessaire de bien prendre en compte le contexte. Comme l’ensemble des compagnies aériennes, nous avons connu une année 2009 difficile et nous voulions être certains d’atteindre notre objectif d’un million de passagers de et vers London City avant de prendre de nouveaux engagements. Dès que nous avons été sûrs de l’atteindre, nous avons confirmé notre venue à Brive. Quant à nos motivations, elles sont d’abord liées à notre vocation de compagnie londonienne. Nos passagers quittent et arrivent à Londres-City Airport, en étant à 15 minutes du quartier d’affaires de Canary Wharf et à 22 minutes de la City. Sur les 16 destinations que nous desservons en Europe, 14 sont principalement dédiées à une clientèle d’affaires, notamment dans les secteurs de la banque, de l’assurance, des avocats, des consultants, etc. Cette clientèle professionnelle est relativement aisée et prend peu de congés. Il nous paraissait pertinent de leur donner la possibilité d’organiser des courts séjours vers la vallée de la Dordogne, où nombre d’entre eux possèdent d’ailleurs des résidences secondaires.
Doit-on considérer que vous avez pris cette décision trop tardivement pour faire une promotion adaptée de la saison estivale 2010 ?
Laurent Petitmangin : Nous avons déjà mobilisé beaucoup de leviers mais l’année prochaine, nous espérons en faire davantage, avec des vols à la vente et promus dès Noël. Nous serons également présents sur The France Show, le plus grand salon organisé au Royaume-Uni sur le sujet de l’Hexagone. Par ailleurs, Brive n’est pas la seule destination française que nous avons inaugurée cette année : nous avons également ouvert la liaison Deauville-Londres, qui représente aussi un important potentiel en matière de résidences secondaires. Nous devrions donc l’an prochain proposer au moins quatre destinations en France : Paris, Nantes, Deauville et Brive.
Vous parlez déjà de l’an prochain : faut-il comprendre que vous êtes certains d’être là en 2011 ? Laurent Petitmangin : Je vous fais cette réponse mi-juillet, après seulement quelques semaines d’exploitation, ce qui signifie qu’il est trop tôt pour disposer d’un bilan complet de la saison. Dans un premier temps nous avons décidé une prolongation jusqu’à fin octobre, alors que nous avions fixé l’échéance au 12 septembre pour cette première année. Le fait que nous soyons présents en 2011 est donc une probabilité forte, mais les conditions de notre présence restent à déterminer. Le taux de remplissage des avions, qui était faible au départ fin juin et début juillet, atteint certains jours 80%. Etant donné le contexte économique et la promotion tardive, nous estimons que les premières tendances sont satisfaisantes.
Doit-on alors considérer CityJet comme une compagnie « low cost » ?
Laurent Petitmangin : Non. Nous savons ponctuellement proposer des prix bas, mais nous conservons un positionnement de compagnie aérienne d’affaires. Tout est compris dans le prix : les sièges en cuir, la collation, la boisson, etc. En termes de prestations, nous sommes situés au dessus des compagnies majors sur les courts-courriers.

Qui sont les touristes britanniques ?
Les Britanniques génèrent entre 75 000 et 100 000 nuitées par an dans le Lot, ce qui en fait les deuxièmes meilleurs clients étrangers du tourisme lotois, après l’ensemble du Benelux. Selon une étude de l’Agence de Développement Touristique Lot Tourisme, il faut notamment retenir que cette clientèle présente des caractéristiques bien spécifiques. Tout d’abord, que ce soit pour l’hôtellerie (23% des séjours), les locations (19,5%) ou le camping (14%), elle privilégie les établissements classés dans les catégories 3 ou 4 (étoiles, épis ou clés). Or, l’offre lotoise est concentrée sur la catégorie 2. Autre point essentiel : le principal mode de réservation est désormais Internet et le site doit avoir une version anglaise. En clair, si vous n’avez pas de site et que la documentation n’existe pas en anglais, vous n’avez quasiment aucune chance d’être contacté par cette clientèle. Dernière précision : le touriste britannique est à la fois le premier utilisateur des compagnies low cost (la moitié de la clientèle en Europe) et celui qui apprécie le moins les chaînes hôtelières. Cela signifie que les sommes qui ne sont pas dépensées pour le transport sont compensées – généralement largement – par les frais d’hébergement et de restauration.
Un nouveau type de partenariat entre les Eleveurs et la grande distribution
Carrefour France, l’entreprise d’abattage Destrel et cinq groupements de producteurs ont conclu fin juin un accord qui conduit l’enseigne à s’engager sur trois ans sur les volumes et les prix d’achat, qui vont par ailleurs progresser de plus de 20% d’ici 2013.


Le 25 juin 2010, la 1ère enseigne de la grande distribution européenne, Carrefour, a signé un accord de partenariat d’un nouveau genre avec cinq groupements d’éleveurs d’ovins et l’entreprise Destrel. Cela se passait près de Gramat, à Lavergne, dans la ferme d’un des éleveurs partenaires, Christophe Lasvaux. La première nouveauté est que l’enseigne s’engage sur trois ans à acheter des volumes de viande déterminés à l’avance et à un prix fixe. La seconde est que les cinq groupements, qui représentent plus de 1 000 éleveurs ovins du grand sud, ont désormais une visibilité complète des volumes à livrer sur les trois années à venir et du chiffre d’affaires généré. Autre point important : il ne s’agit pas d’une tentative

Viande ovine : la France doit produire plus
Aujourd’hui, la France ne produit qu’un tiers de la viande ovine qu’elle consomme (50% pour l’agneau). Le reste est essentiellement importé de Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et d’Irlande. L’accord conclu entre Carrefour France, Destrel-Arcadie Sud-Ouest et cinq groupements de producteurs concerne dans un premier temps les 231 hypermarchés de l’enseigne, mais il pourrait ensuite être élargi à l’ensemble du réseau Carrefour, qui compte au total 5 500 magasins sur le territoire. limitée aux années 2010 à 2012, mais d’un plan glissant sur trois ans (les conditions commerciales pour 2013 seront donc précisées l’an prochain).
La France ne produit qu’un tiers de la viande ovine qu’elle consomme
A priori, même si des enseignes telles que Carrefour sont priées d’anticiper les consignes de la future loi sur la Modernisation de l’Agriculture, on imagine mal les acteurs de la grande distribution attribuer de tels « cadeaux » sans en espérer un retour. En l’occurrence, Carrefour part d’un constat simple : la viande ovine française offre des niveaux de qualité, de prix et de marge supérieurs pour lui, mais la France ne produit qu’un tiers de la viande ovine qu’elle consomme. La grande distribution a donc tout intérêt à permettre aux éleveurs français de produire davantage, surtout si c’est sur la base d’un cahier des charges qu’elle établit elle-même. Dans ce contexte, les marques d’enseigne, telles que « Qualité Carrefour » remplacent et fédèrent les appellations et labels des différents terroirs. « La finalité de cette démarche n’est pas de s’opposer aux appellations locales mais de donner davantage de lisibilité pour le consommateur. Tous produits confondus, on ne compte pas moins de 117 appellations dans le seul département du Lot. Un supermarché ne peut pas gérer une telle diversité », a notamment expliqué Régis Dubourg, directeur des produits frais de Carrefour France.
Une première pour les rayons boucherie de Carrefour
Un autre point important est que c’est le premier partenariat de ce type pour les rayons boucherie de Carrefour France et de ses 231 hypermarchés. « D’une part, nous allons augmenter de plus de 20% nos volumes d’achat de viande ovine sur les trois prochaines années ; d’autre part, nous plaçons la barre plus haut en termes de qualité et nous allons plus que doubler la prime qualité versée aux producteurs », a précisé Alain Basquin, directeur des achats boucherie de Carrefour France. Dans la foulée de ce premier accord, quatre autres seront signés dans les mois qui viennent pour que l’enseigne puisse s’appuyer partout en France sur 2 800 producteurs de viande ovine aux normes « Qualité Carrefour ». Ce partenariat est également une aubaine pour l’entreprise gramatoise Destrel, filiale du Groupe Arcadie et 1er abatteur de moutons en France. Le fait de disposer constamment d’une visibilité à trois ans sur les volumes et les prix d’achat de Carrefour lui permet en effet d’envisager plus sereinement ses investissements à venir. 27 000 agneaux dès la 1ère année Cet accord prévoit que les Etablissements Destrel livreront 27 000 agneaux à Carrefour dès la première année, ce chiffre devant approcher 32 500 en 2013. A titre de comparaison, la production annuelle d’agneaux fermiers du Quercy en Label Rouge est de 50 000. Les volumes ne sont donc pas insignifiants. En 2008, à l’occasion du 25e anniversaire du Label « Agneau Fermier du Quercy », ce magazine avait consacré un dossier à cette filière (voir le site www.lot-cci-magazine.fr, numéro 144). L’analyse faisait notamment apparaître que le Lot compte bien plus de brebis que d’habitants (environ 250 000 contre 170 000 personnes). Un tel accord, fondé sur une fixation des prix en négociation avec tous les acteurs de la filière sur une durée des trois ans, rassure fortement les éleveurs engagés. Cette filière devrait donc connaître un nouvel essor, et sans doute permettre quelques nouvelles installations dans le Lot. •
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Champignons des Bois : un marchE insoupConnE
L’exploitation de la truffe est bien connue dans le Lot et elle va de la production jusqu’à la transformation, ce qui a permis la création d’une véritable filière. Mais il existe d’autres champignons, comme les morilles, les girolles, les cèpes, les trompettes de la mort, etc. Comment est organisée cette activité ? Rappel des enjeux et présentations de deux exemples : la principale société lotoise uniquement spécialisée dans ce domaine, la Compagnie du Champignon Sylvestre et le conserveur Bois & Maury.


Les champignons des bois sont tous liés au « ramassage », donc l’activité dépend fortement des lieux de récolte et de la main d’œuvre disponible. Contrairement à la filière truffe ou aux champignons de couches (champignons de Paris), les statistiques sur les volumes n’existent pas et les entreprises de ce secteur d’activité sont difficiles à recenser. Les prix de ces champignons sont variables, mais suffisamment attractifs pour susciter les vocations. Plusieurs laboratoires ou entreprises cherchent encore à produire plus régulièrement ces champignons des bois (par exemple la morille, dans le cas de la société Biohainault), mais les résultats sont aujourd’hui peu convaincants.

De fait, les champignons des bois sont récoltés en partie dans nos forêts mais ils sont surtout importés d’un peu partout en Europe, en Amérique ou en Asie. Ils sont vendus frais en saison mais aussi séchés ou en conserves. La principale entreprise lotoise de ce secteur est la Compagnie du Champignon Sylvestre. Les autres entreprises actives possèdent une autre activité : truffes, conserverie, plats cuisinés, etc.

Quelques entreprises du champignon dans le Lot (liste non exhaustive) :

  • Camille des Lys, à Autoire
  • Maison Tauran, à Bannes
  • Conserverie Josette Maury, à Biars-sur-Cère
  • Compagnie Champignon Sylvestre, au Vigan
  • Max Cayre à Reilhaguet
  • Le Hameau des Saveurs, à Maxou
  • Godard-Chambon & Marrel, à Souillac et Gourdon
  • Valette foies gras
  • Conserveries Puy Lambert
  • Sudreau
Champignons sauvages : Une activité souvent complémentaire
champignons

La filière des champignons sauvages a permis le développement de nombreux métiers, mais est rarement une activité unique ou principale pour les entreprises lotoises impliquées. Explication, avec l’exemple du « conserveur » Boy & Maury.

Par définition, le champignon sauvage n’est pas près d’être dompté. Pour une entreprise qui serait complètement dépendante de cette seule activité sur un territoire de récolte limité (le Sud-Ouest, la France, l’Europe de l’ouest, etc.), le chiffre d’affaires est donc logiquement aléatoire. Dans ce secteur, les variations ne sont pas liées à la demande, mais à l’offre. L’expérience de l’entreprise Boy et Maury (voir pages 24 et 25 dans le numéro 135 d’Entreprendre) illustre parfaitement cette remarque. Dès sa création en 1945, la société lotoise a voulu être également un « conserveur » des champignons rois des forêts du Sud-Ouest, comme les cèpes ou les girolles. Mais les dirigeants avisés n’ont jamais voulu que l’entreprise dépende trop de cette unique activité, dont on ignore encore l’importance à quelques semaines de la récolte. En la matière, les estivants et les professionnels du champignon sylvestre ont souvent des attentes diamétralement opposées : tandis que les premiers aspirent à des étés ensoleillés, les seconds se satisfont pleinement de mois d’août bien humides. Ainsi, l’été 2006, considéré par les météorologues comme le moins clément de la dernière décennie, a permis la plus belle récolte de cette période. Depuis, trois étés plutôt cléments ont conduit à de bien maigres récoltes. « Pour éviter ces aléas, nous aurions pu opter pour des importations massives, mais nous préférons rester spécialisés dans les champignons du Quercy, du Périgord, du Limousin, ou encore du reste de la France, explique Josette Maury, Directrice de la conserverie du même nom. Dans tous les cas, nous précisons clairement l’origine des champignons sur nos conserves ». A l’exception notable de Compagnie Champignon Sylvestre (voir pages suivantes), le commerce de champignons sauvages n’est pas une activité principale, mais complémentaire. En l’occurrence, les différents intervenants lotois ont opté pour un créneau spécifique : importation, distribution de produits frais, transformation, intégration à des plats cuisinés, etc.

COMPAGNIE DU CHAMPIGNON SYLVESTRE

Une poussée comme après la pluie

Patrick Thocaven a mesuré d’emblée le fort potentiel de la SARL Compagnie du Champignon Sylvestre qu’il a rachetée en 2006. Installé dans son nouveau bâtiment, près du Vigan, et appuyé sur une structure roumaine qui assure les approvisionnements, il a su diversifier ses marchés dans toutes les directions. Dès cet automne, il se rapprochera d’un petit conserveur lotois pour cuisiner en France une part de la production.d

Quand il a fondé la Compagnie du Champignon Sylvestre en 1997, M. Barbès ne vendait que des produits frais. Neuf ans plus tard, il cédait son affaire à Patrick Thocaven, lequel souhaitait enclencher une forte montée en puissance. Mission accomplie puisque depuis la reprise intervenue en 2006, la Compagnie affiche une progression de 30 % par exercice. Elle commercialise désormais des champignons - cèpes, giroles, morilles... - sous une grande variété de présentations : surgelés, séchés, en conserves, cuisinés. « Sous cette dernière forme, le marché du champignon se développe très fort depuis six ou sept ans. C’est ce qui m’a incité à tenter l’expérience », constate Patrick Thocaven. A l’évidence, cet élargissement des gammes s’est traduit par une explosion de la société dans son ensemble. Dont le symbole manifeste réside dans le très bel outil de travail récemment implanté près du Vigan sous forme d’atelier-relais : dans les différentes chambres froides sont rassemblés les produits en provenance de Roumanie, en partie conditionnés, puis expédiés vers les consommateurs via plusieurs circuits de commercialisation. A l’origine donc, on trouve les paysans des Carpates. Leur récolte, classée en catégories suivant la qualité et la destination future, est concentrée dans une unité moderne, implantée en Roumanie. Là, sur 4 000 mètres carrés, quatre à cinq tonnes de cèpes arrivent chaque jour. Les champignons y sont lavés, découpés, surgelés, mis en conserves ou séchés. « Après avoir découvert cette installation performante et aux normes, servie par une soixantaine de professionnels, j’ai décidé de m’associer avec son dirigeant. Mais la personne-clé du système est mon ingénieur production et qualité, Laurent Haas. Ancien de la maison Valette, c’est lui qui maîtrise les opérations entre la Roumanie et Le Vigan », souligne Patrick Thocaven (en photo ci-dessous).
Le stockage est assuré en grande partie dans le pays d’origine. Dès que nécessaire, un camion de 15 tonnes fait la liaison en trois jours. « Nous ne disposons que de 50 à 70 tonnes de stock-tampon dans un ancien dépôt près d’ici, il faudra songer rapidement à étoffer ces capacités », ajoute le chef d’entreprise. D’autant que côté achats, l’heure est à la diversification vers la Turquie, la Russie, l’ensemble des pays de l’Est européen.

Des plats cuisinés « made in Lot »

Déjà bien travaillée, en partie conditionnée, toute la production arrive dans le Lot. Mais très bientôt, le chef d’entreprise va lancer une fabrication française : des plats cuisinés seront élaborés à Maxou, au Hameau des Saveurs, sous la houlette de Michel Monteil. « Depuis 2008, il imagine des recettes pour nos produits. Dès septembre, nous commercialiserons des cèpes cuisinés à la graisse de canard, des champignons sauvages des bois en persillade et autres plats succulents, conditionnés en bocaux. Nous avons déjà trois contrats avec des enseignes nationales pour ce genre d’article. Nous visons les trente tonnes dès la première année », anticipe Patrick Thocaven. Cette initiative va dans le sens d’un double objectif : faire avancer les produits transformés en France, développer les offres d’articles élaborés vers la restauration et les grandes surfaces spécialisées (GMS). Sur ces créneaux, le dirigeant affirme ne pas craindre la concurrence : selon lui, les produits chinois couramment proposés ne peuvent rivaliser en qualité. Car son credo aujourd’hui, c’est de limiter la part des produits à fort volume mais à petite marge comme ceux destinés aux industriels, pour favoriser la qualité. Illustrant déjà ces propos, la marge a grimpé de 4,5 % en 2009. «Nous devons gagner de l’argent pour rembourser l’investissement dans un outil de travail qui coûte cher », note-t-il. Actuellement, sur un total de 350 tonnes annuelles, la société viganaise met sur le marché 60 % de champignons surgelés, principalement vers les grossistes et les enseignes majeures des grandes surfaces sur de gros contrats nationaux. La conserve atteint 25 %, soit plus de 100 000 boîtes de cèpes destinées à la restauration, la GMS, les magasins. Le sec représente, lui, 15 % du flux global.

e dirigeant affirme ne pas craindre la concurrence : selon lui, les produits chinois couramment proposés ne peuvent rivaliser en qualité. Car son credo aujourd’hui, c’est de limiter la part des produits à fort volume mais à petite marge comme ceux destinés aux industriels, pour favoriser la qualité. Illustrant déjà ces propos, la marge a grimpé de 4,5 % en 2009. «Nous devons gagner de l’argent pour rembourser l’investissement dans un outil de travail qui coûte cher », note-t-il. Actuellement, sur un total de 350 tonnes annuelles, la société viganaise met sur le marché 60 % de champignons surgelés, principalement vers les grossistes et les enseignes majeures des grandes surfaces sur de gros contrats nationaux. La conserve atteint 25 %, soit plus de 100 000 boîtes de cèpes destinées à la restauration, la GMS, les magasins. Le sec représente, lui, 15 % du flux global.

La Compagnie du Champignon Sylvestre en bref :
- SARL fondée en 1997,
- reprise en 2006 par Patrick Thocaven.
- Effectifs : 60 salariés en Roumanie,
- 10 au Vigan.
- Surfaces couvertes : 4 000 mètres carrés en Roumanie,
- 1 200 au Vigan.
- Production totale champignons : 350 tonnes annuelles.
- Dont 60 % surgelé, 25 % conserve, 15 % sec. Marchés : GMS et grossistes 40 %, restauration hors - foyer 30 %, industrie (plats cuisinés) 30 %.
- Progression annuelle : autour de 30 %.
- Progression estimée pour 2010 : près de 35 %.

conditionnés à la marque du distributeur, notamment pour les préparations haut-de-gamme. En complément d’activité, la Compagnie du Champignon Sylvestre livre une trentaine de tonnes de tomates séchées pour les industriels, ainsi que des asperges vertes du Chili en surgelé. « Avec ces légumes, nous ne faisons que suivre la demande de la GMS, sur des produits pour lesquels nous disposons du savoir-faire », précise Patrick Thocaven. En termes de proche avenir, le dirigeant annoncerait plutôt une stabilisation. « Cela va plus vite que prévu, nous devons conserver une capacité d’anticipation mais aussi poser notre affaire », admet-il. Son staff comprend trois agents commerciaux, en charge de la GMS, des industriels et des grossistes. Lui même assure personnellement 45 % de la démarche commerciale : une façon de garder un contact précieux avec les réalités du terrain. • Pour ne citer qu’un exemple, la centrale Leclerc Socamil de Toulouse progresse en ventes de champignons surgelés de 25 % par an. Le groupe Casino, lui, privilégie la conserve. Les différents produits sont livrés en France, Belgique, Luxembourg, Suisse

SARL RANDOLINE :
La randonnEe en Ane accessible aux personnes handicapEes

Créée en 2008, la SARL Randoline a conçu et commercialise un ingénieux véhicule, tracté par un âne ou un poney, pour la promenade et la randonnée des personnes à mobilité réduite. Cette jeune entreprise propose également toute une gamme de matériels pour la randonnée en âne, fabriqués dans les règles de l’art et le respect de la tradition par des artisans locaux. Portrait.


En 2006, dans le nord de l’Espagne, nous avons fait la connaissance d’une personne
handicapée extraordinaire. Elle était partie d’Allemagne, son pays d’origine, et se rendait à Saint-Jacques de Compostelle sur un ingénieux fauteuil à trois roues actionné par un pédalier
manuel », raconte Josette Chevolleau, gérante de la SARL Randoline, implantée à Montdoumerc. Avec son compagnon, Jacques Clouteau, écrivain voyageur passionné par les ânes, ils nourrissent alors le projet de concevoir un véhicule qui puisse être tracté par un âne ou un petit cheval et permette aux personnes à mobilité réduite de découvrir ou redécouvrir les plaisirs de la randonnée. Le premier prototype de ce véhicule, baptisé la Randoline, est réalisé par un passionné de mécanique et testé dans des conditions extrêmes. « Nous avions deux impératifs : le confort et, surtout, la sécurité du passager », souligne Josette Chevolleau. En l’occurrence, la Randoline est équipée d’amortisseurs et de suspensions réglables, mais également d’un système de frein et d’un dispositif de séparation d’urgence breveté qui permet, en cas de nécessité, de décrocher l’âne du véhicule en actionnant une simple poignée.« Il faut bien comprendre que la Randoline n’est pas un attelage, elle n’a pas de rênes, poursuit-elle. Une personne accompagnante doit marcher à côté de l’âne en tenant la longe pour le guider sur le chemin. Dans les faits, l’intérêt de ce véhicule est qu’il permet à la personne à mobilité réduite d’être, elle aussi, proactive, notamment en freinant si cela s’avère nécessaire. De son côté, l’âne qui est un animal doux et protecteur tracte la Randoline et participe à la cohésion affective de l’équipe.

Fabrication 100 % locale

Fin 2008, les premières Randolines de série sortent des ateliers d’une PME Caussadaise. Et dès le printemps 2009, Josette Chevolleau et Jacques Clouteau entament une vaste tournée de prospection. Ils participent à de nombreuses foires aux ânes, vont à la rencontre des âniers professionnels et des associations dédiées aux personnes handicapées, dans toute la France mais aussi en Suisse, en Belgique et aux Pays Bas, pour leur présenter la Randoline. Depuis, ils ont également mis en place une journée découverte de la Randoline, en partenariat avec le gite de Poudally, implanté sur la commune de Lalbenque à deux pas du GR65, chemin de Saint- Jacques de Compostelle, et qui dispose de deux ânes. « Les personnes intéressées peuvent ainsi découvrir la Randoline en situation réelle, en empruntant un itinéraire d’une quinzaine de kilomètres à travers les sentiers du Causse », explique Josette Chevolleau. Pour se diversifier, l’entreprise a créé récemment une gamme complète de matériel pour randonner avec un âne, dont un bât réglable en largeur en fonction de la morphologie de l’animal, des sièges pour enfants, des sacoches étanches, des colliers d’attelage et de traction… « Nous privilégions la qualité, la solidité et l’esthétique, assure Josette Chevolleau. Ainsi, toutes nos fabrications sont artisanales et réalisées dans les règles de l’art et le respect des traditions. De la même manière, nous avons choisi de faire du commerce équitable local et de promouvoir l’économie rurale en faisant travailler les artisans de notre terroir.»

Un site Internet en cinq langues

Pour se faire connaître en France et à l’étranger, la jeune entreprise s’est dotée d’un site Internet décliné en cinq langues : français, anglais, italien, néerlandais, espagnol et allemand. Toute la gamme des produits y est présentée, mais on peut également y découvrir des rubriques thématiques, émaillées de conseils pratiques, sur les randonnées avec un âne et sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, ainsi qu’une vidéo de démonstration de la Randoline. Aujourd’hui, cet ingénieux véhicule qui est commercialisé au prix de 6 000 euros HT (TVA à 5,5 %) a conquis ses premiers clients parmi les âniers professionnels, les centres équestres et les structures qui œuvrent en faveur des personnes en situation de handicap. « L’idéal serait de parvenir à commercialiser une douzaine de Randolines par an, nous n’en sommes pas bien loin, ajoute Josette Chevolleau. Cela nous permettrait à terme d’embaucher un ou deux salariés, probablement des travailleurs handicapés… » •

COMMERCE ASSOCIÉ EN ARTICLES DE SPORT //
Trois grandes enseignes s’affichent dans le Lot

Créée en 2008, la SARL Randoline a conçu et commercialise un ingénieux véhicule, tracté par un âne ou un poney, pour la promenade et la randonnée des personnes à mobilité réduite. Cette jeune entreprise propose également toute une gamme de matériels pour la randonnée en âne, fabriqués dans les règles de l’art et le respect de la tradition par des artisans locaux. Portrait.


Les français aiment de plus en plus le sport… Ainsi, 61 % de nos compatriotes déclaraient en mars 2008 s’adonner à une pratique sportive, contre seulement 55 % en 2005 (sondage Groupe 76-Reed Expositions / Ipsos). Cette progression concernait, en outre, toutes les catégories démographiques. Et si les tensions économiques n’ont pas épargné ce secteur, les français ont continué de fréquenter les magasins de sport malgré la crise. Dans les faits, le marché des articles de sport en France a généré un chiffre d’affaires de 9,1 milliards d’euros en 2009, légèrement en replis (- 0,5 %) par rapport à 2008 (source : Fédération Professionnelle des entreprises du Sport et des loisirs / FPS). Un bilan qu’il convient toutefois de nuancer, car si les acteurs « non spécialistes » (grandes surfaces alimentaires, magasins de prêt à porter…) ont vu leur chiffre d’affaires régresser de 5,5 % sur la période, le commerce spécialisé a réussi à tirer son épingle du jeu, en affichant une croissance positive de 1 %. A l’échelle nationale, Decathlon, Intersport, GoSport et Sport 2000 figurent dans le quatuor de tête des enseignes. Deux d’entre elles sont présentes dans le Lot, où le commerce des articles de sport est aussi représenté par trois acteurs indépendants (boutiques de moins de 200 m2) à Prayssac, Souillac et Saint-Céré. Le commerce associé en articles de sport fédère, quant à lui, trois magasins aux couleurs d’Intersport à Cahors, Gourdon et Capdenac-Le-Haut, ce dernier ayant ouvert ses portes en mars 2010. L’enseigne Sport 2000 est représentée par deux magasins implantés à Cahors et Saint-Céré. Enfin, depuis le mois d’août, l’enseigne Twinner s’affiche elle aussi dans notre département. Nous vous présentons dans les pages suivantes les témoignages de quatre de ces professionnels passionnés par leur métier.

Répartition du marché national par circuits de distribution

  • Commerces associés, franchisés
  • Commerces intégrés (GSS)
  • Autres commerces spécialisés
  • VPC
  • Commerces monomarques et indépendants
  • Commerces de l’équipement de la personne


Yann Cierniewski, dirigeant de deux magasins associés au réseau Intersport, à Gourdon et Capdenac-Le-Haut : « Nous réalisons une part croissante de notre chiffre d’affaires avec les marques du groupe Intersport »

Vous avez inauguré en mars dernier un second magasin aux couleurs d’Intersport.
Quel premier bilan en tirez-vous ?
«L’ouverture de notre magasin de Capdenac-Le-Haut s’est très bien passée et nous avons un bon retour de la part de la clientèle. Nos deux points de vente disposent d’une offre “textile/ chaussure“ importante. Toutefois, en raison de sa superficie (580 m2), le magasin de Gourdon propose une gamme “matériel” variée (randonnée, équitation, musculation, sport de raquette, sport collectif), mais plus réduite que celle du magasin de Capdenac (1 145 m2). Ce dernier comprend en effet un vaste rayon cycle avec un atelier de réparation, un rayon bain à l’année, ainsi que des rayons musculation / fitness, randonnée, équitation, sport de raquette et sport collectif qui offrent un choix de produits particulièrement large. »
Le groupe Intersport vous a-t-il accompagné dans la mise en œuvre de ce concept ?
« Tout à fait. Nous avons notamment bénéficié de l’assistance du bureau d’étude de la centrale Intersport qui intervient en amont des implantations pour analyser la viabilité des projets. Nous avons également été accompagnés par le service communication pour l’ouverture du magasin et la mise en œuvre du merchandising de l’enseigne sur le site. »
Au quotidien, quels avantages tirez-vous de votre statut de commerçant associé ?
« Tout d’abord, nous avons accès à la centrale d’achat du groupe qui référence tous les grands fabricants du secteur. Nous avons également la possibilité de distribuer la gamme des marques propres à Intersport - Mc Kinley (randonnée et montagne), Tecno Pro (ski, tennis, ping-pong, piscine), Etirel (sportswear), FireFly (mode) - qui s’est beaucoup étoffée ces dernières années et offre un excellent rapport qualité / prix. Par ailleurs, nous relayons les opérations nationales de promotion de cette enseigne très dynamique, et nous montons des opérations à l’échelle de la région. Par exemple, nous avons lancé l’opération recyclage. Le principe : le client qui nous ramène un vieux vélo se voit offrir un bon d’achat pour un vélo de son choix. Le vieux vélo est remis en état par nos soins et offert à une œuvre caritative (l’association Emmaüs à Capdenac). Enfin, nous avons le projet de proposer à nos clients un nouveau service via le site Internet d’Intersport, qui permettra d’acheter ou de réserver en ligne les produits de nos magasins de Gourdon et Capdenac. »

Le groupe Intersport La société française Groupe Intersport est une coopérative qui réunit plus de 555 points de vente en France réalisant un chiffre d’affaires au détail de plus de 1,1 milliard d’euros sur l’année 2008. Les sociétaires du Groupe gèrent des magasins aux enseignes Intersport, Sport Expert, La Halle au Sport, Sport Leader et Shooz. De son côté, Intersport International est pré sent dans 35 pays avec plus de 5 000 magasins.

Source : www.intersport.fr

INTERSPORT DE GOURDON : Date de création : 2003 (à l’origine magasin de 120 m2 en centre ville) Surface de vente : 580 m2
Nombre de salariés : 8

INTERSPORT DE CAPDENAC-LE-HAUT : Date de création : mars 2010 Surface de vente : 1 145 m2 Nombre de salariés : 14

INTERSPORT DE CAHORS : Date de création : 1999 Surface de vente : 1 240 m2
Nombre de salariés : 20

Marc Esculié, dirigeant du magasin Twinner à Figeac :
« Nous sommes le premier point de vente Twinner dans le Lot »

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre métier ?

« Aujourd’hui, le marché nous impose de faire preuve de beaucoup de dynamisme commercial et de nous remettre en question en permanence. Dans ce contexte, être membre d’un groupement est un atout certain. Cela nous permet en particulier de bénéficier d’un effet « volume » sur les commandes, et donc d’accéder à de meilleurs taux de remise sur les produits. De la même manière, nous disposons de moyens mutualisés pour mener à bien des opérations publicitaires et de promotion. »

Après avoir été associé pendant 11 ans au groupe Sport 2000, vous venez d’intégrer le réseau Twinner. Pourquoi ?
« C’est un réseau à taille humaine, bien implanté en montagne et qui développe son réseau d’enseignes en plaine. Le challenge est intéressant, d’autant que nous sommes à ce jour le seul point de vente Twinner dans le Lot. Ce groupement pro attirent de nombreux marcheurs, mais également les labels running et tennis. Nous continuons toutefois à proposer une gamme sportswear (femme, homme et enfant), car nous avons une clientèle fidèle sur ce segment. Par ailleurs, en termes de stratégie de communication et de promotion, nous allons privilégier les opérations locales et proposer de nouveaux services de fidélisation de la clientèle. »
Depuis le mois d’août, votre magasin offre un tout nouveau visage…
« Nous avons en effet profité de l’été pour transformer notre boutique, l’habiller d’une nouvelle façade aux couleurs de Twinner et redessiner sa configuration intérieure. Nous avons supprimé les hautes gondoles qui cloisonnaient l’espace, opté pour un agencement plus rationnel des produits, mis en place des gondoles en épi et aménagé l’espace chaussures à l’étage… L’objectif était de concevoir un magasin plus dynamique qui donne envie de découvrir. Nous avons été conseillés dans cette démarche par notre animateur Twinner. A l’occasion de l’inauguration, nous avons installé durant quelques jours un rocher artificiel permettant de s’initier à l’escalade. »

Le groupe Twinner Créé en octobre 2000, Twinner est issu de l’en seigne Technicien du sport lancée par un groupe de commerçants en 1982. Elle regroupe à ce jour plus de 250 magasins de proximité en France. En dehors des stations de sport d’hiver, les magasins Twinners sont surtout implantés dans des villes de petite et moyenne taille. L’enseigne développe par ailleurs une activité de location de ski.

Source : www.twinner-sports.com

TWINNER DE FIGEAC : Date de création : 1999 (sous l’enseigne Sport 2000 pendant 11 ans) Surface de vente : 990 m2 Nombre de salariés : 5

Lydie Pierrich, dirigeante du magasin Sport 2000 à Cahors :
« La griffe Sport 2000 rassure les clients »

Quelle est votre perception de l’évolution du marché et de la concurrence ?
« Les comportements d’achats sont plus difficiles à anticiper, ils ont évolué sous l’influence du marché qui est, lui-même, en pleine mutation (développement des ventes sur Internet, nouvelle règlementation des soldes…). Quant à nos concurrents, ils sont aujourd’hui issus d’horizons très divers : les autres enseignes spécialisées, mais aussi les e-commerçants, la grande distribution, les boutiques de vêtements ou de chaussures… Nous pensons toutefois que la concurrence est saine et nécessaire. Tout monopole est à bannir, à nous de nous distinguer. »
Justement, quelle est votre stratégie ?
« Nous sommes une entreprise familiale qui apporte sa pierre à l’économie locale. A ce titre, nous sommes bien Le groupe Sport 2000 France a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 617 M€. L’enseigne a ouvert 14 nouveaux points de vente en plaine et 22 en montagne, totalisant 502 magasins. De son côté, Sport 2000 International qui fédère plus de 3 800 points de vente dans 24 pays a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de près de 5 milliards d’euros.

Source : www.sport2000.fr

SPORT 2000 DE CAHORS :
Date de création : 1994
Surface de vente : 600 m2 Nombre de salariés : 7

SPORT 2000 DE SAINT-CÉRÉ :
Date de création : 1986
Surface de vente : 200 m2
Nombre de salariés : 4

Implantés dans le tissu des collectivités et des associations, avec lesquelles nous participons à de nombreuses opérations de partenariat et de sponsoring. Dans notre boutique, nous avons notamment développé l’espace sports collectifs. Nous sommes par ailleurs très attentifs à la compétence de nos équipes et à la qualité du conseil et du service délivré au client. »
Pourquoi avoir choisi de vous associer au réseau Sport 2000 ?
«Nous sommes fidèles à ce réseau depuis 1994. C’est une enseigne qui jouit d’une grande notoriété et d’une image de qualité. Elle offre des repères aux clients et contribue à les rassurer. D’autre part, nous apprécions sa souplesse de fonctionnement. Concernant les achats par exemple, nous participons à des journées de pré-référencement organisées par la centrale, qui nous permettent de sélectionner les grandes marques incontournables, mais nous travaillons également avec de petits fournisseurs locaux, tels que Polar à Biarritz ou TopTex à Toulouse. En termes de communication, nous bénéficions des retombées des campagnes nationales de l’enseigne, très présente dans l’univers du football et du hand. Nous avons, en outre, la possibilité de participer à des journées de formation aux techniques de vente, ce qui est particulièrement intéressant pour les jeunes recrues. Surtout, Sport 2000 nous apporte une réelle dynamique commerciale et de merchandising. » •

Didier Herzog, dirigeant du magasin Sport 2000 à Saint-Céré : « Une orientation vers des produits techniques »
Vous avez repris, avec votre épouse Véronique, le magasin Sport 2000 à Saint-Céré, il y a cinq ans, que diriez-vous de l’enseigne Sport 2000 ?
« Avec la nouvelle politique commerciale de la centrale, Sport 2000 repart sur de nouvelles bases et va axer davantage l’assortiment vers des produits techniques “sport” et moins sur le sportwear. A Saint-Céré, le magasin oriente ses efforts vers les produits techniques de sport collectif “rugby” et “foot” ou le running et le tennis. »