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Entreprendre CCI du Lot n°154
HÔTELLERIE
Les nouveaux concepts tendance
hotelsLe marché de l’hôtellerie n’échappe pas à la règle. Car ici comme ailleurs,l’innovation est un atout majeur pour acquérir un avantage compétitif en
répondant aux nouvelles attentes de la clientèle. Esthétisme, confortpersonnalisé, équipements high-tech, écologie et développement durable
constituent désormais autant de tendances lourdes qui influencent l’évolution de l'offre. Tour d'horizon des nouveaux concepts hôteliers qui font mouche…
Aux exigences de propreté, confort et sécurité, s’ajoutent de nouveaux besoins liés aux notions plus abstraites « d’appartenance » ou de « reliance », qui favorisent l’éclosion d’une véritable palette d’offres hôtelières : produits ciblés (hommes d’affaires, personnes handicapées…) ou combinés (mariant hébergement–restauration et activités), nouveaux services high-tech… Sans oublier le respect de l’environnement qui s’inscrit aujourd’hui au coeur des préoccupations de la demande touristique. Soulignons enfin que la nécessité de s’adapter aux nouvelles contraintes réglementaires est à l’origine de nombreux projets. « Tout l’enjeu pour les hôteliers est de savoir transformer ces obligations en atouts. Engager une démarche de mise aux normes électriques par exemple, fournit l’opportunité de repenser la qualité de l’éclairage », souligne Laurence Toulet, architecte au CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) du Lot. Nous vous proposons au fil des pages suivantes de ce magazine un panorama de ces nouveaux concepts hôteliers. Au sommaire : transparence et flexibilité des espaces, utilisation de matériaux nobles tels que la pierre, le bois ou le verre, chambres et salles de bains revisitées pour offrir de nouveaux champs de bien être… Ce dossier fait également le point sur les aides et les services d’accompagnement dont peuvent bénéficier les hôteliers pour moderniser leurs établissements et mettre en place une démarche environnementale. Les premières pierres de l’hôtel de demain sont scellées… * Etude réalisée par Coach Omnium pour le compte du Comité pour la Modernisation de l’Hôtellerie Française – 2009.
Qu’est-ce qui dérange le plus dans une chambre d’hôtel ?
Selon l’étude de marché du cabinet Coach Omnium, l’état insuffisant de propreté général de la
chambre est, sans surprise, le critère qui suscite le plus de mécontentement dans les rangs des clients
(98 % d’entre eux, en effet, qualifient cela d’« inacceptable »). De la même manière, 66 % des sondés
jugent « inacceptable » la mise à disposition d’une mauvaise literie (trop petite ou trop vieille). A souligner
par ailleurs que la présence de mobiliers ou d’équipements détériorés et d’une décoration obsolète
est jugée « dérangeante » par respectivement 58 % et 57 % des clients. Enfin, 48 % des personnes
interrogées considèrent comme « dérangeant » le fait de disposer d’un espace trop exigu ou d’une
chambre encombrée.
Transparence et flexibilité des espaces

Pour séduire leurs clients, les nouveaux concepts hôteliers remodèlent les espaces, jouent sur les effets
de transparence et apportent une touche de design. Morceaux choisis.

chambre Nous sommes partis de l’idée de concevoir un bâtiment contemporain très lumineux, explique Martine Poisson, copropriétaire de l’hôtel.Avec notre architecte, nous avons travaillé sur la base d’un relevé topographique de la parcelle, pour choisir l’orientation du bâtiment qui s’est naturellement glissé entre les arbres» De fait, avec sa façade parsemée de baies vitrées, agrémentée de pierres de taille et de bardages de bois, l’hôtel Les Esclargies semble toujours avoir été là, au coeur d’une vaste chênaie bordée de murets en pierres sèches et de bouquets de buis. Esprit Design « A l’intérieur, nous souhaitions créer une ambiance à la fois « zen » et chaleureuse, éviter les grands couloirs qui distribuent des chambres en enfilade. Nous avons aussi travaillé sur les éclairages et sur les teintes des murs peints à la chaux qui offrent deux tonalités différentes selon que l’on regarde vers l’extérieur (un beige discret) ou vers l’intérieur (un rouge orangé chaleureux) », ajoute Martine Poisson. Enfin, porté par un véritable engouement pour l’esthétisme, le design s’affirme désormais comme une valeur montante dans l’hôtellerie. Il suffit d’ailleurs de feuilleter les revues d’architecture pour constater qu’elles consacrent une part croissante à ce phénomène. Dans les faits, le design n’est plus aujourd’hui l’apanage de quelques établissements luxueux réservés à une clientèle fortunée, mais devient un outil de création de valeur ajoutée permettant de combler les exigences d’un public plus nombreux et plus éclectique. A l’instar de l’hôtel-restaurant Le Vinois à Caillac, qui offre au visiteur un cadre contemporain particulièrement original au coeur du vignoble de Cahors, les initiatives de nombreux hôteliers lotois en témoignent.
Polyvalence, évolutivité… ces tendances qui imprègnent notre habitat contemporain s’affirment désormais dans le secteur de l’hôtellerie. Au plan architectural, elles se traduisent par une nouvelle flexibilité des espaces. A Sauzet par exemple, où l’hôtel-restaurant L’Auberge de la Tour à été récemment rénové, les propriétaires ont gommé les contours de la traditionnelle salle de restaurant et imaginé, en lieu et place, plusieurs espaces modulaires : une première salle familiale dont la décoration marie tradition et modernité, une seconde à l’ambiance plus feutrée, plutôt destinée à une clientèle de couples, un salon privé pouvant accueillir un groupe d’amis… « Jouer sur les transparences pour offrir une continuité entre l’espace intérieur et les abords extérieurs, est également un concept très actuel, souligne Laurence Toulet, architecte au CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) du Lot. Ainsi, à Tour de Faure, l’hôtel Le Saint-Cyr, dont les baies vitrées offrent une vue panoramique sur Saint-Cirq-Lapopie, a fait l’objet d’un traitement paysager de ses abords, passant notamment par la plantation d’une vigne et la création d’un verger, qui contribuent à valoriser l’établissement. » De son côté, l’hôtel Les Esclargies qui a ouvert ses portes en 2006 à Rocamadour, a été pensé dès sa création pour se fondre dans le paysage du Causse. « En ancien français, “Esclargie” signifie “clairière”.
La chambre revisitée
Désormais, la chambre d’hôtel n’est plus unique mais plurielle. Modulable et personnalisable à souhait
en fonction du type de clientèle qu’elle accueille, elle combine charme et fonctionnalités high tech.
suite
Une famille, un couple ou un homme d’affaires ne choisissent pas leur chambre d’hôtel sur la base des mêmes critères. Alors pourquoi leur proposer un produit standardisé ? Dans les faits, cette évidence influence depuis déjà quelques années l’évolution de l’offre hôtelière, marquée par l’éclosion d’une nouvelle génération de chambres modulables et personnalisables selon l’envie et les besoins des clients. « Cette évolution est particulièrement sensible dans une région d’hôtellerie de séjour comme la nôtre, qui accueille une clientèle en quête d’une certaine qualité de vie. Ici, beaucoup de projets de rénovation concernent l’agrandissement de l’espace chambre. Parallèlement, de nouveaux concepts de chambres communicantes ou de suites juniors voient le jour », analyse Laurence Toulet, architecte au CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) du Lot.
De nouvelles normes de confort

« On peut parler d’une véritable métamorphose des comportements, estime de son côté Frédérik Bizat, propriétaire de l’hôtel-restaurant Les Trois Soleils de Montal à Saint-Jean- Lespinasse. Ces dernières années, les clients optent pour des séjours plus courts, mais aspirent en contrepartie à bénéficier de plus d’espace, de confort et de services lorsqu’ils sont à l’hôtel. » En l’occurrence, cet établissement de 29 chambres (dont 5 suites et 2 chambres communicantes) a créé ses deux premières suites en 2001. Nichées au 3e étage et dotées de terrasses privatives donnant sur un superbe parc de 5 hectares, elles s’étendent chacune sur une superficie d’une cinquantaine de mètres carrés, judicieusement aménagée pour combler les exigences d’une famille ou d’un groupe d’amis. Cet hiver, de nouveaux travaux de rénovation des chambres et salles de bains ont été réalisés au sein du complexe hôtelier (voir p 9). Dans ce cadre, deux chambres ont été réunies en une seule agrémentée d’un vaste espace salon
Une "émotion" de chambre
decoUne « émotion » de chambre Même démarche à l’Auberge de La Tour (à Sauzet), où des travaux de réhabilitation et de modernisation des chambres viennent tout juste de s’achever. « Ces travaux ont été motivés par le souci de devancer les futures normes de sécurité dans l’hôtellerie, qui entreront en vigueur en 2011, explique Michel Pol, le propriétaire de l’hôtelrestaurant. Nous avons toutefois profité de cette échéance pour imaginer de nouveaux concepts de chambres qui offrent davantage de confort et de fonctionnalités. Nous avons par exemple créé une suite modulable, dont une partie de l’espace peut être transformée en chambre d’enfant. Au 2e étage, où nous avions quatre chambres, nous avons choisi de n’en faire que trois, plus spacieuses. » La décoration a fait, elle aussi, l’objet d’un soin particulier alliant de façon très réussie meubles, tableaux et objets anciens à des éléments contemporains qui offrent une grande cohérence esthétique. « Chaque chambre recèle une émotion particulière, dont nous espérons que le client gardera le souvenir », ajoute Miche Pol. Nouvelles fonctionnalités, nouvelles technologies Autre tendance de fond : l’irruption des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans notre vie quotidienne et les nouveaux services induits, dont chacun souhaite désormais pouvoir bénéficier jusque dans sa chambre d’hôtel. « Il est probable que pour les hôteliers se détourner des nouvelles technologies comme service pour leurs clients leur ferait prendre un grand risque d'être en désharmonie avec ces derniers, de presque toutes les générations. Les personnes de plus de 50 ans sont en effet 42 % à déclarer fréquenter Internet de temps en temps ou régulièrement », souligne le cabinet Coach Omnium dans son étude pour le Comité de Modernisation de l’Hôtellerie Française. Une évolution qu’a parfaitement intégrée l’hôtelrestaurant La Chartreuse, à Cahors, qui réalise une part significative de son activité avec une clientèle d’affaires. « L'hôtellerie ne peut s’inscrire à contre-courant de ces modes de vie informatisés », confirme son directeur Philippe Gardillou. L’établissement a rénové ce printemps ses 16 chambres du 3e étage. « Nous avons profité la baisse de la TVA qui nous a été accordée pour investir dans des travaux d’envergure, passant par l’isolation thermique et phonique, l’installation de la climatisation, la réfection des murs et des sols, le remplacement des mobiliers… », détaille-t-il. Qualité des matières et des équipements, sobriété des lignes et des teintes caractérisent ces nouvelles chambres qui disposent de tout le confort exigé par la clientèle d’affaires : espace bureau, accès WiFi gratuit, écran plat LCD, télévision par satellite offrant un bouquet de chaînes thématiques, mini bar, room service… Précisons que comme d’autres établissements lotois, La Chartreuse a réalisé en préambule une chambre témoin testée durant plusieurs mois par les clients. Une initiative jugée très positive, qui a permis de valider ou réajuster certains éléments et de peaufiner tous les détails avant de lancer la phase de travaux.

details
Utilisez-vous votre ordinateur portable à l’hôtel ?

En voyages professionnels :
Souvent : 55 %
De temps en temps : 35 %
Jamais : 10 %

En voyages privés :
Souvent : 15 %
De temps en temps : 25 %
Jamais : 60 %


Source : Coach Omnium
La salle bain, nouvel espace de bien être
Plus spacieuse, mieux équipée et mieux éclairée, la salle de bain fait son show. S’inscrivant plus naturellement dans le prolongement de la chambre, elle offre un nouvel espace privilégié où l’on aime se détendre et prendre soin de soi.
Durant l’hiver, l’hôtel-restaurant Les Trois Soleils de Montal a rénové 80 % de son parc de salles de bain. « Concrètement, nous avons transformé la plupart de nos salles de bain en salles de douche, explique son propriétaire, Frédérik Bizat. Nous souhaitions en effet engager une démarche éco-responsable qui se traduise par une économie d’eau, mais surtout répondre à l’évolution de la demande de la clientèle qui majoritairement préfère aujourd’hui les douches aux bains. » Les travaux réalisés ont, en outre, permis de concrétiser de nouveaux concepts, testés l’an dernier auprès des clients dans le cadre de deux chambres témoins. « Nous avons notamment imaginé une salle de bain qui, par des jeux de miroir, s’inscrit parfaitement dans le prolongement de la chambre, mais au sein de laquelle on peut toutefois s’isoler au moyen d’une cloison japonaise », poursuit Frédérik Bizat. Deux salles de bain en une Autre initiative très réussie, la réunion de deux salles de bain voisines l’une de l’autre pour créer un vaste espace de détente et de bien être au design particulièrement soigné, qui offre à son occupant le loisir de choisir entre douche et baignoire. Signe des temps, la salle de bain comme la chambre se décline désormais en différentes ambiances au gré des sources d’inspiration : rétro, contemporaine, naturelle… De la même manière, en termes d’équipement, l’étude de marché du cabinet Coach Omnium met l’accent sur un certain nombre d’éléments devenus « incontournables », comme le fait de pouvoir disposer d’un sèche-cheveux de qualité, de produits d’accueil, d’un bon éclairage ou encore d’un espace suffisant de rangement. salle de bains

confort
Quel équipement préférez-vous trouver dans la salle de bain ?
  Douche Baignoire Baignoiredouche
Moyenne toute clientèle 62 % 6 % 32%
Femmes 55 % 10 % 35 %
Hommes 68 % 3 % 29 %
Seniors 74 % 4 % 22 %
Source : Coach Omnium
La profession décline le vert
Dans l’hôtellerie, les labels écologiques ont longtemps été considérés comme le moyen de justifier des prix plus élevés. Aujourd’hui, alors que la pression de la clientèle et de la réglementation est de plus en plus forte, cette labellisation « verte » devient presque un passage obligé, quels que soient les types d’établissements. Panorama de la situation dans le Lot.
L’hypothèse est volontairement provocatrice : qui pousserait aujourd’hui la porte d’un hôtel affichant sur sa devanture « Nous informons notre aimable clientèle que cet établissement ne tient aucun compte de la protection de l’environnement » ? Pour mesurer le chemin parcouru dans ce domaine, rappelons simplement qu’il n’est pas utile qu’un hôtelier affiche une telle profession de foi : le simple fait qu’il n’arbore pas un label ou une marque démontrant le contraire suffit pour qu’il soit considéré comme indifférent au sujet du développement durable. En d’autres termes, il devient difficile pour les hôteliers de faire l’impasse sur les démarches de labellisation écologique, sauf à s’enferrer dans une niche « antiécologiste » dont le succès paraît bien improbable. L’hôtellerie miroir de son époque Dans ce contexte, l’expérience des pays du nord de l’Europe ou des Etats-Unis et du Canada montre que l’on demande à la filière hôtelière, non seulement d’être exemplaire, mais d’être en avance sur les usages de tout un chacun. Concrètement, cela signifie que l’on n’exige pas seulement des hôteliers d’être particulièrement économes en ressources (eau, énergie, etc.) ; leur mission devient également de participer à une prise de conscience collective. Ce mouvement devrait en outre se renforcer du fait de la pression des clients, et notamment des entreprises qui, dans leur propre démarche de certification environnementale, vont demander à leurs prestataires de justifier à leur tour de disposer de labels « éco responsables ». Très logiquement, ces évolutions n’épargnent pas l’hôtellerie lotoise, d’autant moins que le département a misé depuis plusieurs décennies sur un tourisme « vert », avant même que l’adjectif ait cette connotation écologique. Ici plus qu’ailleurs, on attend donc des hôteliers qu’ils aient réduit leur consommation d’énergie, qu’ils aient optimisé la gestion de leurs déchets, qu’ils utilisent des produits « bio » pour l’hygiène et la sécurité, ou encore qu’ils participent à de nouvelles formes de commerce équitable, notamment en privilégiant les producteurs locaux et les « circuits courts ».
Une chambre, des rejets
On estime qu’un hôtel avec restaurant produit environ 5,5 M3 de déchets par an et par chambre, sans compter le rejet d’eaux usées. Un hôtel avec restauration de près de 100 chambres génère chaque année : 402 M3 de déchets divers, dont la moitié est compostable, 105 M3 de cartons-papiers, 44 M3 de verre, 5,2 M3 de restes de repas, 2,1 M3 de fer blanc. Source : Coach Omnium
Les labels existants et la situation dans le Lot
Accompagnant cette évolution, les marques et labels « environnement » se sont naturellement multipliés ces cinq dernières années. Trois concernent aujourd’hui les établissements hôteliers : Hôtels au Naturel : 3 établissements dans le Lot (Le Grézalide a Grèzes, Les Esclargies a Rocamadour, La Garissade a Labastide-Murat) Créée a l’initiative des parcs naturels régionaux et de quelques hôteliers précurseurs dans le tourisme durable, la marque « Hôtels au Naturel » a vu le jour en 1998. Précisons que l’obtention de cette marque est conditionnée a une adhésion a l'association des Hôtels au Naturel. L’hôtelier doit par ailleurs répondre a quatre critères spécifiques : źtre situé sur le territoire d'un PNR (établissement et siège social de l'entreprise) et titulaire d’un classement 2 étoiles au minimum ; źtre implanté a la campagne ou dans un village offrant un accés direct a la nature (c'est a dire sans avoir besoin d’utiliser un véhicule) ; disposer d’un bČtiment de « caractère », bien intégré et respectueux de l'environnement local. L’exploitant s’engage, en outre, a relayer les valeurs des Parcs. La Clef Verte : aucun établissement dans le Lot La Clef Verte est un label volontaire attribué chaque année par un jury indépendant a l’ensemble du secteur de l’hébergement touristique écologique : hôtels, campings, gĒtes, chambres d’hôtes, résidences de tourisme… Les critères sont établis au niveau international et communs a tous les pays. Ces critères sont réévalués chaque année afin de satisfaire les exigences environnementales de la Fondation pour l’Education a l’Environnement (FEE). Ils couvrent différents champs de la gestion environnementale : politique environnementale, gestion de l’eau, gestion des déchets, gestion de l’énergie, achats responsables, cadre de vie et sensibilisation a l’environnement. En France, 500 établissements touristiques sont labellisés Clef Verte, dont 210 hôtels. L’Eco label Européen : 2 établissements ont entamé une démarche de labellisation dans le Lot : Le Pont d’Or a Figeac, La Truffière a Gignac (voir encadré) Le label écologique communautaire pour les services d’hébergement touristique repose sur une approche multi critères. Tous les impacts sur l’environnement sont étudiés a chaque étape du cycle de vie du service, incluant les achats pour produire le service, l’utilisation des installations de service et la gestion des déchets provenant des services fournis. Plus particulièrement, ces critères visent a limiter la consommation d’énergie, d’eau, la production de déchets, a favoriser l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour la planète, et a promouvoir l’éducation a l’environnement au travers de la formation du personnel et de l’information des clients. A titre d’exemple, au moins 22 % de l’énergie utilisée doit provenir d’énergies renouvelables.
Témoignage :
truffierel’hôtel La Truffière, à Gignac
Recyclée en chemin buissonnier avec l’irruption en 2000 de l’autoroute A20, l’ex route nationale serpente dans la verdure au nord de Souillac. C’est sur ces rives apaisées qu’est installé l’hôtel La Truffière, sur la commune de Gignac. Acheté par deux couples de Néerlandais en 1999, l’établissement fut mis aux normes et pu très vite rouvrir ses 27 chambres et son restaurant. Dès la première année, les dirigeants ont négocié un virage vers l’accueil touristique de groupes, en majorité hollandais, qu’ils ont rapidement fidélisés. Très tôt s’est aussi posée la question de l’énergie. La vieille chaudière au fioul limitait son rendement à 40 % : elle a été remplacée voici six ans par un système gaz à condensation. Un investissement de 30 000 euros qui implique également d’améliorer l’isolation des bâtiments. Voici deux ans, les hôteliers ont donc sollicité les services de la CCI du Lot pour préciser le projet. Le bureau d’études figeacois Bréault s’est déplacé à Gignac et les grandes décisions ont été prises : isolation par l’extérieur des façades, pose de doubles vitrages, réfection de la toiture. Il faut aussi envisager l’installation d’un ascenseur pour la clientèle âgée ou à mobilité réduite. Grâce aux services Environnement et Tourisme de la chambre consulaire, une subvention couvrant entre 15 et 30 % du coût global des travaux, estimé à environ 380 000 euros, devrait être obtenue, le dossier étant actuellement en cours d’examen. Ces dirigeants à la fibre écologique développée ont opté pour les formules adéquates : lampes à basse consommation dans les chambres, produits d’entretien verts, futur choix du bio en cuisine en partenariat avec des fermes proches, système de chlorage moins agressif pour la piscine, etc.
Pour plus d’informations sur ces marques et labels :
www.hotels-au-naturel.fr
www.laclefverte.org
www.afaq.org
www.afnor.org
Accueillir la clientèle handicapée
Pour les hôteliers comme pour l’ensemble des acteurs du tourisme, l’accueil des personnes en situation
de handicap représente à la fois un enjeu social et économique. La croissance régulière du nombre de
sites labellisés Tourisme & Handicaps reflète leur prise de conscience et leur implication.
Témoignage.
D’ici a 2015, les nouvelles exigences et normes d’accessibilité fixées par la loi Handicap du 11 février 2005 devront źtre respectées par les établissements touristiques. A Vers, Evelyne Felzines Marcenac, responsable des hôtelsrestaurants La Truite Dorée et Les Chalets, a décidé de devancer cette échéance. « Accueillir des personnes en situation de handicap fait partie de notre philosophie, de plus cela répond a une réelle demande, estime-t-elle. Lorsqu’en 2007, nous avons entièrement rénové l’hôtel Les Chalets, nous avons créé une première chambre qui répond aux normes actuelles en matière d’accessibilité. » Ce printemps, une seconde tranche de travaux a permis de réhabiliter l’annexe de l’hôtel, une petite maison de charme au bord du Vers au sein de laquelle quatre chambres ont été aménagées, dont deux au rez-de-chaussée sont destinées aux personnes handicapées dans la perspective de la nouvelle règlementation de 2015. Accessibilité et ergonomie des équipements Les travaux sont terminés depuis le 1er juin. Ici, tout a été pensé pour faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. « Nous recevons parfois de jeunes handicapés accompagnés par leurs parents. C’est pourquoi nous avons conću deux chambres attenantes, séparées par un petit hall d’entrée commun », explique Evelyne Felzines Marcenac. Largeur des portes, hauteur et ergonomie des équipements et du mobilier, les moindres détails ont été soignés. « Nous avons également créé dans l’une des deux chambres un espace kitchenette pour offrir a la personne qui ne souhaite pas forcément prendre tous ses repas a l’extérieur, la possibilité d’źtre autonome. Cette mini-cuisine est équipée d’un réfrigérateur, de plaques de cuisson, d’un four a micro ondes, ainsi que d’un mange debout et de vasques adaptées aux exigences des personnes en fauteuil. Petit a petit, nous réaliserons d’autres aménagements afin de prendre en compte les spécificités liées aux autres formes de handicaps », conclut-elle.
Le label Tourisme & Handicaps

Créé en 2001 par le ministère chargé du Tourisme, le label Tourisme & Handicaps est attribué aux professionnels du tourisme volontaires pour une démarche d’accueil des personnes en situation de handicap. Il répond à quatre objectifs prioritaires : - identifier les adaptations aux principaux types de handicaps (moteur, visuel, auditif et mental) réalisées par les opérateurs de tourisme ; - développer l’offre touristique française accessible, innovante et ouverte à tous ; - promouvoir les produits des professionnels du tourisme qui favorisent l’accueil des personnes handicapées ; - répondre à la prise en compte des éléments inscrits dans la loi Handicap de 2005. Au 31 janvier 2010, 3 858 sites étaient labellisés Tourisme & Handicaps, soit une augmentation de 20,4 % par rapport à la même période de 2009. Pour plus d’informations sur ce label
Conseil, accompagnement et financements
Des partenaires pour soutenir vos projets
Pour moderniser ou requalifier leurs établissements, engager une démarche environnementale ou orientée vers le développement durable, les hôteliers-restaurateurs peuvent solliciter des services de conseil, d’accompagnement et des aides financières.
Mode d’emploi.
cci  Le service Tourisme de la CCI du Lot
Interlocuteur privilégié, le service Tourisme de la CCI peut accompagner les professionnels dans l’élaboration de leurs projets ou pour répondre à des demandes spécifiques portant sur la règlementation, l’étude des différentes possibilités de financement ou encore le montage de dossiers de demande de subventions. Rappelons à ce sujet que le Plan régional « Soutenir l’activité et préparer l’avenir », destiné à accompagner la rénovation et la mise aux normes des hôtels situés en montagne ou en milieu rural, permet, jusqu’au 31 juin 2010, d’obtenir une subvention. Le montant de cette aide est fixé à 390 000 € HT pour des travaux de modernisation et à 585 000 € HT s’il s’agit d’une création. Il existe également une aide à la création de produits (aire de jeux, SPA…) plafonnée à 260 000 € HT. « Il faut savoir que l’obtention de ces subventions est soumise à certains critères. Par ailleurs, le dossier doit impérativement avoir été déposé avant le début des travaux », précise Anne-Laure Colliou, conseillère au service Tourisme de la CCI. Dans le cadre de son activité, le service Tourisme propose par ailleurs des visites sur site, en partenariat avec le CAUE du Lot (voir encadré page 14). Objectif de cette approche : permettre à l’hôtelier de bénéficier conjointement des compétences d’un conseiller Tourisme (expertise économique du secteur) et des conseils personnalisés d’un architecte et d’un paysagiste, pour optimiser la qualité de la future réalisation et sa bonne intégration dans le site. « L’intérêt de cette démarche est qu’elle permet d’analyser les atouts de l’établissement en amont du projet, et d’associer la valorisation patrimoniale et paysagère à la mise en place d’un produit touristique spécifique », souligne Anne-Laure Colliou. Pour plus d’informations : 05 65 20 35 22 anne-laure.colliou@lot.cci.fr
cci Le service Environnement de la CCI du Lot Les professionnels de l’hôtellerie-restauration qui souhaitent engager une démarche orientée vers l’environnement ou le développement durable peuvent être accompagnés par le service Environnement de la CCI (renseignements sur la règlementation et les techniques de l’environnement, visites d’entreprises, conseils individualisés…). Dans le détail, cet accompagnement porte d’une part sur la mise en conformité de l’assainissement et de la gestion des déchets et effluents. Dans ce cadre, un pré-diagnostic est réalisé par le conseiller Environnement de la CCI qui préconise des actions correctives. Les travaux peuvent ensuite faire l’objet d’une subvention par l’Agence de l’Eau (30 % du montant HT des travaux concernant le pré-traitement (bacs à graisse) et le traitement (fosses) ; 50 % du coût de collecte et d’élimination de déchets dangereux ; 30 % pour l’aménagement d’une zone de stockage des déchets). Le service Environnement de la CCI intervient également, dans le cadre d’une opération collective régionale, pour aider les professionnels du tourisme à réduire leurs consommations énergétiques. En particulier, il réalise des visites de sites permettant d’identifier les principaux gisements d’économie et aide les entreprises à constituer leur dossier de pré-diagnostic Energie. Précisons que ce pré-diagnostic peut être financé à hauteur de 70 % par l’ADEME. Enfin, les hôteliers-restaurateurs peuvent trouver des informations et conseils utiles dans le « Guide de sensibilisation à l’environnement des petites entreprises du secteur agroalimentaire », auquel la CCI a apporté sa contribution. Pour plus d’informations : 05 65 53 26 81 y.loiseau@ldi46.fr
caueLe CAUE du Lot

Depuis une dizaine d’années, le CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) du Lot conduit en partenariat avec la CCI une mission de conseil dans le secteur du tourisme. Issue de la loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, cette association exerce par ailleurs une triple mission : - Sensibiliser le public dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement. - Informer les personnes qui désirent construire en leur donnant des orientations et des conseils propres à promouvoir la qualité des constructions et leur bonne insertion dans le site environnant, urbain ou rural. - Conseiller les collectivités et les administrations publiques sur tout sujet d’architecture, d’urbanisme et d’environnement.

Pour plus d’informations : www.caue-mp.fr
durableL’opération Tourisme durable en Midi-Pyrénées

Lancée à l’initiative de la Région, avec le soutien l’Union Européenne, l’opération Tourisme Durable en Midi-Pyrénées a vocation à favoriser l’émergence de projets économiquement, écologiquement et socialement responsables pour mieux répondre à la demande de la clientèle, mais également à sensibiliser les acteurs du tourisme aux démarches de développement durable. Ces derniers peuvent bénéficier d’un accompagnement en plusieurs étapes : prise de contact avec le référent CCI, expertise du site, appui technique à l’élaboration du projet, préconisation, transfert du dossier aux financeurs. Des « Carnets de bord » adaptés à chaque type d’hébergement touristique ont, en outre, été conçus pour aider à la définition des projets de création, modernisation, extension ou diversification dans le respect de la démarche de développement durable. Ils peuvent être téléchargés sur le site ci-dessous. http://www.midipyrenees.fr/